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DIVISION GÉNÉRALE ET DISTINCTION DES BAINS

Les bains doivent être considérés sous les trois aspects Suivants :

1° Sous celui de leur nature;

2 Sous celui de leur température ;

9 Sous celui des principes chimiques qu'ils tiennent en dissolution.

Considérés sous le rapport de leur nature, c'està-dire du fluide ou milieu qui les compose, les bains se divisent en :

Bain de rivière,

M: - — de mer,

— de vapeur,

— d'air naturel,

— d'air condensé, — de gaz,

— d'électricité,

— d'huile,

— de sables,

— de boues,

— de marc de raisin, — de vin, elc.

Sous le rapport de leur température :

Bain froid, — tiède, — chaud, — très-chaud.

Sous le rapport des principes chimiques naturellement en dissolution dans l’eau ou des substances ajoutées au liquide :

Bains d’eaux minérales naturelles ou artificelles.

Bains médicinaux,

al: | OS

Bains composés, -— cosmétiques, etc.

Le bain est dit entier, lorsque tout le corps plonge dans le liquide ou fluide ; — partiel, lorsqu’une partie seule du corps est immergée : bains de bras, de jambes, de siége. Quelquefois le bain partiel emprunte sa dénomination à la parte baignée ; ainsi, les bains de pieds et de mains se nomment pédiluves, manuluves. Viennent ensuite les bains partiels appelés trrigations. lotions, ablutions, aspersions, affusions, ete. |

Le bain d'eau naturelle üiède, où bain domestique, est celui dont on fait le plus communément usagé ; il est indispensable à la propreté du COrps.

Les bains de rivière et de mer, pris à la température naturelle, seront l’objet d’un chapitre spécial.

Ban Gazeux. — Employé en médecine contre diverses maladies,

BAIN DE VAPEUR ENTIER OU PARTIEL, — La vapeur s'emploie, sèche ou humide, selon l'ordonnance du médecin ; nous lui consacrerons un article spé-

cial lorsque nous parlerons des bains russes ou orienlaux.

Bain D'aIR coNpENsé. — Application faite par le docteur Pravaz pour favoriser l’hématose, ou formation et rénovation du sang.

Ban p’écecrriciré. — Employé dans les engorgements des tissus, roideur et paralysie des membres, etc.

BAIN D'HUILE. FOMENTATION, EMBROCATION. — Ce bain est toujours partiel. L’immersion dans l'huile chaude d’une articulation roide, ankylosée, des doigts ou orteils affectés de rhumatismes goutteux, à quelquefois obtenu des succès. C’est un bain onctueux, adoucissant et calmant à la fois.

BAIN DE VIN OU D'EAU VINEUSE. — Îl consiste dans un mélange d’une quantité plus ou moins grande de vin avec l’eau du bam. Le bain vineux est administré aux sujets languissants, débiles et cacochymes comme tonique, et très-propre à réveiller les forces vitales languissantes. La chirurgie emploie souvent les bains vineux partiels pour donner du ton aux parties engourdies et combattre la faiblesse des muscles condamnés à un long repos;

1 | par suite de plaie, d’entorse ou de fracture. On peut subsütuer au vin des spiritueux, tels qu’eaude-vie de lavande, de Cologne.

Bains DE saBLEs. — Peu usités. On avait cru que, procurant une chaleur plus sèche, 1ls produisaient de bons effets dans les affections rhumatismales.

BAINS D'EAUX MINÉRALES ET THERMO-MINÉRALES. — Possèdent des vertus bien constatées contre une foule de maladies.

Bains DE BOUES MINÉRALES. — Mêmes propriétés que les bains de même nom.

BAIN DE MARC DE RAISIN. — Consiste à se plonger dans un gros tas de marc de raisin en fermentation. Ce bain, usité dans les pays de vignobles, s’administre contre les maladies par cause d’atonie.

Bains composés.

Nom générique indiquant un bain dans lequel on a ajouté une ou plusieurs substances médicinales ou cosmétiques.

Bas mépicmaux. — Composés d’un ou de plusieurs agents médicamenteux, ajoutés à l'eau d’un

NT, bain chaud ou froid. Parmi les bains médicaux, ‘nous ne citerons que les plus en usage.

Ban A£cALIN. — Pour obtenir ce bain, on ajoute 250 à 500 grammes de soude ou de potasse à l’eau d’un bain ordinaire. Il excite et modifie les fonetions de la peau. Le bain alcalin est un stimulant énérgique de l’organe cutané; 1l convient dans les affections vésiculeuses et réussit à calmer les insupportables démangeaisons quiles accompagnent.

Bain acide. — Composé d’eau et d'acide sulfurique. Il convient dans les cas où 1l est nécessaire d'opérer une forte révulsion sur la peau.

Bai 1opuré. — Bain d’eau naturelle, additionnée d'iodure de potassium, depuis 10 grammes jusqu’à 70.

Bain DE sEL. — Se prépare avec une dissolution d'un ou deux kilogrammes de sel de cuisine que l’on mélange au bain domestique. Gé bain jouit de propriétés stimulantes et agit sympathiquement sur les organes dont 1l active les f nctions.

BAINS MARTIAUX OU FERRUGINEUX, — 900 à 600 grammes de sulfate de fer ajoutés à un bain ordinaire composent un bain ferrugineux , qui possède des vertus toniques et astringentes. Ce bain

s’administre avec avantage aux femmes chlorotiques, leucorrhéiques, et aux sujets scrofuleux. ra- : chitiques, ou affligés d’une constitution chétive.

Bas cosmériques. — Ils se préparent en ajoutant à l’eau d’un bain ordinaire une grande variété de substances propres à rafraichir, adoucir et embellir la peau. Nous donnerons à la fin de l’ouvrage plusieurs formules de bains cosmétiques éprouvés par leur excellence. |

SECTION Il.

VERRE DE LA TEMPÉRATURE DES BAINS SELON LES AGES, LES SEXES, LES TEMPÉRAMENTS, LES CLIMATS, LES PROFESSIONS, ET SELON B'ÉTAT DE SANTÉ OÙ DE MALADIE,

Selon les âges.

Première enrance. — L'enfant sera baigné dans : une eau plutôt chaude que tiède. L'immersion d'un enfant nouveau-né dans l’eau froide, ainsi que le prâtiquaient, dit-on, les Spartiates et les Scythes, est si dangereuse que, sur dix enfants, un seul à peine échapperait à la mort. Tenter ce violent moyen dans l'espoir de forüfier, d’endureir l'en-

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