CLOISONS, ESCALIERS, VÉRANDAHS, MOBILIERS
l’édifice. Ils permettent l’accès de l’air sans laisser pénétrer les rayons du soleil. C’est l’appendice indispensable de la maison coloniale. 11 faut que la vérandah soit sur toutes les façades de manière que la maison baigne ainsi constamment dans une atmosphère d’ombre ou de fraîcheur.
Le parquet de chaque étag'e se prolong-eant hors des murs de la maison forme le parquet de la vérandah. La vérandah aura de 3 m.à 3 m. 5o de larg’e. Des colonnettes en briques, en bois, de préférence en fonte supportent la toiture ou les vérandahs des étag-es supérieurs faisant toiture. Un balustre de i m. de haut ferme le balcon. La fermeture extérieure est complétée suivant les pays par des stores en toile, en nattes, en paille de vétiver, par des persiennes mobiles (Indo-Chine). Ces stores empêchent les rayons du soleil de frapper les murs de la maison. Il sera cependant nécessaire de les relever pendant quelques instants chaque jour, pour que le soleil puisse visiter et assainir les diflerentes pièces de la maison.
Dans les pays chauds à population arabe (Alg'érie, Zanzibar), la maison a toutes ses ouvertures tournées vers une cour intérieure que le soleil ne visite jamais et où se trouve ordinairement une pièce d’eau. Cette disposition donne de la fraîcheur, mais favorise l’humidité et la pullulation des moustiques.
Les murs extérieurs qui forment une des parois de la vérandah seront peints de couleur ocre ou g’ris clair comme les parties extérieures de la maison.
Le mobilier ne comporte pas de meubles richementétoffés; pas de tentures aux portes ou aux fenêtres, pas de tapis. Il se comj)osera : de meubles en bois vernis, sans sculptures, de sièg'es en bois courbé, foncé, en rotin tressé, d’armoires en bois vernis ; de lits en fer tubulaire démontables, aux sommiers en treillis de fer, élastique ou en rotin, sur lequel sera étendu un matelas de crin ou de varech
HABITATION PRIVÉE
serré et capitonné. Le matelas dit cambodg'ien est un excellent modèle. Le matelas et le sommier doivent être assez résistants pour que le corps ne s’enfonce pas et ne détermine pas une dépression qui aug-menterait la chaleur. Pendant la saison chaude une natte fine sera interposée entre le matelas et le drap. Les draps seront de coton fin plus hygroscopique que la toile. Le Ht sera très large : j’en ai vu de 2 mètres; ce sont les meilleurs, car il y a toujours une place où la fraîcheur relative peut être retrouvée pendant les lourdes nuits d’hivernage.
Une moustiquaire faite de gros tulle, à mailles assez larges, mais suffisamment serrées cependant pour s’opposer au passage des moustiques, est le complément indispensable du lit colonial. Suspendue à 4 supports s’élevant des angles du Ht, ou à un cadre accroché au-dessus du Ht à une hauteur de I m. 8o à 2 mètres environ, elle aura l’envergure du Ht et descendra assez bas pour que ses bords puissent être pris sous le matelas. Elle doit être complètement close et chaque soir débarrassée des moustiques qui ont pu s’y faufiler.
Des nattes fines seront étendues sur le sol.