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ACCIDENTS CAUSÉS PAR L’USAGE DES VIANDES

une tête pourvue de 4 ventouses, mais sans crochets. Il est d’une extrême fréquence dans les pays chauds en particulier en Abyssinie où les indigènes ont l’habitude de mang-er la viande de bœuf crue et encore palpitante. Aussi les ‘ Abyssins ont presque tous le tœnia et s’administrent une fois par moisde la poudre de feuilles et de fleurs de koiisso, mélang-ée à du miel.

Le cysticerque du bothriocéphale existe dans différentes espèces de poissons. Le ver a des anneaux courts et larg-es.

La prophylaxie des tœnias et de la ladrerie consiste * dans la surveillance des animaux abattus, dans le rejet des viandes sur lesquelles on trouve des cysticerques ou qui ont une couleur claire et un aspect œdémateux, enfin et surtout par la cuisson complète de la viande et de la charcuterie, après la division en morceaux peu volumineux.

Les porcs et les bœufs seront nourris et log*és proprement.

La g-raisse fondue des animaux ladres peut être utilisée sans restriction. Les autres parties de l’animal peuvent servir à la fabrication de produits chimiques.

Les animaux fortement infestés doivent être détruits.

2. Maladies infectieuses. — a) Actinomycose. — Le microorg’anisme qui détermine cette maladie se trouve dans la chair des bœufs et des porcs où il forme des abcès, des cavités purulentes renfermant du pus au milieu duquel on voit des petits g*rains jaunes, constitués par des filaments et les massues du champig-non actinomyces.il se transmet à l’homme à la faveur de la plus petite érosion de la peau(i). Les parties de l’animal atteintes doivent au moins être larg'ement éliminées.

h) ^Tuberculose {ou. pommelière, ou maladie perlée). — Cette maladie, très fréquente, atteint les bovidés dans la proportion de 4 p.boo en France (etmême 20 et 5op. 100 dans certaines rég'ions et étables) ; moins fréquente en Alg’érie,

(i) Voy. Traité de médecine^ publié sous la direction de Brouardel et Gilbert, tome II, art. Actinomycose.

ALIMENTATION

elle atteint au Soudan les proportions de 26 à !\o p. 100, parmi les bœufs vivant en troupeaux. Les veaux .sont rarement atteints (i sur 10.000, Gartner). Chez le porc les tubercules se rencontrent surtout dans le foie. Le mouton a une faible réceptivité. Le cheval et la chèvre jouissent d’une immunité à peu près complète.

Les tubercules atteig'nant fréquemment un g*ros volume» l’infection sera aisément diag'nostiquée. Le tubercule se présente ordinairement sous l’aspect de masses dures, parfois crétacées, pouvant atteindre le volume d'une pomme dans les poumons, se rencontrant à la surface des plèvres, dans l’épaisseur des p;-ang'lions, rarement dans les os. Les muscles des rég'ions riches en lymphatiques (région carotidienne, bavette d’aloyau, gîte à la noix, diaphragme, poumon), le sang, au moment des poussées aiguës, sont particulièrement dangereux.

La viande d’un animal tuberculeux peut être de très bonne apparence, la maladie étant compatible avec l’embonpoint. Mais chez les animaux âgés, chez les vaches, la tuberculose détermine la maigreur et la véritable phtisie.

Doit-on rejeter de l’alimentation la chair d’un animal tuberculeux ? Malgré les déclarations de Koch, soutenant que la tuberculose des bovidés n’est pas transmissible à l’homme, le Congrès de Londres (22 au 26 juillet 1901) a adopté cette conclusion : « Les méd^ecins sanitaires doivent continuer à user des pouvoirs qui leur sont conférés et à ne pas se relâcher de leurs efforts pour prévenir l’extension de la tuberculose par l’emploi du lait et de la viande. »

Il n’est pas nécessaire de refuser toujours la viande d’un animal tuberculeux; il est dangereux de ne la refuser que si la tuberculose est généralisée. En principe, il faut refuser autant que possible; mais il ne faut pas oublier que la viande des animaux tuberculeux n’est que rarement et faiblement dangereuse et que, d’autre part, la saisie totale des animaux tuberculeux est une cause de ruine pour les éle-

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