SOINS CORPORELS. HYGIENE DE LA PEAU
Les vêtements ont pour effet, par les frottements qu’ils exercent sur la peau à la manière d’une étrille et aussi par leurs qualités hygroscopiques, de maintenir les téguments en état de propreté. Mais leur efficacité ne s’étend qu’aux parties couvertes et de plus ils sont insuffisants pour débarrasser complètement la peau de son enduit de graisse et de saleté.
La peau, par les éléments divers contenus dans son épaisseur, forme un organe de protection et de défense contre les agents extérieurs offensifs de tout ordre. Les glandes sudo-
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ri pares ont pour fonction la respiration cutanée et aussi l’élimination par la peau d’une certaine quantité d’eau et de matières extractives ou principes volatils toxiques. Ces fonctions, compensatrices de la fonction des poumons et des reins, permettent aussi à l’org'anisme de se défendre contre la chaleur et contre les intoxications funestes au système nerveux. — Elle s’oppose à l’introduction des g'ermes morbides ou des poisons comme l’arsenic ou autres poisons déposés à sa surface, du moins tant que l’épiderme est intact ou peut fonctionner normalement et lorsqu’il est débarrassé rég-ulièrement des substances étrangères qui le souillent.
Les poils qui la recouvrent contribue à sa défense et la sécrétion sébacée normale forme à sa surface un enduit protecteur.
L’intégrité de ces moyens de défense importe au plus haut point, car c’est en permanence que se trouvent à la surface de la peau, au milieu des débris épidermiques, parmi les poils et dans les follicules pileux, de nombreuses espèces microbiennes, leptothrix, scbizomycètes, saccharomycès, microcoques, etc., qui n’attendent que la production d’une fissure pour devenir offensifs. — Les causes d’effraction sont fort nombreuses et le but des soins corporels est de les diminuer ou d’en atténuer les conséquences, et aussi d’endurcir la sensibilité de la peau aux influences extérieures.
I. Barbe et cheveux. — Quelle que soit la valeur esthétique ou la vertu protectrice de la barbe et des cheveux porté s longs, il est utile et commode de tenir les cheveux coupés ras et la barbe très courte dans les pays chauds. La propreté est difficilement assurée sur une tête couverte de longs cheveux et une face couverte de longs poils. L’hygiène a tout à gagner dans la suppression de ces ornements naturels si inégalement distribués entre les sexes et les espèces. — Il n’est pas besoin d’invoquer, pour démontrer l’avantugc de cette suppression, l’élat glabre de la face parmi les individus G. Ueynaüu. Hygiène coloniale. II. — ly