DES RAPPORTS DES ORGANES DE LA UOIX AVEC L'ORGANISME
Le corps se compose de divers organes, dont chacun accomplit un travail particulier, appelé fonction. Ainsi l'estomac digère, le larynx produit la voix, etc. Cependant cette destination spéciale n'empêche pas les organes de se prêter un mutuel concours pour l'accomplissement de leur devoir, qui est la conservation de l'individu.
Ce concours peut être comparé jusqu'à un certain point à ce qui se passe dans une machine à vapeur. En effet, lorsqu'une machine à vapeur fonctionne, elle produit un mouvement; en même temps, il se développe de la chaleur et il se dégagent des vapeurs d'eau et de l'acide carbonique. Pour arriver à ce résultat, la machine a consommé du charbon, de l'eau et de l'air.
Cet ensemble de phénomènes s^observe également dans l'organisme où chaque organe accomplit sa fonction. L'air expiré est rempli de vapeurs d'eau, visibles dans l'atmosphère froide. Il est
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cliargc aussi d'acide carl)oniquc ; en expirant à travers un tube plongé dans l'eau de chaux, celle-ci devient rapidement laiteuse. L'air expiré dégage aussi une certaine quantité de chaleur, car on voit fondre de petits morceaux de glace placés devant la bouche. Les mêmes phénomènes se produisent sur la peau, mais à un moindre degré.
Si l'on se promène en même temps, c'est-à-dire lorsque fonctionnent les organes delà locomotion, il y a dépense d'une certaine somme de force mécanique; lorsqu'on pèse un individu avant et puis après un exercice prolongé, on verra que le poids a diminué.
11 y a donc perte par la production de la chaleur, des vapeurs d'eau et de l'acide carbonique, fabriqués par la consommation des substances qui jouent un rôle analogue à celui du charbon et de l'eau dans la machine à vapeur. Cette triple production constitue la fonction chimique de la respiration (poumons) et celle delà transpiration (peau) .
La perte éprouvée doit être réparée : la fami et la soif l'exigent, de même que la fatigue qui résulte d'une promenade prolongée nécessite le repos. Pour restituer au corps son poids normal, si I on ne veut que l'organisme se consomme lui-même, il est nécessaire de fournir à l'organisme trois choses enquantitésuffisante, àsavoir de l'air frais, une boisson et des aliments. Ce sont les organes de
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V alimentation qui s'en emparent. La nourrilure, rendue liquide par la digestion, traverse la membrane excessivement mince du canal* alimentaire pour pénétrer dans les cavités de tubes à parois très-ténues et remplis de sang. Ces tubes, les vaisseaux capillaires, en se réunissant, forment des lubes de plus en plus larges, appelés artères et veines, qui finissent par s'aboucher dans le cœur, dont les contractions projettent le sang et déterminent ainsi la circulation.
Le sang, chargé de substances nutritives, fournit donc à tous les organes le nutriment, mais il leur enlève en même temps les résidus provenant de l'usure et s'en débarasse dans les poumons, la peau et les reins sous forme de matières excrémentitielles. Suivant le degré de l'usure, il y a accroissement ou dépérissement du corps.
Mais ces divers procédés doivent s'effectuer dans des proportions régulières : Vinnervation, fonction du systèmenerveux, estchargée de surveiller, de précipiter ou de modérer les divers actes physiologiques que nous venons d'indiquer.
Les organes ne travaillent pas dans tous les individus d'uno manière identique ; il y a exagération, diminution ou altération qualitative de la fonction, d'où résultent les caractères généraux de l'oroanisme, caractères soit communs à certains groupes d'individus, tels que Vâge, le seœe, la race, etc.,
soit particuliers ;i l'incUvidu, comme par exemple h prédisjwsUion, Vhérédité, etc.
Si tous les organes se prêtent un concours mutuel à la conservation de l'individu, les troubles de la fonction des uns peuvent influencer la fonction des autres. Les organes de la voix sont soumis à la même règle. Leur travail est favorisé ou entravé par celui des autres organes, et, à leur tour, leur exercice soutenu ou exagéré peut déterminer des modifications profondes dans les manifestations vitales des autres organes.