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CLASSIFICATION DES PROFESSIONS

armes et les munitions. Il est empiriquement démontré que la charg-e augmente d’abord la fatigue et aussi la chaleur du corps. Lorsque cette charge est représentée par le sac du soldat, appliqué sur le dos et retenu par des courroies de cuir qui serrent la taille et compriment le thorax, l’action produite est encore plus fâcheuse pour la santé.

On a calculé qu’un homme du poids de 6o kilogr. marchant pendant 8 heures à raison de 4kilom. par hominutes, avec 10 minutes de repos par heure, en terrain plat, fait, s’il est nu, 5 12.000 kilogrammètres. — Le même homme, chargé de 82 kilogrammes, fait 768.000 kilogrammètres. La dépense de forces est donc d’un tiers en plus. Si cette dépense est accomplie par une température élevée, avec une charge qui gêne la respiration et l’évaporation cutanée, ainsi que le fait le havre-sac, l’équilibre de l’organisme est plus rapidement compromis.

Les Anglais ont depuis longtemps admis comme principe la suppression complète du sac pour les soldats européens. Le soldat anglais ne porte que ses armes ses muni tions et les vivres ou vêtements indispensables pour la journée. Le reste est porté par des suivants d’armée ou des bêtes de somme (i). L’Européen conserve ainsi son prestige aux yeux des indigènes.

(i) C’est une autre armée qui suit celle des combattants : ainsi au Soudan (1884, Egypte) il y avait 7.000 « followers » pour 7.000 soldats environ. Dans la campagne à.' Abyssinie il y avait, en plus des « followers », So.ooo bêtes de somme suivant le corps expéditionnaire. — En Afghanistan il y avait plus de 40.000 chameaux, mulets, ânes, éléphants.

Les Français n’ont malheureusement pas suivi cet exemple. Au Tonkin comme à Madagascar, comme jadis en Gochinchine et au Mexique, les soldats européens ont marché avec un sac formant un poids écrasant de 32 à 34 kilogr. sur leur dos. Les conséquences sont connues. La morbidité et la mortalité ont été excessivement élevées, j usqu’à être quadruple, (juintuple, décuple de celle des Anglais.

Cependant il est juste de dire que des chefs expérimentés, tels que les généraux Dodds etGalliéni, ont, autant que possible, allégé leurshommes. Le colonel Galliéui, estimant meme (|u’uu soldat chargé ne pouvait pas, sous peine de succomber en route, marcher sous le soleil des

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A défaut de voitures, dont l’emploi est bien problématique dans les pays sans routes, il faudra recourir aux animaux de bat, aux coolies, aux hamacaires (i), dont on aura assuré le recrutement avant d’entreprendre l’expédition.

En vue de ce mode de transport, les charges auront été réparties en caisses de 3o à 6o kilogr. de manière à pouvoir les faire porter indifféremment par les indigènes ou par les animaux de bat.

Il faut de pluscfue, dans la colonne, chaque corps possède en propre ses moyens de transport largement prévus en se basant sur les indications fournies par les campagnes coloniales les plus connues.'

I'® Expédition contre les ds/ma^/6' (Anglais).

I bataillon européen de Go8 hommes, 05o porteurs (217 pour soldats; i p.3 hommes ; 240 porteurs des cadres ; 193 cuisiniers, domestiques d’officiers, porteurs de tentes).

I Bataillon indigène : 206 porteurs.

Expédition du Dahomey (Français)

I porteur de bagages pour 2 soldats.

I abri pour 3 soldats.

tropiques, donna à chaque fantassin une monture pour faire colonne au Soudan. Depuis 1889, chaque fantassin fut pourvu d’un mulet qui transportait l’homme et ses bagages. Depuis cette époque, la mortalité a diminué de près d’un tiers.

(i) Les porteurs auxiliaires, indispensables de toute mission en colonne au Dahomey où les animaux de bât n’existent point dans les régions • basses, proviennent de la cote. Mais les levées de porteurs, trop fréquentes, sont considérées comme un impôt et évitées par la fuite. — Les chefs indigènes ramassent tous les gens sans conditions de force, de maladie ou d’âge. L'époque des cultures ou des récoltes rend le recrutement encore plus difficile.

On peut tirer parti des ânes trouvés en assez grand nombre dans le haut Dahomey, à partir de Kirikri. Les caravanes de Haoussas qui vont acheter de la noix de kola à Krahi, dans le Togo allemand, voyagent à chenal et conduisent, entre bœufs et moutons, de nombreux ânes chargés, très vigoureux, sobres et marchant bien. — D^ Bjjrtet, Arch. de niéd. navale, 1898, 2® vol., p. 35.

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