‹ Hygiène de la digestion, avec quelques considérations nouvellesChapitre 6 sur 14 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Règles de [hygiène de la digestion appropriées aux constitutions

Le plus souvent la contention soutenue de l’esprit, le manque d’exercice et d’air renouvelé, la position assise , l'habitude du travail immédiatement après le repas , les veilles prolongées ont, pour résultat, une irritabilité générale des instrumensde la vie jointe à la lésion matérielle d’un organe en particulier : c’est là , nous l’avons dit , le danger qui menace les gens adonnés aux travaux de l’esprit ; et après le cerveau, il n’est point d’organes qui s’altèrent plus fréquemment chez eux que ceux de la digestion. La constitution surexcitée , énervée par la surexcitation même , chez les savans et les hommes de lettres, devient maladive aussitôt qu’un organe est le siège et le point de ralliement des phénomènes qui affaiblissent ou rendent douloureux

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les mouvemens de la vie. Les gens du monde, par des causes différentes, fournissent, après les précédens, le plus grand nombre d’exemples de constitutions maladives. Ces constitutions sont le partage des uns et des autres, et ne paraissent que par accident parmi les autres classes. Nous avons dit ailleurs avec détail les causes de ce triste privilège , et les faits eux-mêmes nous ont conduit à tracer en peu de mots les conseils contenus dans les deux paragraphes précédens ; nous achèverons ici de donner la ligne de conduite appropriée aux deux dernières professions. L’homme d’étude et l’homme du monde d’ailleurs, assez disposés à se rire des conseils les plus sages , à abuser de leur santé , tant que l’épine de quelque névrose ou de quelque irritation ne s’est point fixée dans un organe déterminé, ne sont plus de même, lorsqu’ils se sentent pris; malins détracteurs de la science, quelques mois auparavant, ils s’y abandonnent alors sans restriction et se sentent disposés au respect et à l’obéissance aveugle; j’ai presque dit aux manifestations les plus candides de la foi. Ils ont besoin, dans ces conditions, d’ouvrir enfin les yeux sur les lois de leur machine ; ils doivent être préservés de leur propre faiblesse.

Lorsqu’un organe s’est altéré par degrés à-peu-près insensibles, qu’il est atteint d’une lésion qui n’a point interrompu brusquement l’activité harmonique des fonctions , dans le milieu où vivent les hommes d’études et les gens du monde, presque toujours le retour à la santé est soumis à une marche lente et graduée , et les cas , où l’emploi des médicamens rétablit promptement l’équilibre , sont une exception rare: une mauvaise direction des agens de l’hygiène a plus ou moins gravement compromis la santé; une direction sage des mêmes agens peut et doit la rétablir.

Le régime alimentaire joue le rôle le plus important dans l’œuvre lente et délicate confiée au médecin, et s’il ne suffit pas toujours à rétablir la santé, les moyens les plus

efficaces restent toujours impuissans , s’il ne leur vient en aide.

Les infirmités , dont peuvent être atteints les gens du monde et les hommes adonnés aux travaux de l’esprit , sont nombreuses et d’une expression variée à l’infini. Il est impossible par conséquent d’en fixer les formes diverses. Pourtant elles rentrent sous le rapport du régime qui leur convient , dans deux grandes classes auxquelles elles se peuvent toutes rattacher : ce sont les irritations et les néoroses.

Les premières peuvent exister , 1° avec tendance à l’injection sanguine , à l’inflammation : c’est un genre très distinct et d’autant plus fréquent que l’homme est plus jeune.

2° Avec tendance à la suractivité des organes sécréteurs, elles produisent le trouble des sécrétions et l’altération des humeurs sécrétées : dire que celles-ci sont une nuance de la précédente, les traiter comme telles , c’est affirmer contre l’évidence, c’est s’exposer à de nombreux mécomptes.

3° Avec tendance aux productions morbides accidentelles ; telles que squirrhes, tubercules, calculs, goutte, etc. Celles-ci supposent presque toujours la préexistence d’une disposition constitutionnelle , individuelle , le plus souvent transmise parla génération, des pareils aux enfans.

Les névroses avec ou sans perturbation des sécréteurs diffèrent à tel point des irritations, que souvent, ni les écarts du régime le plus extravagant ni les exagérations d’une médecine incendiaire ne parviennent à les y ramener, et tel individu qui, avec des organes sains n’eût pu supporter sans irritation, sans inflammation même, une dose donnée de stimulation, supporte, atteint de névrose, une dose décuple de la même stimulation. La surexcitation , la lésion chronique , quelle qu’elle soit du système nerveux, paraît dans certains cas un préservatif tout puissant contre l’injection sanguine durable.

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ou t

Pour mettre nos théories en rapport avec la saine observation, relativement à ces maladies, nous avons encore tout à faire. J’ai toujours sous les yeux en même temps plusieurs individus atteints, les uns d’irritation chronique , les autres de névroses ; et je ne puis comprendre comment nos maîtres, et nous avec eux, nous avons pu tomber dans l’erreur qui rapprochait et confondait pour ainsi dire ces deux états. C’est surtout entre les irritations et les névroses des intestins que la différence est notable. Voici deux faits extraits de mes notes qui la mettront en relief.

M. P. , âgé de 38 ans, occupé d’études scientifiques, a souffert, pendant des années, d’une irritation chronique du petit intestin ( entérite chronique). Pendant tout ce temps il a éprouvé des alternatives de diarrhée et de constipation, de courbature profonde et d’énergie musculaire, d’amaigrissement, de retrait et d’expansion des tissus ; il a souffert du ventre assez habituellement , s’est trouvé sans énergie morale durable, et n’a pu entreprendre aucun travail original , de longue haleine ; son humeur naturellement vive et enjouée est devenue triste , irritable. Les nombreux tâtonnemens qu’il a faits pour trouver le régime alimentaire approprié , l’ont ramené mille fois à l’essai de la stimulation des viandes chaudes et des bons vins qu’il n’a pu supporter. L’odeur du rhum toute seule lui donnait la fatigue musculaire et un accès de spleen. Aujourd’hui, rétabli depuis des années, il se trouve dans un état de notable embonpoint et suffit à une vie active au-dehors; il a retrouvé sa bonne humeur , son aptitude au travail, ses digestions faciles et sans orage-, grâce au régime de stimulation moyenne que je lui ai tracé , il peut enfin, une ou deux fois par mois , assister aux réunions gourmandes de quelques bons amis.

Eh bien ! dans cet état de santé qui semble une résurrection , s’il boit , plusieurs jours de suite , un vin trop alcoolisé, s’il fait usage de légumes enveloppés de tissus ligneux ou

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de choux, s’il mange plusieurs jours de suite de grosses viandes ou du gibier, il sent dans son ventre, la réminiscence vague de ses anciennes douleurs ; dans ses muscles les traces renaissantes de la courbature , dans son cerveau la tristesse, la disposition au découragement et l’empâtement, ennemi de toute lucidité d’esprit; la calorification redevient même ce qu’elle était autrefois , irrégulière ; en excès sur plusieurs points des organes digestifs, en moins aux extrémités ; un repas supprimé et l’exercice au grand air ramènent l’équilibre.

L’autre malade, moins avancé dans sa guérison, conserve peu de chances de rétablir sa santé ; l’activité de son corps et celle de son esprit restent excessives Tune et l’autre , voici les points saillans de sa maladie et de son régime :

M. F. , âgé de 48 ans, d’un tempérament nerveux et bilieux , sujet à des mouvemens tumultueux, à des douleurs nerveuses des intestins , éprouve souvent, à l’époque de la seconde digestion , du gonflement , des productions de gaz, de l’embarras du cerveau dont il triomphe à l’aide du café , du kirsch; il en prend jusqu’à cinq et six petits verres, après un repas. Lorsqu’il manque de faire, à la suite du dîner, plusieurs heures d’exercice à pied , il éprouve tous les désordres d’une digestion laborieuse, et pendant ce temps une incapacité notable de travail ; il pense alors difficilement , s’exprime d’uue manière confuse, oublie à chaque instant ce qu’il veut dire et ne trouve qu’à grand’ peine les mots pour exprimer ses idées. Cet homme , l’un des littérateurs les plus faciles, tombe dans cette espèce d’hébêtement, toutes les fois qu’il laisse son estomac travailler sur quelque plat nouveau , ou que par distraction il mange des choses qu’il sait contraires à sa santé. Mais il peut, toutes les fois qu’il le veut , prendre part à un dîner savant, user de plusieurs vins et de plusieurs viandes de haut goût sans aucun trouble de la digestion. — Je l’ai vu plusieurs fois, pendant l’été

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après de tels repas , s’acheminer vers Saint-Denis, Andilly , et revenir vers la fin de la nuit pour se mettre au travail dans les dispositions les plus favorables. Son régime, habituellement simple , est pourtant substantiel et stimulant ; il ne connaît point la diarrhée, use de lavemens tous les jours et se trouve plusieurs fois, chaque année, dans la nécessité de recourir aux purgatifs. Depuis plus de vingt ans, il est atteint de cette entéralgie (névrose du petit intestin ) qui ne l’empêche point de se livrer à une activité de corps et d’esprit tout-à-fait exceptionnelle.

Que trouvons-nous de commun entre ces deux maladies et ces deux régimes \ Bien peu de chose assurément , quoique le siège du mal soit le même dans les deux cas. Un demi-verre de vin pur trouble , échauffe à l’excès la digestion chez le premier et détermine les douleurs d’entrailles ; une quantité cinq à six fois plus considérable est nécessaire à la digestion chez le second. Celui-ci recherche le café qui le préserve de ses souffrances , celui-là s’en abstient parce qu’il y puise la réminiscence des maux passés; l’un évite certainement la digestion laborieuse et l’empâtement de l’esprit par cinq à six lieues de marche , l’autre y trouverait la courbature profonde, le relâchement des entrailles et l’incapacité du travail. Les purgatifs salins soulagent et rafraîchissent l’entéralgie chez le littérateur, ils réchauffent et endolorissent l’entérite chronique chez l’homme de science. La variété et la multiplicité sont nécessaires dans le régime alimentaire du premier , elles sont contraires et troublent l’activité du second. Si l’on étudie les deux états sans idée préconçue , on voit que la forme nerveuse reste névrose pendant vingt années, sans éprouver aucune tendance à l’irritation, et que la forme irritative, même effacée, reste irritation et ne parvient jamais à tolérer la dixième partie de la stimulation qui convient à l’état nerveux. J’ai bien des fois tenté la stimulation prolongée pour

l'irritation chronique, et chaque fois les accidens m’ont oblige de revenir en arrière; j’ai bien des fois aussi tenté le régime adoucissant pour la névrose , la prostration des forces et le notable accroissement des douleurs ainsi que leur influence sympathique décuplée, m’ont fait une loi de revenir aux alimens chauds et stimüîaiis. Je conclus de ces deux faits et d’un grand nombre d’autres de la même espèce, que l’irritation chronique et la névrose primitive sont deux états distincts, à tel point, que souvent on peut les déclarer géométriquement parallèles .

Je ne veux point tracer ici la limite du possible , je ne nie point que dans d’autres circonstances, l’un des états ne puisse se confondre avec l’autre ; je dis seulement que chez les hommes adonnés aux travaux de l’esprit et chez les gens du monde, nous trouvons tous les jours des irritations chroniques des entrailles et des névroses des entrailles qui sont deux états distincts, très distincts, sans aucune tendance à se confondre.

J’ajoute que ce que nous observons pour les organes de la digestion, nous l’observons également pour tous les autres organes, qu’enfin le régime alimentaire qui convient à l’une des formes, non-seulement ne convient point à l’autre , mais l’aggrave souvent. Régime débilitant et réduit , aggravation de la névrose , amélioration de l’irritation ; bains , exercice prolongé , amélioration de la névrose , aggravation de l’irritation et ainsi des autres agens hygiéniques.

Les affections chroniques sont donc , dans leur essence , moins diversifiées que dans leurs formes, celles-ci sont infinies, celle-là peut se ramener à deux types généraux : l’irritation chronique et la névrose. Les constitutions maladives dont nous traitons „ iont telles, parce que l’une des deux formes a envahi un ou plusieurs organes. A la première forme se rapportent les simples chaleurs de l’estomac,

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les aigreurs et les douleurs passagères à l’occasion de la digestion , les gastrites , les entérites et les colites chroniques , les gonfleraens douloureux du foie , les perturbations dans la sécrétion de la bile, les catarrhes de la vessie, les hémorrhoïdes , les dégénérescences diverses du tissu des organes , la congestion habituelle du cerveau qui provoque si souvent l’apoplexie chez les penseurs , l'action trop énergique du cœur, son état d’hypertrophie, les irritations variées de la substance des reins sous l’influence desquelles se forme un simple excès d’acide urique qui se dépose à l’air par le refroidissement des urines ou bien la gravelle , la pierre, la goutte, etc.

La seconde forme comprend les migraines , les névralgies crâniennes , les spasmes de l’estomac, l’hypochondrie , la mélancolie, la monomanie , la folie, les névroses du foie , des reins , des intestins , les paralysies partielles.

Lorsque J. -J. Rousseau, dans son horreur des médecins, s’écriait : « Qu’au moins la médecine vienne sans le médecin » , il ne pouvait avoir en vue les affections chroniques dont nous venons de donner l’énumération , car pour la plupart de celles-là , c’est justement l’idée contraire qui est l’idée juste et vraie. L’homme atteint de quelqu’une d’elles aura raison s’il réclame le médecin sans la médecine. Cette idée que je recommande à la sérieuse attention de ceux qui me liront, n’est point une idée émise à la légère , elle est l’expression d’une conviction profonde , assise sur vingt- deux années d’études et de pratique. Les cures les plus remarquables de maladies chroniques , celles qui m’ont donné l’amour le plus vif pour mon art, offrent un contraste frappant entre la simplicité des moyens et la grandeur des résultats; et presque toujours j’avais congédié la médecine pour laisser agir librement le médecin. Pour mon compte , si j’avais à subir de nouvelles souffrances par suite de quelque affection chronique, même des plus graves,

ma confiance serait, en grande partie, dans une sage application des agens de l’hygiène.

Dans les constitutions maladives, les habitudes, le genre de vie sous l’influence desquels la santé s’est altérée, l’organe qui souffre particulièrement, et se trouve pour les autres une occasion de malaise , doivent être connus du malade ou de son médecin, et cela d’une manière précise. Rien de sérieux ne peut être décidé sans cette connaissance préliminaire.

Une irritation chronique de la matrice chez la femme, ou de tout autre organe charnu dans l’un et l’autre sexe, amène souvent des productions de calorique vicieux difficiles a tarir , et pour lesquels un régime peu réparateur, et propre à exciter les sécrétions intestinales, convient essentiellement. J’ai vu l’usage à-peu-près exclusif des pêches et du raisin pendant plusieurs mois, associé aux boissonsfroides, éteindre ces foyers d’inflammation et ramener à une santé brillante.

Un second régime, plus réparateur que le précédent, mais qui s’en rapproche par la simplicité, se recommande dans toutes les irritations des organes, ou membraneux ou charnus (irritation avec tendance à une maladie organique). Ce régime se compose d’une seule espèce ou d’une seule série d’alimens; c’est le régime lacté , par exemple, dans lequel le malade se nourrit de pain et de lait, à l’exclusion de tout autre aliment, pendant une ou plusieurs années : entre plusieurs malades, j’en conserve un près de moi qui, depuis plusieurs années, jouit d’une bonne santé quoique considéré antérieurement comme atteint d’une maladie organique du cœur. Ce malade, sans interrompre ses occupations, a suivi, avec une admirable persévérance, le régime lacté et réduit, pendant quinze à seize mois.

La diète blanche, dans laquelle la chair des jeunes animaux , les œufs, les substances féculentes se joignent au laitage, fournit, sous le rapport de la réparation, toutes les

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nuances de nourriture douce jusqu’au degré de l’alimentation la plus substantielle. Ce régime est celui de toutes les constitutions maladives, où la calorification, trop prompte et trop active, menace les organes d’explosions inflammatoires; et dans tous les états de santé , il convient à tous les tempéramens qui fabriquent la chaleur en abondance. Les nombreux élémens qui s’y rapportent, depuis le régime éminemment réparateur qui conduit à l’obésité, jusqu’au régime débilitant , de réparation insuffisante , offrent toutes les nuances de réparation qui n’ont point pour objet d’activer la calorification. L’eau pure est l’auxiliaire naturel de ces différens régimes; le vin s’y associe ensuite, selon les habitudes antérieures ou les besoins actuels de chaque personne.

Toute une famille de constitutions maladives , réclame un régime alimentaire , qui n’a de commun , avec les précédens , que la simplicité. Son caractère , à lui, est de produire la stimulation au moins autant que la réparation ; il répond à des états d’épuisement , ou généraux ou déterminés par une névrose locale, tels que les gastralgies dans lesquelles on verrait survenir la mort par perte de substance , si l’on ne recourait à temps , aux toniques, aux toniques astringens, aux stimulans. Le gibier, le poisson, le vin vieux, aidés d’infusions digestives, y sont de toute nécessité. Je dirige en ce moment une personne dont les digestions se rétablissent avec retour à l’embonpoint, sous l’influence de l’infusion de petit chêne, de l’eau de seltz et de Vichy, des décoctions de cachou et de ratanhia ; cette dame est atteinte d’une gastralgie ancienne. Pour un grand nombre de névroses, la variété dans le régime est une nécessité. Quelle que soit d’ailleurs la nature des alimens qui conviennent à chaque constitution maladive, une même règle les gouverne toutes, c’est la mesure qui va souvent jusqu’à la quantité que nous appelons le régime réduit.

Quant aux règles précises du régime alimentaire qui convient à chaque personne atteinte ou d’irritation chronique, ou de névrose, il est impossible de les déterminer exactement ici ; elles varient d’un individu à l’autre, et d’un jour à l’autre pour le même individu. L’indication générale une fois posée, chacun doit faire un choix d’alimens convenables, en appeler à son expérience personnelle, et considérer comme le meilleur aliment celui qu’il digère le mieux. L’exposition du régime alimentaire d’une personne atteinte d’irritation chronique des intestins, mis en regard du régime d’une personne atteinte de névrose, établira d’ailleurs, d’une manière plus précise, les sympathies et les antipathies organiques les plus ordinaires aux deux formes dont nous avons parlé.

Irritation chronique. — Deux repas dans les vingtquatre heures , en trompant la faim des espaces intermédiaires par un peu de sucre ou de gomme; des deux repas, un seul à la viande; le premier délicat , léger , composé d’œufs frais, de lait (lorsqu’il est supporté), de chocolat adoucissant, de légumes frais , de fruits doux, blanchis par une cuisson légère. Le second, substantiel et léger, composé d’un potage, d’une tranche de viande, avec ou sans légume, plat féculent sucré, et fruits cuits ; vin peu alcoolisé, étendu d’eau. Pour la quantité, régime réduit, de telle sorte, qu’ après chaque repas, le corps soit dispos et l’esprit apte à la conversation vive.

Maladies nerveuses avec diminution delà contractilité. — Même nombre de repas, quelquefois à la viande tous deux, plus souvent inégaux et diversement composés, le premier de thé, d’un café pur et aromatique. Le second de plusieurs espèces de viandes chaudes par leur nature et relevées par l’art, de vin chaud et délicat, pris sans eau ou légèrement trempé.

Chacun de ces états compte un grand nombre d’alimens

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absolument contraires, les dispositions individuelles en augmentent encore le nombre. Nous aurions essayé d’en tracer ici le tableau, si notre dictionnaire n’avait pas pour objet spécial de les faire connaître. Nos articles alimens , alimentation, digestibilité et régime , résumeront les observations que 'chaque aliment comporte.

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