III. — Règles du costume de l’Européen
L’Européen ne saurait s’accommoder cependant des costumes même les plus perfectionnés des indig-ènes les plus civilisés. II a des mœurs et des habitudes qui le commandent et c’est à chercher un costume qui concilie ces exig-ences avec les nouvelles exig-ences du climat qu'il faut s’attacher, exig-ences variables suivant les saisons, les jours et les heures du jour. Il doit en faire le régulateur économique de sa température;
Des règles président au choix des tissus qui le composent à l’adoption et à la combinaison des couleurs, à la forme des vêtements, à leur agencement, à la composition du costume. Le problème est des plus difficiles, car, l’homme étant lui-même une source de chaleur, il s’agit de vêtir cette source de chaleur de manière à l’empêcher de s’échauffer au contact du milieu extérieur surchauffé, sans permettre l’accumulation de sa chaleur propre.
D’une manière générale, le costume adopté doit :
1“ Protéger contre le rayonnement solaire ;
2® Permettre l’émission de la chaleur corporelle par la libre circulation de l’air, par l’absorption facile et constante et par l’évaporation lente de la sueur;
3° Protéger contre le refroidissement nocturne pendant les saisons fraîches ;
4° Protéger contre l’humidité de l’air et du sol ;
5® Protéger contre les piqûres ou morsures des animaûx ; les blessures des broussailles.
Il est évident qu’un même vêtement et un même tissu