DE LA MORTALITÉ D* APRÈS LA RICHESSE
Si une statistique de la mortalité des enfants d'après la richesse de leur famille est impossible, en raison du mélange de la population dans les différents quartiers de Paris, difficulté d'sigpt^
(1) L'hôpital Saiute-Eiigénic renferme 210 litl Ite |I
212 lits de filles.
dation que tout le inonde comprendra , il est permis du moins de donner à cet égard quelques données approximatives.
On sait, en effet, que dans certains quartiers de Paris la population ouvrière et pauvre l'emporte de beaucoup sur la population riche ou aisée, et que le nombre des familles inscrites au bureau de bienfaisance dans ces quartiers représente assez bien la richesse du quartier. Sous ce rapport, le faubourg Saint- Antoine, le faubourg Saint-Marcel, aujourd'hui formant les 11% 12* et 17* arrondissements de Paris, sont assurément les parties les plus malheureuses de la capitale. Comparée sous le rapport de la mortalité avec la Chaussée-d' Antin et le faubourg Saint-Honoré, on voit qu'une différence énorme les sépare. Dans les arrondissemepts les plus pauvres, le nombre des décès, comparé à la population, l'emporte de beaucoup sur celui qu'on observe dans les arrondissements les plus riches. Ce qui est vrai de la population pauvre en général Test encore plus de l'enfance pauvre , et , à en juger par l'inspection médicale des bureaux de bienfaisance, par les consultations et les admissions dans les hôpitaux d'enfants, on voit que dans le premier âge, chez le pauvre, sévit une mortalité qui n'existe pas au même degré chez les enfants du riche.