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CLASSIFICATION DES PROFESSIONS

Expédilion Abyssinie partie (Aüjn^lais)

I bataillon européen de 600 h. (478 mulets; 4oo suivants d’armée); i bataillon indien de 600 h. -(270 mulets ; 5oo suivants d’armée).

Les heureux résultats obtenus dans les g’uerres des Ashantis et de Souakim, tant au point de vue de la santé que de la rapidité des opérations, plaident en faveur d’une large dotation en moyens de transport.

Ce système entraîne la foimation d’interminables convois qui suivent les troupes de combattants : c’est un retour à l’armée des barbares ; mais les barbares avaient pour leurs guerriers des soins qu’il faut imiter. Mieux vaut un Ioikj convoi de porteurs qu an long convoi de malades. On y gagne même en vitesse.

Marche. — Il ne faut jamais marcher au milieu du jour, de 9 heures matin à 3 heures soir. Quant aux marches de nuit,on ne devra les faire que dans les cas d’absolue nécessité et par des nuits claires, afin d’éviter les à-coup et les contre-temps résultant de la chute d’hommes et d’animaux dans des sentiers étroits et glissants, les hésitations qu’entraîne la marche dans l’obscurité, qui font perdre le bénéfice de l’abaissement de température. On ne saurait d’ailleurs, pendant une expédition de longue durée, mettre chaque •‘our les hommes en route à 2 heures du matin. On les priverait du meilleur moment de la nuit, celui où, grâce à la fraîcheur, ils jouissent d’un sommeil réparateur.

En temps ordinaire, le réveil sera sonné à 4 heures; on marchera de 5 heures à 9 heures le matin, de 4 à 6 le soir. On dispose ainsi de 6 heures de marche pendant lesquelles les Européens peuvent, suivant l’état des chemins, faire leurs i5 à 20 kilomètres : l’entraînement à la marche doit être progressif. Dans des circonstances extraordinaires (poursuite de Samory), des Européens ont pu faire des mar-

elles de près de 24 heures, ne prenant qu’un repos de 3 à 4 heures.

Il ne faut pas oublier que le soleil est encore à redouter le soir au voisinag-e de l’horizon. Dans un combat livré en 1862, entre 4 et 5 heures g u soir à Dagana, le D** Borius a constaté i3 cas d’insolatio» . (i).

Avant la mise en route, les hommes prendront un repa^ lég'er composé de cacao, de café ou des restes du soupers enfin de la quinine préventive et une ration accélératrice, s’il y a lieu. Les bidons seront remplis d’une infusion lég'ère de café, de thé ou d’un acidulag-e (lime-juice) .

La configuration du pays oblige ordinairement à marcher à la file indienne, à la queue leu-leu. S'il existe des routes, la marche devra avoir lieu sur deux files en rangs ouverts, de manière à ne pas constituer, par le rapprochement des hommes, une colonne d’air chaud qui marche avec eux et qui peut produire des coups de chaleur. Les fantassins y sont plus exposés que les cavaliers.

Les vêtements de dessus peuvent être déboutonnés, mais il serait de la dernière imprudence de se découvrir la tête pour renouveler l’air dans le casque ou pour s’éponger.

(( Des haltes de 10 minutes auront lieu toutes les heures ; on les fera de préférence dans les lieux ombragés et à l’abri des courants d’air, le stationnement au soleil accroissant réchauffement du corps (D'* Héricourt). Les vêtements de dessus seront boutonnés, le ceinturon débouclé, la tête restera couverte, le refroidissement du corps en sueur se produisant vite à l’ombre et pouvant déterminer des réactions dangereuses, principalement chez les impaludés.

(( Il faut bien se garder de boire, en route ou à la halte, de l’eau fraîche puisée à des sources dont la qualité doit toujours être tenue pour suspecte ; on doit se contenter des infusions contenues dans le bidon.

(i) Kermorgant et G. Reynaud, loc, cit,

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