GG
Température moyenne mensuelle de à <0®.
Total des ternaires : G.55
Ces fixations donnent un chiffre de calories suffisamment rapproché de celui que donne l’analyse des rations alimentaires librement choisies par les indigènes.
Le séjour dans un sanatorium d’altitude doit être assimilé au séjour en pays tempéré et nécessite l’allocation de la ration de travail.
Rations de travail. — L’exécution d’un travail modéré ou fort nécessite une ration spéciale. Il en est de même des besoins créés par la croissance, la grossesse, l’allaitement.
(i) Ratiray demandait 90 gr, de principes azotés et 3Go à 429 d’hydrocarbures [Arch.de méd. navale, 18G9, t. XII, pp. 370 et suiv.).
ALIMENTATION
ii6
La quantité d’aliments nécessaire pour une ration de travail se compose : lo d’une partie fixe correspondant à la ration d’entretien; 2° d’une partie variable représentant le nombre de calories dépensées par le travail, ég-ale à i/Gde la ration d’entretien (soit 3oo à 4oo calories) si le travail est modéré, à 2/6® (soit 600 à 800 calories) si le travail est fort.
S’il est vrai que les dépenses de travail, dues en partie aux pertes de calorique par rayonnement, sont diminuées de ce fait dans les pays chauds, il y a lieu de considérer cependant que des modifications fonctionnelles ont accru les dépenses de l’org-anisme : exagération des sécrétions cutanées capables, par leur répétition et leur abondance, de causer l’épuisement et la fatigue ( Jousset) ( i ) ; urines se chargeant d’albumine, de sucre de graisse, sous l’effet de la chaleur (Bouchardat) ; dépense d’énergie nerveuse plus grande certainement, quoique d’une évaluation impossible.
La preuve de cette exagération de dépenses est donnée par la mortalité qui frappe les hommes de couleur lorsqu’ils sont soumis à des travaux prolongés en conservant leur alimentation habituelle. Les maladies de misère, béribéri, tuberculose, typhus, dysenterie, anémie, viennent les frapper : elles disparaissent dès qu’on leur donne une nourriture qui se rapproche de celle des Européens. Des faits de ce genre ont été constatés sur les travailleurs noirs au Congo Belge (Bourguignon, Dryepond, Firket), sur les soldats noirs à Java, et par nous sur les coolies annamites en Indo- Chiné, sur les Indiens et sur les Cafres engagés comme travailleurs aux Antilles, à la Guyane, à la Réunion. — Les marins japonais étaient atteints de béribéri dans la proportion de 281 à 4^4 pour 1000 (24G décès en G ans) lorsque leur ration ne comprenait que du riz et du poisson sec. Le nombre des cas descend à i p. mille lorsque la
(t) Voir ; tome I; chap. iv, l’influence des climats chauds sur l’organisme.
FIXATION DE LA RATION
ration comprend de la viande, du lait, des céréales très azotées et moins de riz. (Le nombre des décès n’est que ii en onze ans, malgré l’augmentation des efîectifs).
Si les indigènes ont une nourriture ordinairement pauvre, cela tient à leur paresse et aussi à ce qu’ils se livrent rarement à des travaux prolongés ou exigeant de grands ellbrts.
D’ailleurs, contrairement à la légende qui les représente comme se nourrissant de riz et de poisson, les Annamites, lorsqu’ils le peuvent, font entrer une notable quantité de viande (bœuf, buffle, porc ou volaille) dans leur alimentation. Tous les indigènes emploient de grandes quantités de graisses dans la préparation de leurs mets : mantèque ou beurre liquide des Indiens; huile de palme des noirs africains (Dahomey, côte d’ivoire) ; kari des Chinois, Indiens et Annamites.
La ration d’entretien doit donc être majorée d’une quantité notable de calories pour un travail modéré et de 600 calories pour un travail fort* Les aliments ternaires, en particulier le sucre, fourniront la plus grande part de ce supplément de calories : leur augmentation sera de i/5(>, tandis que celle des azotés ne sera que de i/io®. Evaluées en aliments simples, les rations d’énergie seront les suivantes :
1° saison chaude | des pays intertropicaux et tropicaux.
Tempérât, moyenne : 25» à 30o.
Nombre
H /^TV» m ûo
Répartition des aliments simple’'
par kilpgr. d’adulte
de calories
Ternaires
par
ce «9
kilogr.
cd
calor.
calor.
calor.
1 t modéré
(Travail P fexcessii
ii8 ALIMENTATION
Répartition des aliments simples
Nombre
par kilogr
. d adulte
(le calories
Ternaires
par
kilogr.
'qÎ
calor.
calor.
calor.
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gr-
gr-
gr-
Saison fraîche
des pays inter- Iropicaiix.
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Tempérât, moyen-* ne : Wo à 25°. j
36oo
3° Saison fraîche!
wsP''®';"! .
V ^modéré i
des pays tropicaux et pré-tro-
),^(Travail , »^^°(excessif 1
picaux. 1
Tempérât, moyenne : lx° i\ 20°.
La masse des hydrocarbures s’accroît rapidement; elle serait trop considérable si on ne prenait pas le soin de substituer une certaine quantité d’hydrocarbures solubles, tels que le sucre de canne, à une quantité d’hydrocarbures insolubles tels que les lég'umes et le pain.
Evaluation des rations en aliments ordinaires. —
Il est des règ-les g-énérales applicables à toutes les rations :
I® Les deux repas principaux doivent se composer de 2 plats seulement pour éviter la surproduction de calories et, comme conséquence, la surnutrition, la pléthore, l’insuffisance hépatique, etc. ;
2® L’un des plats sera composé d’aliments d’origine animale, l’autre d’aliments d’origine végétale;
3® Les boissons de table ne doivent pas contenir plus de 4o gr. d’alcool;
4° L’eau ingérée sera en quantité suffisante pour que la quantité d’urine émise, soit environ de 20 cc. par kilogr. de poids réel ;
5® Les fruits frais et légumes frais seront préférés aux mêmes aliments secs.
Les menus suivants correspondent approximativement aux indications qui précèdent.
FJ X ATI ON DE LA RAT J ON
Repas journaliers pour un adulte de 60 kilorjr. (travail
modéré).
1er REPAS 1er Déjeuner