latérales iufér, — — 16® — — — 8 ans
A° — * — — supér. — — 20® — — — 8 —
5° — prémolaires infér. — 24® — — 10 —
6® — — supér. — 26® — — — 10 1/2
7® — molaires infér. — 28® - — — 10 ans
8" — — supér. — — 30e — 111/2,
9® -canines — du 30 au 33® — — — 12 ans.'
Sans mettre en doute les résultats obtenus parl'éminent observateur, on peut avec Comby trouver tardives les époques d'éruption fournies par sa statistique pour chaque groupe dentaire. Cependant Hervieux est arrivé à peu près aux mêmes conclusions que Magitot pour l'ordre et l'époque de l'apparition des dents, sauf pour les canines dont l'éruption aurait lieu du 20^ au 24® mois.
Les vingt dents de lait sont remplacées, à peu près dans l'ordre de l'éruption, de la 7^ à la 1 2« année, après la sortie des quatre premières grosses molaires qui sont permanentes et apparaissent de 5 à 6 ans.
Lorsque le rachitisme se manifeste dans le cours de la dentition, il l'interrompt brusquement. L'éruption des
152 ORGANISATION DE L'E NFANT
dents se fait sans ordre fixe et à des intervalles très éloignés. Souvent cette affection détermine la carie et la chute des dents, surtout des incisives.
Trousseau a fait remarquer que le rachitisme confondu longtemps avec la tuberculose, exerce sur le système dentaire, une influence bien plus considérable que cette dernière. Il n'est pas rare de voir une dentition bien régulière coïncider avec cette diathèse. On admet néanmoins que la tuberculose, comme toutes les diathèses héréditaires, syphilis, scrofule etc., retarde l'évolution dentaire d'une manière notable.
Seconde dentition. — La seconde dentition a lieu dans l'ordre suivant :
Les premières molaires infér. apparaissent de5 à 6 ans;
Les incisives centrales — ^ vers 7 ans;
Les incisives latérales — vers 8 ans 1/2;
lies premières prémolaires — de 9 à 12 ans;
Les deuxièmes prémolaires — vers 11 ans;
Les canines — de 11 à 12 ans;
Les deuxièmes molaires — de 12 à 13 ans;
Les troisièmes molaires — de 19 à 25 ans.
Mécanisme de l'éruption dentaire (Magitot). — La mécanisme de l'éruption en général est fort simple. Au moment de la formation de la racine qui correspond à la période d'achèvement de la couronne, le follicule dentaire s'ouvre à la partie culminante du sac, et livre passage à Forgane. L'éruption est dès lors le fait de la formation même de la partie radiculaire ; et chaque degré d'ascension de la dent dans le tissu sous-muqueux et au dehors, est mesuré par la quantité exacte de tissus nouveaux formés au fond du sac folliculaire qui continue à fonctionner dans la partie profonde. C'est ainsi qu'on peut mesurer rigoureusement, par la pro-
DENTITION
gression du phénomène d'éruption, la hauteur de substance produite dans un temps déterminé. Ce phénomène est variable de rapidité suivant certaines circonstances qui sont sous la dépendance de la nature des dents, de leur rôle, de leur caractère caduc, de la précocité, etc.
Quoi qu'il en soit, l'éruption est dans l'état physiologique un phénomène lent et progressif qui entraîne la résorption concomitante de la muqueuse par un fait de compression simple. Ce passage de la couronne au travers des tissus vasculaires, ne s'accompagne toutefois d'aucun traumatisme appréciable; les tissus comprimés se résorbent par un travail insensible, sans inflammation ni hémorrhagie ; et, lorsque la couronne a enfin terminé son trajet au dehors, la muqueuse qui lui a livré passage se fixe et s'insère au collet, oij elle adhère au périoste alvéolaire qui n'est autre que la paroi même du follicule.
L'éruption des dents temporaires qui apparaissent sur des bords alvéolaires entièrement vierges, répond exactement au mécanisme que je viens d'indiquer. Ainsi se dégagent et se placent les 20 dents de première dentition, ainsi sortent également les dents de la série des molaires qui apparaissent à la partie postérieure des arcades dentaires, oij elles ne sont pas précédées de dents temporaires.
L'éruption des dents permanentes, précédées de dents temporaires correspondantes, est un phénomène plus complexe. La progression de la couronne au travers des tissus de la muqueuse est, de tous points, identique au précédent; mais il se présente une autre particularité, c'est la résorption de la racine des dents
temporaires. Ce mécanisme a donné lieu à certaines théories. Tomes a attribué la disparition des racines temporaires à la présence d'un organe particulier, sorte de disque mou et vasculaire qui aurait la fonction de résorber et de faire rentrer dans le torrent circulatoire les éléments qui constituent les racines. Il est vrai que, lorqu'on pratique l'ablation d'une couronne de dents temporaires, au moment où elle commence à s'ébranler, on observe dans l'alvéole et au-dessous de celle-ci un tissu rougeâtre, riche en vaisseaux et qui saigne au moindre contact. Cette petite masse de tissu, que Tomes croit être un organe spécial, agent de résorption, ne m^a semblé autre que la muqueuse elle-même plus ou moins congestionnée à cette époque de l'évolution. Dans tous les cas, la raison physiologique de la résorption des racines d'une dent temporaire, est l'existence au-dessous d'elle d'une dent permanente correspondante. C'est pourquoi l'atrophie d'une dent de seconde dentition aura pour conséquence la persistance de la temporaire correspondante. L'anomalie par déplacement de la première, en amenant sa sortie sur un point distant de la précédente, aura le même résultat. C'est de la sorte que des dents temporaires persistent parfois pendant une grande partie ou la totalité de la vie, gardant en conséquence leurs racines intactes et leur solidité complète.
Accidents de la dentition. — Le travail de la dentition s'effectue en général silencieusement, et sans se traduire par d'autre symptôme apparent qu'une plus grande sécrétion de salive, mais il n'en est pas toujours ainsi; des accidents nombreux peuvent l'entraver ou l'accompagner. Les uns se manifestent sur les gencives
DENTITION
ou sur la muqueuse buccale; les autres retentissent de préférence sur des organes plus importants, sur les centres nerveux ou sur les voies gastro-intestinales. Des médecins distingués, Magitot, Rosen, Johann Stein, etc., ont nié la possibilité de pareils accidents sous la dépendance exclusive de la dentition, et ont affirmé que lorsqu'ils se produisent, ils ont une origine toute diiférente. Je suis arrivé à une conclusion contraire par l'examen des observations qui démontrent péremptoirement la source réelle des accidents, et aussi par le simple raisonnement. Depuis Hippocrate qui a écrit : Ad dentitioneni vero accédant geiigivaruin pruritas, febres, conmlsiones, alvi projîuvia, et maxime ubi canini dentés prodeunt , et Us qui inter pueros sunt crassissimi, et qui alvos duros habent, tous les écrivains de pathologie infantile partagent le même sentiment. Il ne faut cependant rien exagérer, et ne pas rattacher indistinctement à la dentition toutes les affections qui peuvent exister à cette époque.
Le caractère commun des accidents de dentition, est de survenir sans cause appréciable, au moment de l'évolution de chaque groupe dentaire, et de cesser après leur éruption, à moins que l'affection d'abord limitée ne se soit propagée en entraînant des modifications organiques. La pathogénie de ces accidents, paraît des plus nettes. Entre la physiologie et la pathologie, la ligne de démarcation est souvent bien étroite, et un très léger effort suffit pour passer d'un domaine dans l'autre. La difficulté ou l'exagération du travail normal détermineront aisément l'apparition de troubles buccaux, qui auront d'autant plus de tendance à retentir par action réflexe sur les centres nerveux, la peau
et les voies gastro-intestinales, que la sensibilité de l'enfant sera plus développée.
Le temps de la dentition, d'après West, est en réalité pour l'enfant une occasion particulière de danger, quoiqu'on ne comprenne pas toujours très bien pourquoi il en est ainsi. C'est l'époque d'un développement rapide de l'organisme, de la transition d'une manière d'être à une autre, sous le rapport de toutes les importantes fonctions dont l'accomplissement régulier préside à la nutrition et au développement du corps. Les statistiques portant sur les nombres les plus considérables dénotent les dangers de cette période, et montrent qu'il y a lieu de se féliciter quand on voit le travail de la dentition terminé. La fréquence des accidents à cette époque a donné lieu à l'adage populaire : Bel enfant jasqaaux dents.
Affections des gencives. — Les rapports intimes des dents et des gencives expliquent la multiplicité de leurs lésions à l'époque de l'éruption dentaire, si la résorption de la muqueuse présente des difficultés. Alors se manifestent localement de la tuméfaction, de la rougeur, de la souffrance, etc. Le petit malade est sujet à des espèces d'accès intermittents pendant lesquels il pousse des cris, pleure et reste la bouche béante. L'introduction du doigt dans la cavité buccale, fait constater une tension anormale et une hyperesthésie très marquée de la muqueuse, et en même temps donne la sensation d'une augmentation de température.
Pour remédier à cet état pathologique, on a conseillé de frotter toutes les trois heures les gencives de l'enfant, avec le doigt imbibé de miel laudanisé, de sirop de karabé ou de sirop de dentition (sirop d'althéa lo
DENTITION
grammes, sirop de codéine 5 grammes). Vautier emploie avec succès une crème dentaire composée de gomme, sucre, miel, en parties égales, et eau de chaux q. s. Il étend cette mixture sur la partie des gencives où les dents tendent à percer, et opère avec le doigt pendant quelques minutes des frictions qu'il réitère trois ou quatre fois par jour. Les effets produits sont des plus encourageants. Comby conseille des attouchements avec sirop de belladone 10 grammes, chlorhydrate de cocaïne 0,50 centigrammes, réservant l'emploi du chlorate de potasse et du borax pour les stomatites ulcéreuses.
Incision des gencives. — Cette opération généralement inoffensive, quoique dans un cas (Nicol) elle ait entraîné la mort, est diversement jugée dans la pratique médicale. Vantée outre mesure par les uns, elle est repoussée avec obstination et condamnée sans appel par les autres. Peu répandue en France, elle compte plus de partisans en Angleterre. Elle est rarement indiquée. Ses indications se réduisent aux suivantes : 1° Comme saignée locale dans la tension exagérée des gencives ; 2° Dans les convulsions liées à la dentition.
Le manuel opératoire n'est pas le même dans les deux cas. Dans le premier, on se borne à faire quelques scarifications; dans le second, on fait une incision cruciale, intéressant assez profondément les tissus. Pour éviter la réunion rapide par première intention des lèvres de la plaie, on préfère actuellement enlever à l'aide d'incisions elliptiques, une certaine quantité de muqueuse, au-dessus de la saillie déterminée par la dent en voie d'éruption.
Affections de la bouche. — L'inflammation, d'abord
limitée aux gencives, se propage aisément à toute la muqueuse buccale, et prend le caractère de stomatite généralisée, accompagnée ou non d'aphthes. Ces accidents sont assez accentués pour déterminer une vive agitation, de la fièvre et de Tinsomnie. Ils cèdent facilement à l'administration de 0,20 centigrammes de chlorate de potasse en potion, et à l'application locale d'un collutoire boraté (borax 3 grammes, miel rosat 40 grammes).
Fièvre. — Les auteurs s'accordent à considérer la fièvre comme un des accidents les plus ordinaires de la dentition. Elle se manifeste isolément ou concurremment avec d'autres troubles pathologiques. Elle précède l'éruption dentaire, augmente avec les crises de souffrance, surtout la nuit, et diminue avec les accalmies. Elle persiste de un à dix jours. Pendant sa durée que Ton ne peut rapporter à aucune cause plausible, l'enfant est agité, maussade, grognon. Son teint s'altère, ses yeux se cernent, et la santé générale peut être influencée, si la fièvre se reproduit à de courts intervalles. West conseille de combattre la fièvre et l'agitation qui l'accompagne avec bicarbonate de potasse i gr. 30, acide citrique i gr. 30, teinture de jusquiame 0,10 centigrammes, sirop de mûres q. s.
La fréquence de la fièvre, liée uniquement à la dentition, sans trouble pathologique d'organes importants, doit être regardée comme très rare. Dans bon nombre de cas, on a certainement méconnu sa véritable origine.
Diarrhée et vomissements. — L'insomnie, l'agitation, la souffrance, qui accompagnent l'évolution dentaire, déterminent parfois des troubles dyspeptiques, et prédisposent aux vomissements. Ils sont relative-
DENTITION
ment rares, comparés à une autre conséquence de la même cause, la diarrhée : ces deux symptômes s'associent parfois au moment de la sortie des canines et des molaires et sont alors une cause de danger. La diarrhée limitée au quart des enfants avant la dentition, d'après Trousseau, atteint les deux tiers des enfants parvenus à cette époque. Cette fréquence est confirmée par Bouchut qui a constaté la diarrhée chez 1 1 2 enfants en dentition sur 1 38, et par Ch. West qui a remarqué que, sur 2 129 cas de diarrhée, la moitié des cas a été observée chez les enfants de six mois à deux ans, et correspond par conséquent à l'époque où le travail de la dentition est le plus pénible.
Quelle est la cause de ce flux intestinal ? Vogel émet Topinion, qu'il est occasionné par la grande quantité de salive avalée, agissant comme léger purgatif salin, grâce aux sels qu'elle renferme. Cette idée ingénieuse ne repose sur aucun fondement, car l'enfant avale rarement sa salive; la majeure partie de cette sécrétion s'écoule au dehors. Billard admet que l'évolution dentaire favorise, non-seulement la sécrétion des glandes salivaires, mais en même temps celle des autres glandes du tube digestif Sans adopter ces hypothèses que rien ne justifie, on verra dans la diarrhée un phénomène consécutif à la dyspepsie gastro-intestinale. Cette origine suffit à expliquer la disparition rapide des accidents morbides, coïncidant avec l'éruption d'un groupe dentaire, sublata causa, toUitur effedus, et leur retour subit pendant l'évolution du groupe suivant.
Ordinairement la diarrhée de dentition est assez légère, à tel point que les auteurs anciens la considéraient comme exerçant une action salutaire, et
prévenant la naissance d'accidents cérébraux , erreur relevée depuis longtemps par Trousseau.Cette bénignité relative est confirmée par les lésions trouvées à l'autopsie, consistant en une saillie un peu exagérée des follicules de l'intestin grêle, des glandes de la bouche, du colon et du rectum.
Cet accident peut néanmoins devenir très grave, se transformer en entérite aiguë ou en choléra infantile, et entraîner alors la mort de l'enfant.
La diarrhée a pour caractères des évacuations répétées cinq à six fois dans les vingt-quatre heures, et composées de matières glaireuses, mélangées de grumeaux blancs de lait coagulé et non digéré, dont la couleur varie du jaune pâle au vert foncé.
Le bismuth, les lavements émollients unis aux soins d'une hygiène bien entendue guérissent cette diarrhée. Si elle est rebelle, et si l'enfant prend d'autres aliments que le lait de sa nourrice, on les supprimera temporairement pour retourner à l'allaitement exclusif au sein. Dans les régions palustres, il est indispensable d'ajouter au traitement précédent 0,05 à 0,10 centigrammes de sulfate de quinine par vingt-quatre heures.
Trousseau faisait mélanger avec du lait ou du sirop de gomme, de l'eau de chaux à la dose de 40 a 60 gr., ou délayer avec du sucre dans du lait, de l'eau albumineuse ou tout autre liquide approprié, un des sels suivants : carbonate de chaux lavé i gr. , bicarbonate de soude 0,50 centigr., carbonate de magnésie 0,25 centigr. Il employait encore la décoction blanche de Sydenham. S'il n'y avait point d'amélioration, il donnait trois ou quatre grammes de sous-nitrate de bismuth, et tous les trois jours du sel de Seignette, ou du
DENTITION
tartrate de potasse et de soude, à la dose de quatre ou 6 gr. dissous dans de l'eau ou du lait. Pour les vomissements, il prescrivait : carbonate de chaux lavé trois parties, mercure cru deux parties; 5 à lo centigr. de cette poudre suffisent pour faire cesser les vomissements, et convertir les garde-robes séreuses en garde-robes bilieuses. Ce résultat obtenu, Trousseau avait de nouveau recours aux absorbants, craie préparée, sous-nitrate de bismuth. Si ces moyens échouaient, il donnait des lavements avec : sulfate de cuivre 0,08 à 0,10 centigr. pour eau distillée 60 gr,; ou la potion suivante à prendre par cuillerées à café dans les 24 heures : azotate d'argent 0,02 centig., eau distillée 30 grammes, sirop simple 20 gr.
Convulsions. — De tous les accidents qui surviennent à l'époque de la dentition, les plus redoutés des mères et des médecins sont sans contredit les convulsions. Pourquoi? On n'en sait rien. Il est admis par la tradition qu'il en est ainsi. Il s'en faut que cette mauvaise réputation soit méritée. En effet, il n'est nullement prouvé que les convulsions soient plus fréquentes au moment de l'éruption dentaire, qu'en dehors de cette période. Lorsqu'elles se manifestent, elles sont la conséquence d'une prédisposition héréditaire ou d'une affection siégeant sur un organe important. Jamais elles ne coïncident avec des symptômes d'inflammation gingivale (Comby). Ces convulsions n'ont d'ailleurs point dans la première enfance, une signification aussi grave qu'à l'âge adulte. Elles réapparaissent si souvent chez quelques nourrissons que les parents finissent par s'y habituer. Leur traitement ne varie pas quelle que soit l'époque à laquelle elles se manifestent.
Affections des voies respiratoires. — Parmi les maladies rattachées à la dentition, celles des voies respiratoires sont les plus problématiques. De fait, un examen attentif pour les laryngites, bronchites, pneumonies, etc., coïncidant avec l'éruption dentaire, fait reconnaître que ces affections dépendent, non de la dentition elle-même, mais de la salivation exagérée qui l'accompagne. Ce ptyalisme imprègne les vêtements du baby, et agit comme cause de refroidissement. En prenant des précautions particulières contre l'action du froid, on réussit à écarter les affections inflammatoires du poumon et de ses annexes.
West rapporte à la dentition les accès de spasmes de la glotte, dont il a noté l'apparition dans 3 1 cas sur 37, du 6'^ mois au 24*^ mois. Il attribue une grande influence à l'irritation directe du trijumeau, mais croit que d'autres causes interviennent aussi. Le spasme de la glotte serait souvent un résultat plutôt secondaire que primitif de la dentition.
Affections cutanées. — Certaines maladies de la peau, l'urticaire, l'érythème, l'eczéma, l'impétigo, etc., s'observent fréquemment lors du travail de la dentition. Leurs relations avec cette dernière sont indéniables. Elle ne se manifestent point indifféremment chez tous les sujets, mais de préférence chez ceux à peau fine et délicate, déjà prédisposés par hérédité aux affections herpétiques. Le lait de certaines nourrices semble favoriser ces poussées éruptives, dont le siège de prédilection, quoiqu'on puisse les rencontrer sur toutes les régions du corps, est cependant la face et le cuir chevelu. Contrairement à un préjugé populaire, il ne faut point respecter les éruptions cutanées à cette
DENTITION
époque. Elles n'exercent il est vrai le plus souvent aucune influence appréciable sur la santé générale, elles ont néanmoins une grande propension à passer à l'état chronique, terminaison qu'il vaut mieux prévenir. Tout en instituant un traitement rationnel par l'arsenic les bains de son, et de sublimé, les soins de propreté locaux, il ne faudra pas viser à faire disparaître trop rapidement l'éruption. Cette suppression trop brusque a été suivie dans quelques cas de désordres du système encéphalo-rachidien.
Bibliographie.
— Abadie : Essai sur quelques accidents de la première dentition. Thèse Paris 1885 n° 195. — Bensengre : Bulletin de la société des naturalites de Moscou 1870. — J. Besnier : Enfant née avec des dents. Sociét. méd. de Paris 9 nou. 1878. — Besnier et Gueniot : Union médicale 12 juin 1875. — Billard : Maladies des enfants 1828. — Blachez : Art. Dentition Dict. cncy. se. méd. — Blot : Bullet. soc. chir. de Paris 6 mai 1868. — Bouchot : Malad. des enfants nouveau-nés etc. — Comby : La première dentition etc. Arch. génér. de méd. février 1888/». 166. — Cordes : Des enfants qui naissent avec des dents. Union méd. i juillet 1875. — Dar- V1EU : Influence de l'allait. sur la dentition. Ga:^. hôpit. 1879 p. 40J — Dastol : Dentition précoce. Ga^. hôpit. 1876. p. 556. — Depaul : Société de chirurgie 24 juin 1868. — Duclos : Bullet. de thérapeut. XXXII. 1847. — Dumas : Enfant née avec des dents. Union médicale 22 juillet 1875. — Eisenmann : Sur difîér. affec. de la période de dentition. Journ. conn. méd. chir. 1841 p. 25J. — Fonssagrives : Loc. cit. — Guersant : Bullet. thérap. jo avril 1867. — Giraldès : Compt. rend, et mém. sociét. de biologie 1860 jt>. 9. — Haller : Elém. physiol. 1764. — Hervieux : Sur quelques circonst. relativ. aux phases de l'évolut.des dents. Acad.de médec. i() juillet 1855. — Lardier : Enfants qui naissent avec des dents. Union médicale 10 mai 1879. — Magitot : Art. Dent. Dict. encyc. se. méd. — Erupt. précoce des dents temporaires. Ga:{. hôpit. 1876 p. 412. 427. — Etude cliniq. sur les accidents de l'érup. des dents. Arch. génér. de méd. 1881. — Mattei : Enfants qui naissent avec des dents. Union médicale lèj'^.p. 809. — Masse : Dentition précoce. Bullet de thérap. 1874. p. 500. ^ Pline le jeune : Hist. natur. livr. VII. chap. XV. — Rosen : Traité mal. des enfants 1778. — Sappey : Compt. rend, sociét. biologie 1859 p, 41. — Johann Stein : Compend. mal^d. des enfants iSSof— Sanné : Accidents symp. qui accomp. la dentition. Bullet. génér. de
i64 ORGANISATION DE L'ENFANT
thérap. 184?. p. i84.-TARNiEa et Gukniot : BuUet.de thérap. 1875 P 30 - Thore : Dentition précoce. Ga^ méd. 1859. p. 617. Tissier • Enfants qui naissent avec des dents. Union méd. 28 sept. 1875. - Tomes • Traité de chirurgie dentaire trad. Darin. 187J.- Trousseau : Dentition des enfants à la mamelle. Journ. des connais, méd. cliir. nou. 1841. p. 177. Ga^. hôpit. 1859. p. 4J9. Vautier : Accidents causés par une dentit. dilfic. Ga^. hôpitaux 1859. p. <>9i.~ Vogel : Traité des malad. de l'enfance. - West : Leçons sur les malad. des enfants p. 265. 28]. ^