‹ Hygiène de la première enfance (volume 2)Chapitre 58 sur 143 · MODIFICATIONS DU LAIT DES NOURRICES · texte numérisé non relu

MODIFICATIONS DU LAIT DES NOURRICES

trouvé dans les urines et clans le lait de la mère, et quatre heures après, dans Yurine des petits qu'elle nourrissait.

Sur des ânesses, M. Péligot a reconnu dans leur lait de Tiodure de potassium au bout de six jours d\idministration ; il y a retrouvé le sel marin, etc.

2® Altérations du lait par les afTections morales.

On trouve relatés partout des faits tendants à démontrer la funeste influence qu'exercent sur la quantité et les qualités du lait la frayeur, la colère, les attaques nerveuses, mais on ignore complètement la nature, le genre d'altérations que subit cette sécrétion en pareilles circonstances ; altérations parfois assez profondes pour amener la mort immédiate du nourrisson, comme on en cite plusieurs exemples.

Il en est des glandes mammaires comme de la glande lacrymale et de quelques autres organes glanduleux placés à la surface du corps : leur fonction sécrétante se rattache intimement h Tcnergie de la vie morale, et eUe subit très facilement l'influence des passions.

Quand la mère éprouve de violentes impressions morales, l'enfant qu'elle nourrit est agité, mal à son aise, et il est quelquefois pris de côn-

vulflions. On prévient ce fâcheux accident en laissant perdre le lait renfermé dans la mamelle au moment de la perturbation morale, et en ne permettant à l'enfant de teter que si le calme est complètement rétabli chez la mère.

Ainsi Petit-Radel rapporte qu'un enfant fut promptement saisi de convulsions pour avoir teté sa nourrice, après que cette malheureuse femme avait été maltraitée et fouettée pour une faute très légère. Boerhaave assure qu'un enfant fut tourmenté de mouvements convulsifs après avoir teté le lait d'une femme qui était ivre. Parmetttier et Deyeux rapportent également que, chez une femme en proie à des attaques de nerfs, le lait devenait en mohis • de deux heures presque transparent, et, de plus, visqueux comme du blanc d'œuf, et ne reprenait ses qualités naturelles qu'après la cessation des accès (1). On rapporte qu'une nourrice encore émue du danger que venait de courir son mari dans une querelle avec un soldat, qui venait de tirer le sabre contre lui, et auquel elle avait arraché cette arme, présenta le sein à son enfant, âgé de onze mois et bien portant. L'enfant le prit, puis le quitta bientôt avec agitation, et mourut en quelques instants. Le docteur Gontesse a signalé, (1) ÀnfMlei de la HUéfature médicale hriianniqîu.

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