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Monsieur RESPLANDT Architecie Pnncipdl.
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rhôpital de Tun is.
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332 LE COSTUME ET L’HYGIÈNE DE LA PEAU
ling-e de toile ou d’un gant de crin, des tapotements suivis de quelques mouvements communiqués aux articulations, détergent la peau des déchets épidermiques qui peuvent encore s’y trouver et excitent la circulation.
5. Soins spéciaux pour les parties de la peau irritées. — Les parties du corps, irritées ou blessées par la marche, par le frottement des pièces de vêtement ou d'équipement, demandent des soins spéciaux. Des lotions chaudes boriquées à 3o p. looo, bichlorurées à i p. 2.000, suivies d’applications de poudres astringentes, tannin, talc, seront des plus utiles pour les parties de la peau irritées par le frottement des pièces d’équipement, aux points de constriction des vêtements et au niveau des plis cutanés.
Il sera bon aussi d’appliquer sur les parties blessées de la suintine additionnée d’une petite quantité de sulfate de cuivre, recouverte d’une couche de coton.
Les moindres écorchures doivent être soignées et protégées par une couche de collodion ou une cuirasse de sparadrap après avoir été lavées.
Les mains et les orifices naturels, narines, bouche, etc., doivent être l’objet de lavages réguliers répétés plusieurs fois par jour.
Les pieds seront tenus en un constant état de propreté pour être à l’abri des plaies atonlques, des onyxis, de la puce chique, du dragonneau, etc... La marche dans les mares, la traversée des cours d’eau durcissent le cuir des chaussures et blessent le pied. Il n’est pas possible de se déchausser et on ne saurait d’ailleurs le conseiller, à cause des sangsues, des serpents, etc., qu’on peut y rencontrer. A défaut de lotions générales, l’Européen devra recourir au lavage des pieds à la fin de chaque journée, soit à grande eau, soit avec un linge mouillé.
Pour éviter les écorchures aux pieds, on les enduira par frictions, avant la marche, d’un corps gras, suif ou de préférence suintine, qu’on fera pénétrer dans tous les replis et
SOINS CORPORELS
qui accroît la résistance et la souplesse de la peau. La suintiiie additionnée de5 p. loode sulfate de cuivre a une action des plus favorables sur les roug'eurs, les ampoules excoriées, les œdèmes douloureux du pied (Berthier).
Quant aux ampoules^XQ meilleur moyen de les traiter est de les traverser au moyen d’une aig-uille et d’un fil aseptisés. Le fil qui forme séton est laissé en place après avoir été coupé aussi près que possible de la peau. Par tous ces soins minutieux on évitera, dans les colonnes expéditionnaires, les invalidations par écorchures du pied qui donnent un déchet de 25 p. loo en Europe, et bien plus élevé dans les pays chauds, en raison de la multiplicité des causes de traumatisme (Kermorgant et G. Reynaud).