CHAPITRE II
DE L^EXERCIGE.
L'exercice est une des plus importantes parties de l'hygiène de l'enfant des villes. C'est le seul moyen de suppléer au désavantage qu'il y a pour lui à n'être pas élevé au milieu du bon air des campagnes.
Il faut, même pour les plus jeunes enfants, les habituer par tous les temps à l'influence de l'air extérieur, en ayant soin de les couvrir convenablement, selon la rigueur de la température. Sauf les jours de pluie trop abondante et de tempête, la promenade prolongée, en été comme en hiver, leur est très avantageuse, favorise leur développement, donne du ton et de la couleur à la peau. Le soleil leur est surtout convenable, et il est inutile de chercher, comme on le fait, à les garantir complètement de ses rayons, dont ils ressentent la salutaire influence.
Où le soleil rC entre pas^ le médecin entre sou-
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venif dit un proverbe italien, et cela est vrai, car les appartements obscurs sont ceux où la scrofule et la tuberculose prennent ordinairement naissance.
D n'est aucune raison, sauf les cas de temps trop mauvais ou de maladie, qui puisse empêcher de sortir les enfants. Ce serait mal calculer leur intérêt que de croire remplacer la promenade et l'exercice sur un tapis, en plein air, dans un jardin, par l'ouverture des fenêtres de leur appartement ; il faut les promener au dehors, et, si cela est possible, y passer la plus grande partie de la journée avec eux.