CANTON DE
NOMS
DES COMMUNES OU LE GOITRE ENDÉMIQUE EST OBSERVÉ
NOMBRE
connu ou supposé des goitres existant dans chaque commune.
OBSERVATIONS
Néant.
Dans le canton d’Anse, un des plus sa-
lubres du departement, on ne voit le goitre
se montrer endémiquement dans aucune
commune.
Beaujeu.
Trois crétins idiots. Les goitreux se
Chiroublc.
trouvent principalement dans la vallée de
Julie.
Chcrves et dans la combe de Romaran.
Juliénas.
Vaux renard.
Belleville.
La plupart de ces goitres sont accidentels
Cercié.
et sont remarqués sur des femmes ayant eu
Charentay.
plusieurs enfants ; de sorte que le véritable
1 Corcelle.
goitre endémique n’existe que sur un très-
I Lancié.
petit nombre de personnes, parmi lesquelles
/ Odenas.
plusieurs ne sont pas nées dans le canton.
Sl-Ét.-la-Varenne.
St-Geor. de Reneins
St-Jean d’Ardièrcs.
St-Lager.
Taponas.
CD
Breuil (Le).
Le canton se compose de 18 communes,
ts>
\ Chamelet.
cinq reposent sur un sol granitique ; ce
Report
Monsol. Lamure. Bois-d’Oingt. I CANTON DE
NOMS
DES COMMUNES OU LE GOÎTUE ENDÉMIQUE EST OBSERVÉ
NOMBRE
connu ou supposé des goitres existant dans chaque commune.
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/ Lélra.
t St-Just-d’Avray.
/ Sl-Laurentd’Oingt.
J St-Vérand.
Ternand.
1 Chambost-AUières.
Clicnelette.
Claveisolles.
Grandris.
Lamure.
J Meaux.
| Poule.
jSt-Bonnct-le-Troncy
S St-Nizicr-d’Azergue
Thel.
1 St-Vincl-dc-Rcins.
/ Aigucperse
1 Azolettc.
1 Cenves.
] Monsol.
\ Auroux.
| Propières.
f Sl-Bonl-d. -Bruyères
1 St-Cbrislopbe.
A reporter
OBSERVATIONS
sont celles-là où le goitre se montre d'une manière endémique. Onze reposent sur un sol calcaire ; là le goitre est très-rare. Deux reposent sur un sol partie calcaire partie granitique, là il existe des goitres. — Le développement du goitre paraît dû en grande partie à la nature des eaux qui sont trop pures dans les terrains granitiques.
Dans les communes de ce canton le goitre est dû à l’industrie cotonnière qui oblige les tisserands à vivre dans des caves le plus souvent humides et malsaines.
Thizy. Tarare. Monsol. CANTON DE
NOMS
DES COMMUNES OU LE 1 GOITRE ENDÉMIQUE EST OBSERVÉ
NOMBRE
1 connu ou supposé des goitres existant dans chaque commune.
OBSERVATIONS
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/ St-Igny-de-Vers.
j StJacques-d. -Arrêts
j St-Mamert.
( Trades.
Affoux.
1 Ancy.
Dième.
Joux.
Pontcharra.
Ronno.
I St-Appolinaire.
< St-CIcment.
j St-Forgeux.
1 Sl-Loup.
| St-Marcel.
I St-Romain.
Sauvages (les).
Tarare.
Valsonne.
j Amplepuis.
1 Chapelle de Mardore
| Cours.
1 Cublizc.
\ Mardore.
s Marnant.
f Sl-Jean-la-Bussière.
1 Thizy.
A reporter.,..
Villefranche. I CANTON DE
NOMS
DES COMMUNES OU LE COÎTRE ENDÉMIQUE EST OBSERVÉ
NOMBRE
connu ou supposé des goitres existant dans chaque commune.
OBSERVATIONS
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( Arbuissonnas.
1 Rivolet.
j Salles.
I Vaux .
Total
Rapport sur le ruisseau de la Rize.
(Extrait du procès-verbal (1) de la séance du 23 juillet 1852).
M. Devay, au nom d’une Commission, lit un rapport sur une question fort importante d’hygiène publique, qui a été soumise au Conseil par M. le Préfet. Les propriétaires riverains du ruisseau delà Rize, ont adressé à l’Administration une pétition qui a pour but d’obtenir l’autorisation de rendre plus abondantes les eaux de ce ruisseau et d’arriver à l’assainisscmeut des marais de Vaux-en-Vclin, en régularisant la pente des eaux dans un canal qui viendrait déboucher dans le Ruisseau de Feurs, dit la Rize, au curage duquel il y aurait lieu de procéder. Les propositions contenues dans cette pétition s’élèvent , dit M. le Rapporteur, aux plus hautes proportions d’hygiène et d’intérêt public, et méritent une sérieuse attention. M. Devay divise son travail en deux sections: I® Etal de la Rize à Villeurbanne et audessus : 2° dans son parcours à travers la Guillolière jusqu’à son embouchure dans le fossé d’enceinte du fort Colombier. 11 décrit donc d'abord ce
(1) Nous regrettons de ne pouvôir insérer le rapport en entier, ce n'est que plus tard que nous avons obtenu qu’à l’avenir, copie de nos rapports nous serait rendue.
ruisseau infoct et embourbé, celte région stérile et désolée, véritable petite Sologne, les marais de Vaux et de Décine où l’on arrive en le remontant, et que la Commission a parcourus pendant près de trois heures, apres une peinture, ausi triste que vraie, de ces lieux presque incultes et déserts, il montre ces sources nombreuses et abondantes d’eau vive qni suintent des balmes, qui donnent lieu à des chutes d’eau assez puissantes, et sont assez considérables pour servir amplement au point de départ de la canalisation de la Rize et fournir à ce ruisseau un volume d’eau suffisant pour y entretenir un écoulement constant ; il reconnaît donc la possibilité d’exécution du projet d’assainissement de la Rize et croit devoir l’appuyer fortement. Ce premier point établi, M. Devay aborde la question d’opportunité au point de vue de l’hygiène de l’agglomération lyonnaise. Une grande cité, dit-il, a toujours un immense intérêt à neutraliser ou à refouler loin d’elle l’élément paludéen ; à un marais desséché correspond l'augmentation du chiffre de la vie moyenne. Lorsque pendant une succession suffisante d’années on a étudié le caractère des maladies qui sévissent parmi la population lyonnaise, on est étonné des rôles importants qu’y joue l’élément intermittent et rémittent, cela atteste une influence lointaine, amoindrie si l’on veut des miasmes paludéens dus, en partie, aux marais de Vaux et de Décine, qui ne sont distants que de 3 kilomètres de Lyon. Nul doute donc que le dessèchement des ces marais ne soit d’une grande utilité pour l’hygiène lyonnaise.
Après avoir aussi démontré la possibilité et l’utilité de l’assainissement des marais de Vaux et de Décine, de la canalisation de la Rize, depuis ces marais jusqu’à Villeurbanne, le savant rapporteur fait connaître l’état de ce ruisseau dans son parcours à travers la Guillotière. C’est, dit-il, un cloaque infect, un foyer d’infection en présence duquel toute discussion est superflue; un danger réel menace les habitants rapprochés ; des fièvres de nature grave à marche rapidement mortelle peuvent se manifester; enfin. M. Devay termine en proposant au Conseil l’adoption des conclusions suivantes :
1° L’assainissement des marais de Vaux et de Décine intéresse à un haut degré l’agglomération lyonnaise ; il doit contribuer à augmenter sa salubrité.
2° La canalisation et le curage de la Rize est une mesure urgente à prendre, soit par rapport à Villeurbanne, soit surtout par rapport à la Guillotière où l’état des choses et des lieux détermine un foyer d’infection dont la sphère d’action ne peut se calculer.
3° Mais comme la destruction de ce foyer se lie à un ensemble de travaux longs et difficiles, qu’il importe de prendre des mesures promptes afin d’atténuer le mal, le Conseil prie M. le Préfet d’ordonner des travaux préliminaires ayant pour but d’amener le plus d’eau possible dans le canal qui traverse la Guillotière, de faire détruire les barrages qui existent en aval et
en amont ; de faire restituer au canal la largeur qu’il avait avant l’établissement de certaines constructions.
4° Il importera, dans le système de canalisation qui sera adopte et que l’extrême abondance des eaux que nous avons reconnu exister rend possible, que ce cours d’eau recueille, tout le long de son parcours, les eaux servant aux usages particuliers de diverses industries et usines. Cette disposition contribuera beaucoup à l’assainissement de la Guillolièrc, où dans l’état actuel les eaux forment des mares ou s’infiltrent dans le sous-sol.
Le Conseil approuve les conclusions de ce rapport.
Le Secrétaire,
À Glénard.