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IMPRIMEURS 2J

à la marche de la myopie pendant les deux années de séjour à l'Ecole, il lui paraît démontré qu'elle ne s'aggrave pas d'une manière bien sensible, sauf de très rares exceptions : tel est également l'avis de M. Pierrot. Il est vrai que l'hygiène oculaire est observée dans une large mesure, notamment pour l'éclairage, qui est le facteur souverain à opposer à l'influence nuisible des travaux d'application. La lumière est distribuée aussi abondamment que possible et selon les indications hygiéniques que nous avons formulées (un bec de gaz par élève). Depuis l'année dernière, on a substitué la lumière électrique au gaz pour l'éclairage des salles de dessin, ce qui constitue une amélioration considérable, qu'il faut souhaiter de voir réalisée peu à peu dans les autres salles de travail et en général dans tous les grands établissements d'instruction.

§ II. — Imprimeurs.

Dans les diverses professions qui favorisent la progression de la myopie, ce sont les yeux qui jouent le rôle d'instrument de travail. C'est pour ces professions en général, et particulièrement pour celle d'imprimeur, qù'iL-/est prudent de connaître la faculté visuelle dont on jouit, et de savoir si la vue n'aura pas à souffrir par le fait des occupations auxquelles elle sera soumise.

En effet, le travail de l'imprimerie est minutieux,

nécessite une application constante et s'exerce souvent dans des conditions défectueuses d'éclairage. La myopie est l'apanage d'une grande quantité d'ouvriers imprimeurs, qui ont trouvé dans leur profession des conditions éminemment favorables au développement de ce vice de réfraction.

Les ouvriers imprimeurs se divisent en : typographes, compositeurs, imprimeurs proprement dits, correcteurs, écrivains et imprimeurs lithographes... Ces ouvriers de toutes catégories sont incessamment exposés à des causes plus ou moins actives de fatigue oculaire inhérentes à leurs diverses fonctions. En première ligne les compositeurs qui ont à déchiffrer des manuscrits plus ou moins lisibles, et à prendre les caractères d'imprimerie dans les cassetins pour les ranger dans le composteur : trois opérations qui se pratiquent pour ainsi dire simultanément. La difficulté de lire certains manuscrits, l'exiguité de certains caractères d'imprimerie, le brillant des caractères neufs, tout cela impose à la vue une fatigue presque continuelle.

Le docteur Motais d'Angers, qui a beaucoup étudié cette question r, a observé qu'il y avait environ une moyenne de 50 myopes pour cent, chez les compositeurs typographes.

Les correcteurs chargés de collationner les épreuves avec les manuscrits, les imprimeurs mé-

1 . Motais, Hygiène de la vue chei les typographes. Paris, 1883 .

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