‹ Hygiène de la première enfance (volume 2)Chapitre 70 sur 143 · MOYEHS DE SE PROCURER DES NOURRICES · texte numérisé non relu

MOYEHS DE SE PROCURER DES NOURRICES

?ent que dans rétablissement municipal et gratuit de la ville de Paris. Ici, au contraire, livrée à ellemême, sans surveillance, la nourrice écrit ce qu'elle veut et ce que lui commande son intérêt. Elle fait en sorte de ne pas inquiéter la famille; elle dissimule les maladies, elle compte des visites de médecin qui n'ont pas eu lieu ; et ce n'est que lorsque Tenfant est épuisé qu'on commence à le dire malade. Il est trop tard. Les parents, qui le reprennent, ne retrouvent plus qu'un être cachectique voué à une mort prochaine, ou, ce qui est bien pis , à une existence maladive insupportable.

En résumé , l'installation actuelle des bureaux de nourrices est tout à fait insuffisante et compromet sérieusement la santé de l'enfance.

Il faudrait que l'administration supérieure exerçât sur les bureaux de location dirigés par des particuliers une surveillance spéciale sous le contrôle de plusieurs médecins.

La surveillance des bureaux de nourrices a un double but : 1** l'intérêt de l'enfance, et 2° celui des femmes que leur position oblige à trafiquer de leur lait.

Il faut qu'une inspection médicale officielle, en éloignant une nourrice malsaine et atteinte de

maladies conlagieuses, puisse préserver les enfants de celle maladie.

Réciproquement, on ne devrait pouvoir donner aux nourrices que des enfants sains non susceptibles de leur transmettre des maladies contagieuses.

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