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SOINS AUX MALADES

tion seront indiqués plus tard (voir : chapitre iii, livre II).

Soins aux malades. — « Les malades pourront être traités : 1° à la suite de la colonne, dans les formations sanitaires de Tavant (infirmeries, ambulances, hôpitaux de campag-ne) ; 2° dans les hôpitaux de l’arrière et aux gîtes d’étapes; 3° à la base d’opérations ; 4° dans les sanatoria ; 5° enfin ils seront rapatriés s’il y a lieu.

« I® Malades àla suite. — Les malades atteints de plaies, de blessures légères, d’indispositions, de maladies aiguës susceptibles d’être guéries rapidement, pourront seuls être gardés à la suite de la colonne. Tous les autres, y compris ceux qui présentent les signes d’un aflalblissement général prononcé et d’une dénutrition dangereuse, seront dirigés de bonne heure sur l’arrière. La rapidité de leur rétablissement dépendant de l’évacuation au moment opportun, il faut que le médecin puisse, en toute indépendance, opérer la sélection nécessaire.

« Les infirmeries de corps, les ambulances et les hôpitaux de campagne reçoivent les malades à la suite. Formés d’éléments mobiles (tentes, brancards, filtres transportables, paniers de médicaments de 3o à 4^ kilogr., escouades de brancardiers ouhamacaires faisant la navette entre les corps de troupe et les formations sanitaires), ils doivent toujours conserver le contact immédiat avec la colonne. Cette mobilité est incompatible avec l’emploi de voitures qui suppose la construction préalable d’une route.

« Les animaux de bât (bœufs, chevaux, mulets etc.), précieux pour le transport du matériel, sont mauvais pour le transport des malades à cause des secousses, des balancements, des heurts et des chutes qu’ils occasionnent. Aux pays chauds, on aura le plus souvent recours aux porteurs indigènes qui savent se plier aux nécessités d’un pays sans routes et qui ont riiabitude de ce mode de transport.

« On a proposj bien des appareils pour transporter les malades et les blessés des expéditions et explorations colo-

niales; ceux qui réunissent les conditions les plus avantag-euses sont le brancard système Hébrard et le brancard palanquin Franck-Fontaine, imag-incs deux par des

médecins des colonies et qui dérivent l’un de l’autre. Tous deux sont légers, peu volumineux; de plus leur ossature en bambou permet de les construire et de les réparer sur place. Leur disposition permet de couvrir le malade d’une étoffe imperméabilisée ou d’une moustiquaire, de les porter à 2 ou à 4 hommes, sur les épaules, sur la tête ou à bras. De plus ils sont munis d’un trépied qui permet de s’en servir comme lits à l’ambulance, de sorte que le malade n’a pas à quitter le brancard qui a servi à le porter. Le trépied Hébrard est en bambous reliés par une corde. Dans le trépied b’ranck-Fontaine, les bambous s’emboîtent dans une pièce métallique. Le brancard Franck-Fontaine a déjà fait ses preuves, c’est un appareil excellent pour les convois et pour les formations sanitaires de l’avant. (Voir Planche VI.)

(c La proportion de brancardiers nécessaires sera environ de 3o p. 100 hommes, dont lo p. loo suivant la colonne et le reste réparti entre les ambulances. Il est de toute nécessité que le service de santé ait des moyens de transport lui appartenant en propre.

(( 20 Malades de Varrière. — Une navette incessante de porteurs, établie entre la colonne et les hôpitaux fixes de l’arrière, assurera l’évacuation régulière des malades. Les porteurs et les brancards distribués en nombre proportionné aux besoins, entre chaque gîte d’étape, feront le va-et-vient d’un gîte au gîte voisin. Distants de 3o à 4o kilomètres, le parcours de l’un à l’autre gîte représente une étape pour un convoi de porteurs indigènes (à raison de 6 par brancard) dirigés par un médecin, des infirmiers ou des soldats blancs montés ou portés.Les malades pourront se reposer dans chaque gîte où ils trouveront des vivres et des médicaments et pourront ainsi arriver par échelons, sans trop de fatigues, jusqu’à la base d’opérations ou aux hôpitaux intermédiaires.

G. Reynauü.

T. Il, pl. VII, p. 368,

Brancard-palanquin Franck-Fontaine en usage dans les troupes coloniales.

Brancard-palan(iuin avec la tente-abri et les trC'pieds-supports servant de lit

à rotape.

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