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CHAPITRE IV

ALIMENTATION. —LES BOISSONS

Les boissons introduisent dans le corps de l’homme la quantité d’eau nécessaire à l’économie et, sous forme liquide, des éléments de nutrition ou d’excitation. Le besoin qu’éprouve l’économie de recevoir des boissons se traduit par le sentiment de la soif qu’exaltent des circonstances diverses telles que la chaleur excessive, les sudations abondantes, l’irritation du tube dig-estif. Dans les pays chauds, la soif devient un impérieux besoin qu’on trouve, plus qu’ailleurs plaisir à satisfaire. De l’abus naît le danger : l’estomac inerte se laisse dilater; ses sucs digestifs deviennent moins actifs ; les boissons autres que l’eau déterminent, par leur action irritante, une sudation exagérée, une pléthore du système circulatoire.

Savoir résister à la soif, boire modérément des boissons choisies avec discernement, ce sont là les principes essentiels dont les colons doivent se pénétrer. Les boissons sont dangereuses par leurs qualités et par leur quantité. La recherche d’une bonne eau et la prohibition de l’alcool constituent le commencement de la sagesse aux pays chauds et la sagesse, là plus qu’ailleurs, c’est la santé.

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