‹ Hygiène de l'ame par le baron E. De FeuchterslebenChapitre 14 sur 41 · XXX11I · texte numérisé non relu

XXX11I

Considérer les souffrances comme des épreuves, c’est et ce sera éternellement la théorie la plus belle et la plus féconde. Elle moralise et fortifie.

La nature a donné à l’homme une activité éner- . gique ; à la femme une vie et une destinée passives. La loi qui a marqué cette différence entre les sexes, ne saurait être transgressée impunément.

MAXIMES

Les livres sont des lunettes à travers lesquelles on voit le monde ; elles sont nécessaires pour les yeux faibles dont elles fortifient et conservent la vue ; mais il vaut mieux pouvoir se passer de leur secours.

Tout désir énergique se réalise. C’est là One parole hardie ; mais elle renferme une merveilleuse consolation.

La tristesse a sa source au dedans de l’homme, et le ruine dans les profondeurs de son organisme. Le dépit, produit par une cause extérieure, rétablit l’équilibre de la santé.

Si l’on parvient à concentrer son attention sur un

ET PENSÉES

point donné, soit par la conversation ou la lecture, soit par le souvenir ou par le sentiment du devoir, cette diversion adoucit la tristesse et lui enlève bientôt son amertume. Le succès est plus assuré quand c’est involontairement et à son insu que l’âme souffrante est détournée de ses funestes préoccupations.

Hippel a dit : « La méditation profonde habitue l’âme à vivre en dehors de son enveloppe corporelle. Elle la prépare ainsi à la vie future. »

S’abstraire de soi-même, ou, comme on dit, se distraire, mauvais remède. Quand je m’applique fermement à faire abstraction de l’objet A ou B, je

maintiens cet objet dans ma pensée et jè manque mon but. Que si je fixe l’objet C, A ou B s’éloignera de lui-même.

Toute négation implique l’affirmation du con-

MAXIMES

traire. Cette loi a les résultats les plus importants, non-seulement pour l’hygiène de l’âme, mais pour toute la vie. Le seul moyen de combattre le mal, c’est de ne pas le reconnaître, de le nier ; c’est de lui substituer le bien.

Un optimisme modéré, fruit naturel d’une saine philosophie, convient à l’hygiène morale. Quand on est mécontent du monde, on l’est de soi-même; et, dans ce cas, comment échapper à la mauvaise humeur? comment conserver la santé de l’âme?

Page 1