NOTA
Les envois en nourrice ne permettent pas de calculer la mortalité de ces deux derniers départements. On remarquera que, parmi les 18 départements qui ont la mortalité la plus élevée, figurent les 13 départements les plus voisins de la capitale.
CAUSES
Villes et campagne. — D'après les recherches de Routh, basées sur une statistique étendue et soigneuse pour l'Angleterre, le nombre des décès au dessous de 5 ans est du double plus considérable dans les villes qu' à la campagne. Cette différence devient sept fois plus considérable pour les enfants trouvés. En Irlande, la proportion est 30 0/0 dans les villes, 20 0/0 dans les campagnes. En France , la proportion est 21 ,2 0/0 dans les villes, 20,37 0/0 dans les campagnes (Bertillon).
A Munich, la mortalité des enfants au dessous d'un an est infiniment plus considérable qu'à Londres. Le chiffre des décès à cet âge représente à peu près la moitié de la mortalité générale, 45 0/0, tandis qu'à Londres cette proportion est réduite à moins 'd'un quart. Le chiffre de la mortalité des nourrissons est véritablement effrayant dans plusieurs villes d'Allemagne, telles que Berlin, Francfort-sur-le-Mein, Dantzig et Vienne. A Berlin, il semble s'être accru progressivement. En 1854, il était de 58,32 0/0 ; en 1859, de 64,37 î 1864, de 68,38 0/0 (Ploss). Même remarque pour la ville de New^-York.
A Alger , ce chiffre est 40,7 0/0 ( Bertherand ) . Etudiée à un autre point de vue, pour 100 naissances, on trouve à la fin de la première année une mortalité de :
( Voir le tableau de la page suivante )
Lé chiffre de Paris est inférieur au chiffre réel, beaucoup de nouveau-nés étant transportés chez les nourrices dans les départements limitrophes. Même réflexion pour Londres, Vienne, Bruxelles etc., et la plupart des grandes villes.
5i6 MORTALITÉ INFANTILE