RIO
V erQun
Ol "7/1
Herliu
x^iUoS
OO
rjerne
1 zl
Bruxelles'
Copenhague
Christiania
Edimbourg
Glasgow
Londres
Londres
Letheby
Magdebourg
Manchester
S.Pétersbourg
Stockholm
"Vienne
Suède (villes)
Stat. officielle
On remarquera le chiffre élevé des villes industrielles et manufacturières, où le travail des mères dans les
CAUSES
fabriques, est un obstacle pour qu'elles allaitent, et soignent convenablement leurs nourrissons.
Cultes. — Un article de la Revue scientifique du 14 mai 1881 relève une curieuse statistique sur la mortalité infantile dans les différents cultes.
En Prusse, de 1822 à 1840, Hofmann a trouvé pour la mortalité de la première année de la naissance, une proportion de 13,3 3 0/0 chez les juifs et de 16,66 0/0 chez les chrétiens.
L'annuaire législatif, administratif et économique de l'empire allemand donne des renseignements plus détaillés pour le grand-duché de Bade.
Juife
Protestants
Catholiques
Age
1er jnoi3
2^ mois
3® mois
l^r trimes.
2^ trimestre
3e trimestre
4® trimestre
amiée
Cette moindre mortalité des enfants juifs ne se reproduirait pas pour les enfants naturels , comme semblent l'indiquer les rapports ci-après (période 1871-73).
Juife Protestants Catholiques
ire année 44,86 38,49 38,31
Dans le grand-duché de Bade, il y a eu sur loo naissances de chaque catégorie, une proportion d'enfants
MORTALITE INFANTILE
naturels de 14,23 0/0 chez les catholiques, de 12,31 0/0 chez les protestants, 1,83 0/0 chez les juifs, dans la période 1864-70. Ce chiffre a été de 10,340/0 chez les catholiques, de 9,34 q/o chez les protestants et de i ,29 0/0 chez les juifs dans la période 1871-73.
D'après Wesselovski, en Russie, de 1 867 à 1 870, la moyenne des naissances illégitimes a été 2,92 0/0 pour l'ensemble de la population. Elle varie comme il suit entre les habitants des divers cultes 0/0.
Grecs orthodoxes 3^06 Juife 0,22
Catholiques 3;, 17 Mahométans 0,16
Protestants 3,19 Russes 2,92
Le taux mortuaire des enfants dans la première année de la naissance varie comme il suit parmi les mêmes habitants o/o :
Protestants 21,18 Juifs 14,08
Mahométans 17,53 Catholiques 13,96
Pour la Russie entière le rapport est 26,34.
Saisons. — En général, pour l'Europe, le maximum de la mortalité des nourrissons correspond à la fin de l'hiver, et le minimum à la fin de l'été. Ces propositions sont renversées à Montpellier, à Stockholm, à Chemnitz(Saxe) et à Berlin. Dans ces dernières villes, en effet, le maximum de la mortalité coïncide avec les mois de juillet et d'août, comme à New-York et à Chicago (Virchow).
Pamard signale, pour le département de Vaucluse et la région des oliviers, cette mortalité excessive dans les mois de juillet, août et septembre qui dépasse les 47 0/0 de la mortalité annuelle.
A Marseille, mes recherches m'ont conduit aux ré-
CAUSES
i sultats suivants : sur 6 248 décès de un jour à un an, i survenus dans la période de trois ans 1879, 1880 et i 1 88 1 . La mortalité 0/0 a été pour ;
j au vier
a ujuei
Février
Août
Mars
Septembre
Hiver
Été
Avril
Octobre
Mai
Novembre
Juin
Décembre
Printemps
Automne
A Etienne,
Reimbault
en 1865 est arrivé à
cons-
tater aussi l'influence néfaste de l'été pour la mortalité
des enfants au dessous de deux ans; voici ses moyen-
nes 0/0 :
Eté
Hiver
Automne
Printemps
La première impression, à la lecture de ces chiffres, porte à croire que la période des chaleurs favorise le j développement épidémique d'affections spécialement ' nuisibles aux enfants, surtout de gastro-entérites. C'est une erreur. La température élevée n'exerce directement, aucune influence néfaste sur eux. La preuve est qu'elle est la même pour tous les enfants du même âge, et qu'un petit nombre seul est frappé. En divisant les enfants par catégories au point de vue de l'alimentation, on voit que la mortalité excessive sévit uniquement sur ceux qui sont soumis à un sevrage prématuré ou à une alimentation vicieuse. Les enfants élevés au sein ou au biberon, d'après les règles et les conseils de
MORTALITÉ INFANTILE
l'hygiène, sont à peu près entièrement épargnés. C'est en se basant sur cette donnée de l'expérience, que l'on proscrit en général, le sevrage pendant les mois les plus chauds de l'année.
Froid. — Le nouveau-né est très sensible au froid. La déperdition de calorique par le rayonnement tend à abaisser rapidement sa température dans certaines conditions. Ici en effet, l'exercice ne vient pas comme à l'âge adulte établir une compensation. On comprend donc, sous cette influence, la multiplicité des affections des voies respiratoires et des organes digestifs. Les principales causes qui exagèrent les mauvais effets du froid, sont l'allaitement artificiel comme Hervieux l'a montré il y a 36 ans pour l'hospice des Enfants-Trouvés et le bas-âge de l'enfant. Voilà pourquoi, Milne- Edwards, Villermé, Gustave Rousseau, Loir, Carrière Fonssagrives, etc. se sont élevés contre la loi obligeant de porter le nouveau-né à l'état civil, dans les premières heures après la naissance.
L'habitude, dans les familles catholiques, pour se conformer au désir exprimé par les conciles, d'administrer le baptême avant le dixième jour, est aussi passible des mêmes critiques, si l'on ne s'entoure de certaines précautions. Rien n'empêche, sans vouloir nullement contrecarrer les. règlements en usage dans l'église, d'établir au moins quelques distinctions, suivant les cas. Si le nouveau-né est débile, la saison rigoureuse, les variations atmosphériques constantes, enfin l'église trop éloignée, froide et humide etc., on peut solliciter de l'administration ecclésiastique, l'autorisation d'ondoyer d'abord Tenfant à domicile. On remettra aussi sans crainte à plus tard l'accomplisse-
CAUSES
ment des autres cérémonies qui doivent s'effectuer 1 dans le temple religieux.
Par crainte du froid, Vacher a condamné le transport chez les nourrices à la campagne avant la 3® semaine. * Wakefield a établi que le transport des enfants à une [ distance supérieure à 60 kilomètres, accroît la mortalité : de 9 0/0. Routh admet ces résultats, sauf pour la saison j chaude, où il regarde le transport comme sans danger. Ces moyennes remontent, il est vrai, à une époque assez ancienne. Depuis, a fait observer Broca, le chemin de fer a supprimé la voiture du meneur ; cette I voiture qui emmenait plus de nourrices qu'elle ne ' contenait de places, de telle sorte que les nourrices étaient obligées de marcher à tour de rôle et que la voiture n'allant qu'au pas, le trajet durait bien longtemps. Cette affirmation de Broca n'est malheureuse- ■ ment pas exacte. Les lignes de chemin de fer sont loin de desservir tous les villages de nos campagnes.
C'est à l'action délétère du froid qu'il faut attribuer la mortalité des nouveau-nés dans les quatre ou cinq premières semaines de la vie, si considérable pendant la mauvaise saison. Les statistiques de Lombard, Toaldo, Trévisano,Milne-Edwards,Villermé,Bertillon, Marmisse (de Bordeaux), Maher (de Rochefort) concordent pleinement sur ce point.
Lombard a fait apprécier l'étendue du mal et l'importance de cette question par le tableau suivant, où l'on voit la proportion des décès des nouveau-nés , dans les quatre mois froids comparés aux quatre mois chauds. Sur cent décès de un jour à un mois et de un mois à vingt-quatre mois, on compte :
522 MORTALITÉ INFANTILE
de 12 à 24 mois
4 mois chauds
4 mois jfroids i
de 6 à 12 mois
4 mois chauds
4 mois froids
de 3 à 6 mois
4 mois chauds
4 mois froids
De là 3 mois
4 mois chauds
4 mois froids
de 1 j.à 1 m.
4 mois chauds
o irs eo co o> o>