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VÊTEMENTS VÉHICULES DES GERMES MORBIDES

attitude si droite qu’ont les enfants indiens ou indo-chinois parmi lesquels on rencontre si peu de difformités corporelles. Les enfants plus âg-és ont des costumes constitués d’après les principes appliqués aux adultes de leur sexe.

V. — Les vêtements véhicules des germes morbides. — Prophylaxie.

Les étoffes se laissent pénétrer par des molécules org'aniques et par les germes des maladies lorsqu’ils sont portés par des individus qui en sont atteints ou seulement mis en contact avec eux ou d’autres étoffes déjà souillées.

D’une manière générale, abstraction faite du cas de maladie, les vêtements de dessus sont souillés par les poussières et les germes morbides venus de l’extérieur et qui y adhèrent. Les vêtements de dessous sont imprégnés des souillures venant de la peau. En raison de l’abondance des sudations dans certaines parties du corps il est des pièces du vêtement qui se souillent plus que d’autres : ainsi le caleçon est souillé 4 fois moins vite qu’un gilet de coton et3 fois moins vite qu’une paire de bas. La laine, se laissant traverser par la sueur et abandonnant les produits d’excrétion aux vêtements qui la recouvrent, reste plus longtemps propre (Gartner).

On sait combien la literie et les vêtements ayant appartenu à des gens atteints de maladies contagieuses contribuent à les propager, surtout quand les souillures ne sont pas apparentes.

11 en est de même des linges ou vêtements ayant appartenu à des individus malades ou morts de fièvres éruptives, de choléra, de bèvre jaune, de peste, de fièvre typhoïde, de diphtérie, d’érysipèle, de lèpre, des affections de la peau (eczéma, herpès, ichtyose, gale, etc., etc.). — Les dangers de contamination sont multipliés par la promiscuité des domestiques indigènes, ordinairement fort sales, et auxquels

LE COSTUME ET L’HYGIÈNE DE LA PEAU

on abandonne trop facilement et trop fréquemment la g-arde des enfants.

La prophylaxie moderne a des moyens sûrs de parer à ces inconvénients par la désinfection à l’étuve (voir, tome I, chapitre ix; hyg-iène urbaine). Dans les maisons; il faut chang-er fréquemment de vêtements et dès le retour au domicile; ne pas conserver les vêtements imprég-nés de sueurs ; les soumettre au lessivag'e, à l’ébullition, les exposer au soleil. La désinfection à domicile par les ag’ents chimiques (pulvérisation au sublimé; vapeurs de formol), au besoin même la destruction par le feu mettront à l’abri de la propag-ation des maladies infectieuses graves.

Dans les expéditions, dès l’arrivée à l’étape, on enlèvera les vêtements de dessous, on essuyera la peau, on les remplacera par des vêtements secs. On fera sécher les vêtements mouillés après les avoir trempés au préalable dans de l’eau chaude savonneuse et les avoir rincés. On évitera de la sorte les excoriations de, la peau consécutives à l’irritation produite par le contact des tissus imprégnésde sueurs etsouillés de poussières. — Le savon et le soleil sont des agents stérilisateurs de premier ordre.

DEUXÎÈMÉ PARTIE

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