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INONDATIONS, LEURS CONSÉQUENCES AU POINT DE VUE DE L’HYGIÈNE PUBLIQUE

Sources de richesse et de prospérité pour notre ville, les deux cours d’eaux qui la traversent sont loin d’être sans influence sur la santé des habitants. C’est à eux que l’on s’accorde à attribuer les brouillards qui pendant quelques mois de l’année recouvrent la cité durant plusieurs heures de la journée. C’est aussi aux vapeurs humides qu’ils répandent dans l’atmosphère, non moins qu’aux autres mauvaises conditions hygiéniques dans lesquelles nous nous trouvions naguère, que l’on rapporte la fréquence des catarrhes et des affections rhumatismales. Nous faisons cependant quelques réserves sur cette dernière assertion et nous espérons que l’avenir les justifiera. Nous devenons plus affirmatif en disant que l’on verra bientôt disparaître d’autres causes de maladies occasionnées par la baisse ou l’élévation des eaux qui, dans le premier cas épuisait les pompes et les fontaines

ou ne leur laissait qu’une eau jaunâtre et à odeur méphitique ; dans le second, altérait leur limpidité et leurs qualités par leur mélange impur avec les matières des égouts et des fosses d’aisance. La vaste distribution d’eau dont notre ville est dotée aujourd’hui a supprimé ces diverses sources d’insalubrité.

Mais si le Rhône et la Saône font l’orgueil et l’ornement de Lyon, ils lui apportent aussi quelquefois la ruine et la désolation.

Dans les premiers temps de notre histoire locale, une nuit suffit pour anéantir et consumer la ville: Una nox interfuit inter urbern maximum et nullam, (Sénèque); une pareille catastrophe n’est plus à craindre aujourd’hui et je n’ai pas besoin d’en dire les raisons, mais dans le cours des siècles, plus d’une fois, un autre fléau non moins redoutable, l’inondation a courbé et détruit sous son niveau dévastateur plus d’édifices que jadis l’incendie n’en avait dévorés.

Il nous a été malheureusement donné de voir en moins de trente ans se répéter ces épouvantables cataclysmes qui jusque là mettaient plusieurs siècles à se reproduire.

Nous n’avons pas à nous occuper ici de l’inondation de 1840, la trace n’en était pas encore complètement effacée et le souvenir en était encore douloureux dans toutes les mémoires quand , seize ans après, la même épouvante s’étendit sur toute la cité. Cette fois encore la Saône et le Rhône furent tour à tour ou ensemble les inséparables auteurs de nos désastres. En 1840, c’est à la Saône surtout qu’on doit en imputer la plus grande partie, en 1856 ce fut encore elle qui commença, mais le Rhône vint ensuite qui acheva l’œuvre de destruction.

Les derniers jours d’avril et tout le mois de mai furent signalés par une déplorable température qui fit sentir son influence sur tous les points de la France. Des pluies continuelles, des orages effroyables môlés de trombes de grêle, s’abattirent pendant tout ce temps et d’une manière continue sur les villes et les campagnes. On était de tout côté dans l’attente anxieuse d’une catastrophe, nous ne tardâmes pas à en subir les premières manifestations. Dès le milieu de mai, la Saône sortit de son lit, recouvrit les quais, leurs magasins, toutes les parties basses de la ville, répandant la ruine dans toutes les industries, en même temps qu’elle semait pour l’avenir de nombreux germes d’insalubrité. Ce n’était rien encore en présence de ce qui allait suivre. Cependant, lorsque les eaux s’abaissèrent, on crut avoir échappé à tout danger plus grand et l’on commença à s’occuper d’en atténuer les conséquences. En ce qui regardait la salubrité publique, le Conseil cl’hygiène reçut de M. le Sénateur chargé de l’administration du département du Rhône, la lettre suivante :

Monsieur le

Vice-Président du Conseil d'hygiène

publique et de salubrité.

Lyon, le 23 mai 1860.

« Monsieur le Vice-Président,

« La Saône se retire des parties de Lyon qu’elle avait envahie. Je désire savoir si le Conseil d’hygiène publique et de salubrité est. d'avis que l’inondation ait été assez considérable et sa durée assez grande pour que, indépendamment des mesures que va prendre l’Administration pour le nettoiement de la voie publique cl l’écoulement des eaux, il y ait, dans

l’intérêt de la santé publique, des prescriptions à recommander aux habitants des maisons que les eaux ont visitées, comme on a fait en 1840.

« Dans ce cas. je prierais le Conseil de rédiger une instruction simple, claire et courte, qui serait rendue publique. Comme l’effet de ces mesures dépendrait tout entier de l'à propos de leur application, je vous serai obligé, Monsieur le Vice-Présidenl, de réunir d’urgence le Conseil et de me faire connaitre le plus promptement possible le résultat de sa délibération.

« Agréez, Monsieur le Vice-Président, l’assurance de ma considération la plus distinguée.

Le Sénateur,

chargé de l’administration du département du Rhône,

Vaïsse.

Le Conseil s’empressa de se réunir et répondit à la communication de M. le Sénateur par la lettre suivante :

« Monsieur le Sénateur,

« Les médecins soussignés, membres du Conseil d’hygiène publique et de salubrité, consultés par vous sur les mesures sanitaires à prendre à la suite de la retraite des eaux, ont l’honneur de vous soumettre la délibération suivante :

« 1° Les caves qui ont été submergées devront, aussitôt que les eaux se seront retirées, être soigneusement nettoyées de toutes les immondices qu’elles pourraient renfermer, la bouc limoneuse en sera extraite et autant que possible remplacée par du sable sec ; les soupiraux seront constamment tenus ouverts.

« 2° Les magasins, cours et allées , seront lavés à grande eau et dégagés aussi de toute matière limoneuse et putrescible , dont les émanations infecteraient l’atmosphère ; au besoin le sol des magasins devra êlre lavé avec de l’eau chlorurée et recouvert ensuite d’une couche de sciure de bois qui sera renouvelée chaque jour. Des feux ardents y seront, autant que possible, maintenus et la ventilation favorisée en laissant ouvertes les portes et les fenêtres.

« 3° Les habitants seront engagés à ne coucher dans leurs rez-de-chaussées que lorsque toute trace d’humidité aura complètement disparu. Cette condition est expressément recommandée.

« 4° Les allées qui traversent les maisons devront rester ouvertes pour favoriser la ventilation.

« 5° Après les inondations, les eaux puisées dans les fontaines publiques ou particulières sont troubles et chargées des infiltrations des égouts et des fausses d’aisance, les habitants seront engagés à ne se servir pour les usages domestiques que de celles plus ou moins éloignées de leurs habitations, qui seraient restées pures et limpides ou d’avoir recours à l’eau de rivière filtrée (1). »

Ces propositions furent des le lendemain converties en arrêté et les habitants mirent un zèle louable et empressé à s’y soumettre.

Mais nos calamités ne devaient pas s’arrêter là; après l’inondation de la Saône vint celle du Rhône. Soudain et rapide comme à l’ordinaire, l’élévation de ses eaux monta cette fois à vingt centimètres au-dessus de celle de 1840; en moins de 48 heures, toutes les parties basses de la ville inondée étaient parcourues en bateaux et recouvertes de passerelles improvisées ; les Brotleaux, la Guiliotière n’étaient qu’un vaste théâtre de désolation qui allait s’agrandir encore en s’étendant jusques aux parties les plus éloignées qui semblaient inaccessibles au fléau. Dans la nuit du 30 au 31 mai, la digue du Grand-Camp fut emportée sur une longueur de 150 mètres, malgré les efforts surhumains d’une grande partie de la garnison. Quelques heures plus tard le chemin de ronde était renversé sur une étendue de trente mètres. Dès ce moment le fleuve, libre de toute entrave, acheva son œuvre de destruction en renversant sous ses flots furieux tout ce qui lui faisait obstacle, arbres, murailles, fabriques, maisons et recouvrit de ses ondes dévastatrices tout le territoire des Brotleaux, de la Guiliotière, des Charpennes, de Vaux, de Villeurbanne. Nous reculons

(1) A celle époque le service des eaux n'était pas encore établi.

devant ce tableau d’innombrables maisons abattues, de ménages réduits à la misère, de victimes que l’on ne put sauver. Horrible scène do désolation dont le souvenir ne peut être consolé que par les prodiges de dévoûment et de charité qu’elle enfanta ; qui ne se rappelle aussi l’enthousiasme attendri de toute la cité, lorsqu’au milieu des flots de population qui se portaient sur les lieux ravagés par ce sinistre, un mot retentit et se répandit comme un choc électrique : l’Empereur arrive — il est arrivé....! et déjà, presque seul, à cheval, il parcourait les lieux dévastés que l’eau recouvrait encore, prodiguant aux inondés et les paroles qui consolent et l’or qui subvient aux premiers besoins. Informé, le 1 er juin , de nos malheurs, il était parmi nous le 2, à onze heures du matin, et ne nous quittait que pour courir porter le bienfait de sa présence dans d’autres parties de la France qui elles aussi avaient eu à subir de semblables catastrophes. Mais avant de partir il avait pourvu aux moyens d’atténuer les premières conséquences d’un pareil cataclysme, et déjà dans sa pensée il entrevoyait la possibilité d’en prévenir le retour.

Enfin les eaux s’étaient retirées et M. le Sénateur préfet du Rhône, qui pendant tout le temps que dura le fléau n'avait cessé de parcourir les lieux inondés, d’encourager par. sa présence les populations consternées et de diriger les secours partout où ils étaient le plus urgents, adressa au Conseil d’hygiène la lettre suivante, pour aviser aux mesures à prendre à l’etfet d’assainir les localités qui avaient été’ submergées.

Monsieur le Vice-Président du Conseil d'hygiène publique et de salubrité.

Lyon, le 5 juin 1856.

« Monsieur le Vice-President,

« Les eaux qui avaient envahi les quartiers de la rive gauche du Rhône, laissent, en se retirant, des dépôts de matières animales et végétales sur un grand nombre de points ; déjà, sous l’influence de la chaleur, ces dépôts se corrompent et répandent des miasmes dangereux pour la santé des habitants.

« 11 importe de prendre immédiatement des dispositions pour remédier à ce fâcheux état de choses.

« En conséquence, je vous prie de réunir d’urgence le Conseil d’hygiène publique et de salubrité du département. Vous voudrez bien faire appeler M. l’Ingénieur en chef de la ville de Lyon , qui s’empressera , je n’en doute pas, de se rendre à votre convocation. Je désire que vous recherchiez ensemble et preniez, d’un commun accord, les dispositions que l’Administration aurait à faire et les mesures qu’elle aurait à prescrire pour assurer autant que possible l’assainissement de la voie publique et garantir la santé générale.

« Agréez, M. le Vice-Président, l’assurance de ma considération la plus distinguée. »

Le Sénateur,

Chargé de l’administration du département du Rhône,

VaÏsse.

En conséquence de cette invitation, le Conseil immédiatement convoqué, avec l’adjonction de M. l’Ingénieur en chef du département, qui s’empressa de se mettre à sa disposition, se déclara en permanence. Tl visita successivement tous les lieux dévastés, prescrivit les mesures générales à prendre et chacun de ses membres eut la mission d’en surveiller l’exécution dans chaque localité.

La première mesure prescrite fut de favoriser par tous les moyens possibles le prompt écoulement des eaux stagnantes restées dans les bas-fonds, et qui plus tard auraient transformé en marais infects des prairies ensemencées.

La seconde était de pourvoir à l’enlèvement de tous les détritus végétaux ou animaux qui s’étaient accumulés dans différents points, et qui, avec la chaleur intense qui régnait, n’auraient pas tardé à infecter l’air et auraient amené l’invasion de quelque épidémie ou de fièvres de mauvais caractère, nouveau fléau trop souvent observé à la suite de semblables calamités.

Tous ces travaux furent promptement exécutés, grâce au zèle et au dévouaient de la garnison qui, après avoir tout fait pour prévenir le désastre, sembla doubler encore d’activité pour en atténuer les conséquences. Nous dûmes prescrire un régime tonique, une nourriture substantielle avec du vin généreux , à ces infatigables travailleurs qui, la moitié du corps dans l’eau, creusaient des tranchées jusqu’au Rhône ou transportaient dans le fleuve d’infectes immondices. Bientôt toutes les flaques d’eau disparurent , détournées ou absorbées par la nature même du sol qui lui-même débarrassé à son tour de tous les détritus qui le recouvraient, se tapissa d’une nouvelle végétation qui vint bientôt assainir l’air et rasséréner les regards.

Nous n’avons pas à parler ici de l’enlèvement des matériaux de toutes les masures, maisons et fabriques que l’inondation avait abattues, les soins de la voirie et surtout l’intérêt des propriétaires les fit promptement disparaître; des constructions nouvelles vinrent les remplacer, bâties dans de meilleures conditions pour pou-

voir résister au retour d’un semblable danger. L’autorité avait prescrit d’élever les murs en mortier et à la pierre, en n’autorisant le pisé que bien au-dessus du niveau que les eaux avaient atteint.

11 n’est pas besoin non plus d’ajouter que pour les maisons visitées par l’inondation toutes les mesures hygiéniques que nous avons déjà mentionnées furent de nouveau prescrites, et l’intérêt bien évident des habitants nous assurait de leur ponctuelle exécution.

Des catastrophes aussi formidables et qui heureusement ne se montrent avec autant d’étendue que rarement dans le cours des siècles, semblent de nature à démontrer la faiblesse de l’homme en face des forces redoutables de la nature, mais ils sont aussi en même temps un puissant stimulant pour son génie. Tant que de pareils événements n’avaient eu qu’une importance locale, on s’était borné à relever les ruines, à secourir les victimes, et l’on prenait à peine quelques mesures insuffisantes contre leur retour. Mais dans cette même année et dans le même temps, un grand nombre de nos plus beaux départements avaient été dévastés , on comprit que Ton ne pouvait plus rester désarmé contre uu fléau dont il était peut-être possible de conjurer les conséquences.

Sous une auguste impulsion, la science s’occupa des moyens de prévenir, d’arrêter, de contenir le débordement des rivières par des travaux d’endiguement, de barrage et de canalisation. Bien des projets ont déjà vu le jour ; tous restent à l’étude, et, de ce concours scientifique, les résultats ne peuvent longtemps se faire attendre, et déjà il en est ressorti la possibilité du succès.

Laissons donc à l’esprit humain le temps d’en combiner les moyens et d’en préparer l’application.

Quant à ce qui concerne notre ville, Pédilité lyonnaise a déjà pris les devants , sa sollicitude s’est mise à l’œuvre, et déjà nous voyons commencer les travaux qui doivent défendre nos habitations contre de nouvelles inondations. Nous n’avons pas la prétention de développer ici l’ensemble du système que l’on a, dit-on , adopté y il nous suffira d’en indiquer les principales dispositions pour en faire ressortir que ces mesures défensives seront en même temps protectrices de l’hygiène publique.

La plus haute crue de la Saône a été celle de 1840, elle n’a jamais été dépassée depuis, ni dans les siècles précédents; les travaux que l’on a exécutés depuis, la reconstruction des ponts de Serin, de Nemours et de la Mulatière avec des arcades à plus larges débouchés, permettent déjà, dit-on, d’assurer que dans un pareil cas l’abaissement du niveau des eaux serait, au-dessous du pont de Nemours de 80 centimètres, de 35 entre celui-ci et le pont de Tilsilt, et 31 entre le pont d’Ainay et de la Mulatière. Mais les ponts de Tilsitt et d’Ainay forment un barrage dont il devient nécessaire d’atténuer les effets. On se proposerait donc de démolir entièrement le premier et de le reconstruire avec des piles plus minces et n’avant que deux mètres d’épaisseur, et qui supporteraient cinq arcs en fonte de 27 mètres 70 de portée. Le pont d’Ainay d’une construction vicieuse et dont les travées de charpente sont déjà détériorées, serait aussi démoli, et l’on ne conserverait que les deux piles de rives qui seraient reliées au quai par des arcs de fonte, les deux piles centrales seraient supprimées, et

leurs travées remplacées par un pont suspendu. Il n’est pas possible de loucher au pont de Nemours; mais on attaquerait les roches sur lesquelles il repose, et on les extrairait jusqu’à une profondeur de 2 mètres 50 audessous de l’étiage. Tout cela fait, on aurait, au niveau de ce pont, au cas de la plus haute crue, un abaissement des eaux de 1 mètre 45 au-dessous de celle de 1840, c’est ce que les ingénieurs auteurs du projet appellent crue de 1840 rectifiée, et c’est à ce niveau que doit être le sol des quais et de la ville dans ses parties accessibles à l’inondation pour en être préservées. En conséquence, le système de défense des quais se composera de leur élévation calculée sur cette base, avec adjonction de parapets en pierre de taille, ayant 90 centimètres d’élévation. Ainsi, du pont de la Gare à celui de la Feuillée, le niveau des quais serait relevé jusqu’à 50 centimètres au-dessous de la crue rectifiée , la hauteur des parapets laisserait 40 centimètres de défense du pont de la Feuillée à l’aval de la ville, la ligne des quais atteindrait le niveau de la crue rectifiée , l’excédant de défense serait la hauteur des parapets, 90 centimètres.

On comprend que ce système de défense contre l’inondation serait tout à fait insuffisant si l’on n’empêchait les eaux de pénétrer dans la ville par les égouts transversaux, qui vont directement aboutir à la rivière. Aussi a-t-on le projet de les remplacer par des égouts longitudinaux, qui suivront toute la longueur de la ville pour aller déverser leur contenu au-dessous des ponts Napoléon . Nous ne pouvons qu’applaudir vivement, au nom de l’hygiène publique, à celte salutaire innovation qui nous délivrera d’une cause incessante d’insalubrité occasionnée parles émanations provenant de ces égouts à leur embou-

chure dans la rivière, lorsque celle-ci est au-dessous de l’étiage, et, d’un autre côté, les eaux n’étant plus altérées par un mélange impur, conserveront leur salutaire limpidité.

Ce que nous venons de dire pour la Saône s’appliquera de même au Rhône, à son cours, à ses rives ; là aussi seront pratiqués des égouts longitudinaux. Déjà pour l’une et l’autre rivière, une partie de ces travaux est commencée, et la sollicitude de l’Administration nous en fait présager le prochain accomplissement.

Nous n’avons fait qu’indiquer les bases fondamentales du projet élaboré, sans nous occuper des détails accessoires , qui ont une grande importance. L’essentiel, à notre point de vue, c’est de voir la ville préservée, sinon contre le retour, du moins contre les conséquences désastreuses de pareils cataclysmes, la largeur plus ou moins grande des quais , le dommage que pourraient subir les maisons qui les bordent par suite de l’élévation du sol, d’autres considérations analogues sont des questions qu’il ne nous est pas donné d’examiner. L’intérêt particulier, dans de semblables circonstances, doit s’effacer devant l’intérêt de tous.

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