‹ Hygiène de la première enfanceChapitre 80 sur 171 · DES BUREAUX DE LOCATION DES NOURRICES · texte numérisé non relu

DES BUREAUX DE LOCATION DES NOURRICES

Les nourrices de campagne et les nourrices sur lieu se trouvent : 1° dans les bureaux particuliers de nourrices, 2° dans le grand éiablissemeni municipal de la rue Sainte-Apolline, placé sous la surveillance de Tadministration; mais dans ce dernier bureau, créé par la bienfaisance et entretenu par la ville de Paris, il n'y a que des nourrices de campagne.

I. Établissement municipal des nourrices de la rue Sainte- Apolline. — Cet établissement est le seul qui fasse le placement désintéressé des nourrices, parce qu'il est sous la dépendance d'une administration désireuse d'aider les personnes de la classe moyenne dans la tâche difficile d'élever lem's enfants. Il est entièrement gratuit, et l'administration de l'assistance publique n'est là qu'un intermédiaire honnête et éclairé entre les parents et les femmes qui veulent nourrir l'enfant des autres.

Des nourrices viennent de l'Orléanais, de la Bourgogne, de la Picardie et de la Normandie, choisies par les agents et les médecins que l'administration a désignés pour ces fonctions en pro-

vince. — Moralité et santé, telles sont les conditions requises. — Une fois à Paris, elles logent à rétablissement de la rue Sain te- Apolline, où elles sont nourries à une table commune, et à peu de frais, en attendant qu elles aient trouvé un nourrisson, ce qui ne se prolonge guère au-delà de deux ou trois jom-s. A leur arrivée, le médecin de service les examine, apprécie les qualités de leur lait, visite leur enfant pour savoir s'il est sain, et leur . donne un bulletin de visite établissant qu elles sont de première, de deuxième ou de troisième qualité, ou enfin qu'elles sont mauvaises.

Les parents qui ont besoin d'une nourrice pour lui confier leur enfant à la campagne, viennent après cette inspection, et choisissent comme ils l'entendent, après avoir lu le bulletin médical.

Le prix, qui varie entre 12 et ^0 francs par mois, est fixé d'un commun accord et librement devant l'administration, qui sert de témoin et de banquier. Elle reçoit, tous les mois et d'avance, sans en rien rétenir, la somme convenue, qu'elle transmet aux nourrices, et si les parents ne la payent pas, elle garantit pendant un an un minimum de 12 francs qu'elle envoie sur ses propres deniers. De cette façon, les femmes qui font le métier de nourrices sont assurées de ne rien perdre de ce qui leur revient pour les bons offices qu'elles rendent aux familles.

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