PREMIERS SECOURS EN ATTENDANT LE MÉDECIN
Il y a deux dang-ers à éviter : rtiémorrag'ie et l’infection, i
a) Arrêter l' hémorragie . — Si la plaie sièg-e sur un
membre il faut serrer celui-ci près de son attache au tronc j avec un lien tel qu’une bande, une ceinture, un mouchoir j enroulé. On passe sous les bouts noués une tig-e solide, clé, 1 couteau, que l’on tourne avec les bouts pour serrer plus j fortement èt qu’on fixe avec le lien dans cette position par \ une cordelette : c’est le garrot. '■
La compression directe sur la plaie ne peut être exercée qu’avec un pansement antiseptique. Elle est souvent suf- ' lisante.
b) Prévenir l’injection. — Il importe de débarrasser la plaie de la terre ou autres matières malpropres qui peuvent | le souiller et l’infecteront. On lavera à l’eau très chaude ^ qui a le double avantag’e d’arrêter le sang* et de détruire les ’ g-erines. — En faisant bouillir l’eau nécessaire on mettra j dans le récipient les ling-es, compresses, mouchoirs, ; bandes, etc., qui serviront au pansement; c’est la soupe '■ aux compresses (D*’ Gauthier) (i). Pendant ce temps l’as- i sistaiit ou secouriste se savonne soig'neusement les mains; puis, la plaie étant bien lavée à l’eau très chaude et son ; pourtour savonné, on met sur la plaie un des ling-es bouil- .
(i) Manuel pral'uiue d’hygiène selon les programmes, par le D' J. -G. Gaulhier, Paris. Société d’edilions scientifiques, 1900,
FRACTUHES
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lis, en le bourrant même en cas d’hémorrag'ie ; avec un tour de bande ou un mouchoir bien serré on maintient le tout.
Si on dispose d’une pharmacie contenant des comprimés de sublimé ou des cristaux de sulfate de cuivre, on fera une solution dans l’eau bouillie pour laver la plaie et imbiber les pièces de pansement. L’eau-de-vie (tafia, cog-nac, etc.) mélangée à parties égales avec l’eau bouillie constitue aussi un agent précieux pour l’antisepsie (i).
Il est bon d’avoir toujours en provision des comprimés de sublimé, des pansements individuels en usage dans l’armée, et du coton antiseptique. La plaie étant recouverte d’un de ces pansements ou de coton hydrophile après le lavage, le malade sera transportable.
Si la plaie est de peu d’étendue, elle sera recouverte de collodion. Si la plaie est la suite d’une brûlure, la compresse appliquée sur elle sera imbibée d’huile bouillie.
II. — Fractures.
Si la fracture siège à l’un des membres, il faudra placer de chaque côté de celui-ci, en manière cTatièles, des planchettes de bois, des lames de carton, des gaines ou des nervures de feuilles de palmier, qu’on maintiendra par des liens circulaires, ceintures, bretelles, etc...
Le niembre supérieur sera soutenu par une écharpe.
Le membre inférieur sera fixé sur une planche longue et étroite et le blessé placé sur une civière ou un brancard, fait de branchages ou d’un drap, fixé sur un cadre de bambous, ou d’un sac percé de deux trous dans son fond, trous par lesquels on glisse deux solides perches.
Entorse. — L’entorse, contractée en tournant le pied ou le poignet, est traitée par l’immersion du pied ou de la
(i) Pour le pansement des plaies, voy. chapitre v, tome H. — Soins spéciaux.