MOYENS DE SE PROCURER DES NOURRICES
par exemple, si l'enfant qu'on lui présente avec une nourrice est bien celui de cette nourrice. D'une autre part, l'intérêt de ces femmes mérite aussi d'être sauvegardé, et personne ne les protège contre l'exploitation dont elles peuvent être l'objet de la part de ceux qui leur servent d'intermédiaires.
Quoi qu'il en soit, on a besoin d'une nourrice sur lieu, et Ton va en chercher une au bureau. Le médecin de la famille constate qu'elle n'a pas de maladie contagieuse, et que son lait est bon. On l'arrête en faisant avec elle condition d'un prix qui varie de 50 à 60 ou 80 francs par mois. Ce prix est payé d'avance et reste entre les mains de l'intermédiaire qui a servi au placement, dé sorte que la nourrice n'en touche rien. De plus, la famille paye un prix variable pour le voyage de l'enfant de la nourrice, qui est renvoyé à ses parents. Cela fait, la nourrice appartient à la famille, qui l'emmène dans son intérieur.
Des nourrices pour la campagne , prises aux bureaux particuliers. — Les familles assez peu fortunées pour ne pas prendre de nourrices sur lieu envoient leurs enfants à la campagne, et s'adressent souvent aux bureaux particuliers de location. C'est un malheur, car il n'y a là aucune
BOIJCBUT. — HT6. PIKM. ERP. \%«
StO HYGIÈNE DE LA PREMIftRE ENTAIieB.
sécurité pour les parents ni pour les enfants. Une réforme administrative sur ce point est ab-* solument nécessaire. Je l'appelle avec énergie, et il faut absolument faire quelque chose tant en faveur des mères qui sont obligées d'envoyer leur enfant en nourrice, que pour sauvegarder les intérêts des malheureuses femmes que la misère ou l'intérêt obligent à trafiquer de leur lait. Ici le principe de la protection et de la surveillance étant reconnu nécessaire, on voit qu'il est double dans l'application, et relatif : l"" à la famille qui, cherchant une nourrice , doit lui remettre un enfant exempt de maladie contagieuse susceptible d'altérer sa santé ou celle de son enfant ; S"" i la nourrice mercenaire, qui doit être de bonne santé et incapable de communiquer au nourrisson une maladie contagieuse qu'elle aurait dissimulée.
D'une autre part, quand ces nourrices d'un bureau particulier emportent avec elles l'enfant à la campagne, quelle garantie reste-t-il h la mère pour les soins qu'on donne à son enfant ? Aucune. Ëxiste-t-il, loin d'elle, une surveillance désintéressée qui puisse l'avertir que son enfant souffre? Non. Enfin, y a-t-il dans le pays un médecin dont le devoir soit d'écrire aux parents que leur enfant lit malade? Non. Toutes ces garanties ne se trou^