‹ Hygiène de la première enfanceChapitre 2 sur 67 · CHAPITRE" I · texte numérisé non relu

CHAPITRE" I

INFLUENCE DE l'aGE

But du mariage. — Le mariage est l'union légitime de l'homme et de la femme, consacrée par les lois civiles et religieuses, dans le but d'assurer la descendance régulière et de créer la famille. Le père et la mère transmettent à leurs enfants, non seulement leur fortune et leur nom^ mais aussi leurs qualités physiques et morales. Il est donc utile de connaître exactement dans quelles limites s'exerce leur influence. C'est à ce point de vue exclusif que j'envisagerai la question du maria2:e.

Epoque où il faut le contracter. — Cette union ne peut être contractée à toute époque de la vie. Les lois civiles et religieuses de toutes les nations s'accordent à l'interdire avant un certain âge plus ou moins précoce suivant les pays et les cuhes, mais presque toujours calculé sur l'évolution de la puberté. Passé

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cette limite, toute latitude a été laissée jusqu'à la plus extrême vieillesse. Les lois et coutumes concernant le mariage ont beaucoup varié suivant les peuples.

Chez les Hébreux, la limite inférieure était fixée à douze ans pour les filles, à treize ans pour les garçons. Ces mariages précoces se sont continués jusqu'à nos jours parmi les populations de l'Orient, quoique dans une proportion fort restreinte. On s'est basé sur cet âge légal, pour croire à l'influence accélératrice du climat sur la puberté dans les deux sexes. Elle est moins considérable qu'on ne suppose généralement. Mes propres recherches en Syrie sur la menstruation, chez les populations sémitiques, m'ont donné pour la puberté des moyennes comprises entre 12 et 14 ans.

D'ailleurs on se préoccupe assez peu de la puberté dans les mariages orientaux. Sur un total d'environ 1 400 femmes mariées, qui se sont présentées, du 1 5 octobre 1886 au 10 avril 1888, à ma clinique spéciale de l'hôpital français à Beyrouth, 79 avaient contracté mariage avant l'expiration de la 15® année; sur ce nombre, 23 n'étaient pas encore réglées. -La menstruation ne s'est établie chez elles, en moyenne, que 20 mois et 9 jours après leur mariage.

A Lacédémone, les lois de Lycurgue n'autorisaient le mariage pour les deux sexes qu'à vingt-cinq ans. A Athènes, le mariage pour l'homme n'était toléré qu'à trente-six ans. A Rome, on exagéra dans le sens opposé, en adoptant l'âge de douze ans pour les femmes et de quatorze ans pour les hommes, limite inférieure acceptée par l'Eglise Catholique.

Cet usage ne s'introduisit ni chez les Germains, ni chez les Gaulois, qui, d'après Jules César et Tacite,

considéraient comme un déshonneur d'avoir commerce avec une femme avant 20 ans.

La loi Romaine fut suivie en France jusqu'à la révolution. La promulgation du code civil exigea dix-huit ans révolus pour les hommes et quinze ans révolus pour les femmes.

La période d'années pendant laquelle le mariage est rationnel d'après la physiologie, correspond à celle où les deux sexes sont aptes à la reproduction. Mais, dans cette période assez étendue, l'expérience démontre, à l'aide des documents fournis par les statistiques médicales et l'hygiène publique, que les subdivisions quinquennales, donnent des résultats plus ou moins favorables.

Age du mariage de l'homme. — Dans le règne végétal, le fruit généralement destiné à perpétuer l'espèce qui le porte, n'atteint toute sa saveur, toute sa beauté, toute sa perfection, qu'au moment fixé par la nature. Ce moment prévu est celui, dans les plantes herbacées , où l'individu a atteint son entier dévelpppement dans les conditions normales. Il y a cependant quelques exceptions à cette règle; par des artifices habiles, on arrive à obtenir avant ou après la saison habituelle, des primeurs ou des produits tardifs. Au point de vue spécial de la reproduction, l'espèce humaine se rapproche du règne végétal. Dès la puberté, lés deux sexes sont aptes à la reproduction, mais celleci s'effectue rarement dans des conditions irréprochables, avant l'époque où le développement physique du corps est à peu près terminé. C'est la meilleure pour le mariage. Pour l'homme, elle correspond à 24 ou 25 ans.

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En France, la loi autorise le mariage pour l'homme à i8 ans, en Angleterre à i6 ans, en Orient beaucoup plus tôt. Qu'en résulte-t-il? Avant 20 ans, la mortalité des jeunes gens mariés est beaucoup supérieure à celle d'individus du même âge restés dans le célibat. En voici la proportion établie sur 1000 sujets de chaque catégorie.

Mariés Célibataires France (1856-66). ... 15,32. .. . 6,89 Paris (1860- 1864). ... 15,20. .. . 6,67 Belgique (185 1-60) ... 11,90. .. . 6,43 Hollande (1850-59) . . . 12, 10. . . . 6,44

Ceux qui échappent à la mort sont souvent frappés d'une sénilité précoce. L'organisme humain avant la 20® année ne saurait être mieux comparé, qu'à l'estomac de l'enfant au moment du sevrage. Embrasser l'état du mariage, dans le premier cas, c'est remplacer dans le deuxième, sans transition, le lait, par une nourriture grossière, qui ne convient qu'à un âge plus avancé. De même que l'estomac de l'enfant se révolte et traduit sa souffrance par des vomissements , des troubles dyspeptiques, de la diarrhée etc., origine trop fréquente de maladies graves dans la suite, de même le corps du jeune homme subit le contre-coup de ces excès prématurés, principalement du côté du système nerveux.

Passé la 20^ année, la statistique nous fournit de meilleurs résultats en faveur du mariage. L'âge minimum à fixer légalement, d'après la physiologie, pour le mariage des hommes, devrait donc être au moins celui de 21 ans, celui de la majorité. Il est préférable d'attendre ] ou 4 ans de plus, lorsque le développement physique est terminé, et que le développement moral est suffi-

sant pour permettre au jeune homme de remplir convenablement ses devoirs de chef de famille.

Chez la femme la puberté, et par conséquent la nubilité, est plus précoce que dans l'autre sexe. Elle varie suivant les races, les classes de la société et les conditions hygiéniques. D'après mes recherches, en France, la puberté se manifeste en moyenne, vers la 1 4^ année; en Angleterre, en Autriche, en Allemagne, en Russie, après la 1 5 année ; en Suède et en Norvège, vers la 1 6^ année; enLaponie, vers la 17^ année; en Orient, dans les races arabes, il existe un écart assez considérable de 1 2 ans 1/2 à.,i4ans; les nationalités chrétiennes sont moins favorisées que les autres.

Age du mariage chez la femme. — La mortalité comparée (par 1000) des femmes, dans le célibat et le mariage est moins considérable dans le premier état

Pays

Périodes

de 15 à 20 ans.

de 21 à 25 ans.

Mariées

Célibat.

Mariées

Célibat.

France Paris Belgique Hollande

que dans le second jusqu'à 25 ans. Les chances de mort et de maladies, sont en raison inverse de l'âge, et très nombreuses jusqu'après 20 ans. A cette époque, elles se balancent comme chez l'homme. Après 25 ans, le mariage offre plus de garanties de santé que le célibat. C'est donc dans cette période de 20 à 25 ans, qu'il sera préférable pour la femme de le contracter.

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Mariages tardifs. — Ce serait une erreur de croire que les mariages tardifs donnent de meilleurs résultats que les mariages précoces. Ahlfeld, Kleinwachter, Rumpe , Steinmann , Grenser, Cohnstein , Verrier , Courtade, Lizé (du Mans) etc., sont unanimes à en faire ressortir la gravité, au point de vue delà grossesse et de l'accouchement. M'ne Lachapelle, Cazeaux et Coccio ( 1875 ) croient qu'on s'exagère les inconvénients de la primiparité tardive, survenant après la 30^ année. Ces auteurs sont optimistes, en face des conclusions contraires des autres écrivains.

I ° Les complications et les accidents de la grossesse, qu'elles soient ou non sous sa dépendance, atteignent leur maximum de fréquence chez les primipares âgées; les primipares très jeunes viennent en seconde ligne. Les hémorrhagies pendant la grossesse font exception à cette règle ; elles sont en raison inverse du nombre d'années (Kleinwachter), contrairement aux œdèmes, aux vomissements (Rumpe, Courtade), et aux avortements (Kleinwachter). L'hydramnios est indépendant de l'âge.

2° Les grossesses extra-utérines sont plus fréquentes (Hecker).

3° Pour Steinmann, la durée moyenne de l'accouchement chez les primipares âgées (18 heures 42 m.), est à peu près la même que chez l'ensemble des primipares, dans la maternité de S* Pétersbourg (17 heures 48 m.). Mais Kleinwachter et Rumpe ont observé une augmentation de durée, en raison directe de l'âge, portant exclusivement sur la première période. La durée moyenne de cette période de dilatation du col, a été de 1 3 heures 10 m., au lieu de 6 heures 6 m., moyenne

de 100 jeunes primipares delà clinique deMarbourg. La cause de cette prolongation réside dans la faiblesse des contractions et la rigidité des parties molles (Rumpe, Courtade), Outre cette durée anormale, l'inertie utérine amène de la prostration et de l'énervement, des métrorrhagies pendant et après la délivrance, des affections puerpérales. L'inextensibilité des tissus cause une dilatation lente de l'orifice, des contractions utérines excessivement douloureuses (Charpentier), des déchirures des organes externes de la génération, des hémorrhagies, des plaies etc. (Ahlfeld).

4^ A la rigidité des parties molles se rattache la fréquence des présentations irrégulières, 8 0/0. La proportion est surtout plus accentuée pour les présentations de la face, 3 0/0 au lieu de o, 4 0/0. La fréquence des présentations du pelvis n'est pas augmentée (Rumpe). Kleinwachter et Steinmann sont d'avis opposé.

5° La fréquence des ruptures du périnée, des hémorrhagies, des affections rénales, et des œdèmes sans lésions rénales, augmente en raison de l'âge des primipares. Les inflammations de la mamelle sont en proportion inverse (Kleinwachter, Steinmann). Les contractions tétaniques (6, 6 0/0 au lieu de 3, 3 0/0) et éclamptiques sont plus souvent observées (Steinmann).

Cohnstein donne pour les primipares âgées, à bassin normal, une moyenne de 57 0/0 d'opérations obstétricales; et une moyenne de 97, 59 0/0 pour les rétrécissements du. bassin, dont la proportion ne dépasse pas le chiffre habituel de 20 0/0 (Rumpe).

Sur 392 accouchements et 287 opérations pratiquées par Cohnstein, 83 mères sont mortes, 136 enfants

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étaient morts-nés, et 2 1 ont succombé après la naissance. Grenser, sur 42 accouchements, a eu 39 opérations ; celle dont l'indication se présente le plus souvent est l'application de forceps (Steinmann). Ces proportions sont supérieures à celles de la maternité de Marbourg, 34 0/0 (Rumpe).

7° Les grossesses gémellaires augmentent avec l'âge des primipares (K.leinwachter, Steinmann).

8° Toutes choses égales, le maximum de morbidité et de mortalité, qu'elle soit ou non d'origine puerpérale, s'observe chez les primipares âgées, le minimum chez les primipares d'âge moyen (Steinmann, Kleinwachter).

Rumpe a eu une proportion de 8 0/0 pour la mortalité, de 49 0/0 pour la morbidité.

Influence de l'âge des époux sur la fécondité des mariages et la proportion des avortements. — Les mariages précoces sont moins féconds que les autres. Contractés avant la 16^ année de la femme, d'après mes récentes recherches en Syrie, ils abaissent le chiffre de ses grossesses à 4. Chez les pairs anglais, Sadler a trouvé une moyenne un peu supérieure : 4,4. Le même auteur donne les chitfres de 4, 64 enfants de 1 6 à 20 ans ; de 5 , 2 1 enfants de 20 à 24 ans ; de 5,13 avant 26 ans; de 3, 5, de 26 à 36 ans; et seulement de 2, 89, au-dessus de ce dernier âge.

En tenant compte de l'âge de l'homme, on obtient une moyenne de 5 , 1 1 enfants, au-dessus de 26 ans; de 4, 34, entre 26 et 36 ans; et de 2, 84 si l'homme entre en ménage après la 36° année. •

Avant la 16® année, chez la femme la proportion des avortements, est de 24 0/0. L'interruption de la grossesse est aussi très fréquente, s'il y a une difl'érence

trop marquée, entre l'âge des deux époux. Certaines femmes mariées à des hommes parvenus au seuil de la vieillesse, n'ont jamais eu que des fausses couches. Dans une seconde union contractée avec un mari plus jeune, elles sont devenues mères de nombreux enfants.

Influence de l'âge des époux sur la morbidité et la mortalité des enfants. — Tous les auteurs s'accordent à reconnaître avec Grancher, que l'âge avancé d'un ou des deux parents, est pour les descendants, une cause puissante de scrofule.

La morbidité et la mortalité des enfants sont très accentuées dans les mariages précoces. Les proportions de mortalité, données par Sadler jusqu'à l'âge nubile, sont 28 0/0, chez les enfants de mères ayant moins de 16 ans; de 20 o/o,"pour les enfants de mères âgées de 16 à 20 ans; et de 18, 8 0/0 pour les enfants de mères âgées de 20 à 24 ans.

Sur loi enfants nés àMarbourg de primipares âgées, 1 3 sont morts pendant l'accouchement, 4 dans les deux premières semaines. Cette mortalité de 17 0/0, est le double de la mortalité habituelle (Rumpe). A S"^ Petersbourg, la proportion de mortalité est triple (Steinmann).

Précautions à prendre chez les primipares précoces ou tardives. — Malgré tous ces faits d'observation médicale, on ne peut proscrire d'une façon absolue, le mariage de la fé^me avant 19 ans, et après 30 ans. 11 est parfois difficile, même aux parents les plus convaincus, de ne point se plier à certaines exigences de famille ou de relations. Si j'ai fait ressortir les inconvénients graves pour la femme et l'enfant, des mariages précoces ou tardifs, c'est pour montrer que, dans ces cas surtout, la première grossesse et le premier accou-

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chement devront être surveillés de près par un accoucheur expérimenté, et non point abandonnés à la direction aveugle de sages-femmes, dont les soins ont toujours besoin de contrôle. Il vaut mieux prévenir le mal que d'avoir à le guérir.

Influence des époux sur le sexe des enfants. — Hippocrate croyait à la possibilité d'avoir à volonté un garçon en pratiquant les rapports sexuels à la fin de la période des règles, quand elles viennent de cesser, ou au contraire une fille, quand le coït a lieu pendant leur durée. Suivant cette doctrine, Thury et Coste font dépendre le sexe de la maturité de l'ovule : les vaches saillies au début du rut donneraient des femelles, à la fin du rut, des mâles. Avec une pareille théorie, on ne saurait comprendre la naissance de filles chez l^s Juifs, chez lesquels la loi religieuse interdit tout rapport sexuel pendant la menstruation et les huit jours consécutifs, à moins d'incriminer la bonne foi de tout un peuple : conclusion aussi absurde que révoltante.

Girou de Buzareingues soutenait qu'une femelle délicate, débile ou affaiblie, fécondée par un mâle vigoureux, engendre un mâle. Dans les conditions inverses, le produit de la fécondation est femelle. Il ne serait pas difficile de pubher un grand nombre d'observations contradictoires.

Sadler a formulé la loi suivante : à égahté d'âge des parents, il y a autant de garçons que de filles parmi les enfants; si le père est plus âgé, le nombre des garçons prédomine; si c'est la mère, le nombre des filles l'emporte.

Boudin à Paris, Hafacker à Tubingue, Gœhlert à Vienne, Boulanger à Calais, dans leurs observations

respectives , sont arrivés aux mêmes conclusions.

Les recherches que M"^ le professeur Breslau a faites dans les registres des accouchements du canton de Zurich, sont en opposition complète avec le sentiment de tous ces auteurs. Elles ont porté sur les naissances des deux années 1861 et 1862 au nombre de 16 492; comprenant 8561 garçons et 7 981 filles, soit I 079 : 1000. Sur 11 762 enfants dont le père était plus âgé que la mère , il y a 6 069 garçons et 5 693 filles, soit I 066 : 1000. Dans les conditions inverses, le total de 3 529 naissances se décompose en I 869 garçons et i 660 filles, soit i 125 : 1000. Enfin, sur 1 201 enfants nés de parents d'âge égal, on compte 623 'garçons et 898 filles, ce qui équivaut au rapport 694 : 1000. Bidder repousse aussi la loi de Sadler. D'accord avec Ahlfed et Winckel, se basant sur 1 1 871 naissances, il attribue une influence majeure à l'âge de la mère. Pour un certain âge de celle-ci, 20 à 21 ans chez les primipares, 25 à 30 ans chez les multipares, on trouve un nombre égal de naissances pour les deux sexes. Plus la mère s'éloigne de cette période, plus la proportion est accentuée en faveur des garçons.

Les recherches de Bertillon l'ont amené à conclure que : i*^ Les premières années du mariage, sont fécondes en garçons et les dernières en filles. 2"" L'âge absolu des époux et leur âge relatif influencent les sexes. Les deux époux âgés de vingt ans engendrent plus de garçons que de filles. L'égalité sexuelle s'établit vers la seizième année du mariage. Au delà, les filles dominent. 30 Les mariages tardifs des deux côtés donnent une prédominance féminine. 4^ Les femmes qui se marient au-dessus de trente-cinq ans engen-

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drent plus de filles que de garçons. 5" La même particularité se constate quand le mari est plus jeune que la femme. 6° Les veufs qui se remarient ont des filles plutôt que des garçons. 7" Le milieu, ville ou campagne n'est pas sans influence sur la proportion relative des sexes.

Dans l'état actuel de la science, toutes ces assertions plus ou moins ingénieuses, sont encore prématurées.

Stérilité chez les jumeaux de sexe différent. — Un préjugé populaire de quelques contrées prétend que, si des jumeaux sont de sexe différent, la femelle est stérile. Burns partage ce sentiment, qui a été réfuté par Simpson. Cette opinion n'est heureusement pas très répandue, sans quoi, elle pourrait entraîner des dommages sérieux pour nombre de filles qu'elle vouerait au célibat obligatoire, surtout en Orient.

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