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II. — i

ALIMENTATION. — LES BOISSONS

privée absolument d’air et de matières minérales, une eaii morte. Il est vrai qu’on peut facilement l’aérer au sortir du serpentin. De plus, avec le procédé de distillation qui repose sur réchauffement de l’eau à stériliser par le passage de la vapeur d’eau surchauffée dans un serpentin, l’eau distillée est dépouillée du mauvais goût que lui donnait son passage dans la chaudière.

C’est néanmoins un procédé difficilement applicable à de grandes agglomérations. Cependant, il s’impose dans les centres coloniaux qui ne disposent que de l’eau de mer ou de l’eau saumâtre (Aden, Djibouti, Kotonou, Iquique). Au cours de l’expédition de Souakim, les Anglais avaient installé pour les besoins du corps expéditionnaire, deux appareils distillateurs pouvant fournir chacun ihotonnes par jour.

^ Les circonstances, les dispositions locales, les ressources pécuniaires commanderont le choix de l’un ou l’autre procédé.

IL — Les BOISSONS ALCOOLIQUES

Les boissons alcooliques ont pour but de restituer à l’économie une partie de l’eau qui lui est nécessaire et quelques principes nutritifs ou excitants. Elles contiennent, en effet, des éléments azotés, sucrés, des sels et des principes odorants qui donnent à chacune son bouquet spécial. Leur principe caractéristique et commun est l’alcool.

Les boissons alcooliques doivent être distinguées en 2 catégories :

1° Les liqueurs, eaux-de-vie, spiritueux, tels qu’apéritifs ou digestifs ;

2® Les boissons hygiéniques, vins, bières, cidres.

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