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fant et lui assurer une santé plus robuste, serait une dangereuse épreuve, un infanticide peut-être. Les plus célèbres médecins de Pantiquité se sont élevés contre cette coutume barbare, et les médecins modernes en ont fait Justice. Jean-Jacques Rousseau, que l’on cite souvent, a dit : « Beaucoup « de peuples sauvages lavent leurs enfants dans « les rivières; les nôtres, amollis, apportent en « naissant un tempérament déjà gâté. Commencez « done à diminuer par degré la chaleur de l'eau « jusqu’à ce que vous laviez à l’eau tiède et même « glacée. »
DeuxièME ENrancE. — Les bains tièdes sont de toulé nécessité pour les enfants du second âge, comme moyen de propreté ; les parents doivent leur faire prendre de temps en temps des bains frais de courte durée, pour donner du ton et du ressort à leurs fibres. I est inutile de dire que c'est seulement pendant la saison chaude que s'administrent les bains frais.
ADOLESCENCE. — PUBERTÉ. — JEUNESSE. — À Ces àges, les plus beaux de la vie, où l'innervation et
la calorification se font avec énergie, où toutes les
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fonctions s’exécutent rapidement, les bains tièdes deviennent nécessaires pendant la saison froide. pour nettoyer la surface de la peau, siège d’une abondante exhalation. Mais, à ces âges, les bains froids devraient être de rigueur. Les père et mère, les instituteurs et les institutrices feront le plus grand bien à leurs enfants ou à leurs élèves de les mener à la mer ou à la rivière. La tonicité que les bains froids impriment au corps, Jointe à l'exercice de la natation, ne peuvent que contribuer au développement des forces physiques et au maintien de la santé des jeunes sujets.
AGE viril. — Lorsqu'une personne est arrivée à l’âge de la vigueur ; elle doit proscrire les bains chauds et ne faire usage que des bains tièdes pour l'entretien de la propreté du corps. Au sortir du bain, elle pratiquera des frictions avec une étoffe rude afin de favoriser les fonctions exhalantes et absorbantes de la peau. À l’âge mür, encore plus que dans la jeunesse, les bains froids sont indispensables pour donner du ton à l’économie entière et entretenir la vigueur de toutes les fonctions. Les bains froids, nous ne saurions trop le répéter, sont, de tous les toniques, les meilleurs, les plus
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sûrs pour conserver les forces en général et les gé- nitales en particulier.
Viecesse. — L'homme qui revient fatigué du voyage de la vie, et chez qui toutes les fonctions organiques se font lentement et en particulier la calorification, le vieillard, sujet à une foule d'inlirmités, ne doit plus faire usage du bain froid, parce que, la réaction vitale qui lui succède étant incomplète, 1l peut en résulter de grands dangers pour son existence. Le bain tiède et le bain chaud sont les seuls qui lui conviennent; il doit en user fréquemment, car c’est le moyen de retarder la rigidité de ses fibres, l’oblitération des vaisseaux capillaires et de prolonger la durée de la vie.
Selon les sexes.
Les jeunes femmes, de même que les jeunes hommes, doivent, pour le maintien de leur santé, prendre souvent des bains de propreté, et, pendant la saison chaude, alterner le bain domestique avec les bains de mer ou de rivière. Soumise à une vie plus sédentaire que l’homme, la femme doit avoir recours au bain froid pour tonifier sa
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constitution, lorsqu'elle est débilitée. Les femmes chlorotiques et leucorrhéiques trouveront souvent dans l’usage du bain froid et des frictions un remède à leur triste infirmité. Pendant l’époque menstrüelle et la grossesse, les bains froids leur sont sévèrement interdits.
Selon les tempéraments.
Le tempérament sanguin exclut les bains chauds. — Le bain chaud serait nuisible au tempérament bilieux, tandis que le tiède lui est favorable. — Le tempérament nerveux demande les bains tièdes un peu plus chauds que le tempérament bilieux. — Le bain chaud doit être proscrit pour le tempérament lymphatique, attendu qu’il ne pourrait que relâcher encore ses fibres déjà si molles : ce tempérament exige impérieusement les
bains froids.
Selon les climats.
Dans les climats chauds et pendant la saison d'été, le corps, environné d'une atmosphère dont la température dépasse souvent le degré de chaleur du sang, se trouve comme surchargé d’un excès
de calorique. L’éxagération des fonctions exhalantes de la peau ne tarderait pas à occasionner des désordres organiques si la nature ou l’art n’y portait remède. C’est alors que les bains froids ou tièdes, c’est-à-dire à la température naturelle des eaux des pays chauds, sont indiqués, car non-seulementils soustraientau corps l'excès de calorique, mais ils deviennent un moyen préservatif des maladies que pourrait développer l'extrême chaleur.
Dans les contrées brumeuses, froides et humides, les fonctions de la peau n’avant plus la même activité que dans les pays chauds, les indications sont opposées. L'habitant du Nord se trouvera mieux du bain chaud que du bain froid. Quelques peuples septentrionaux , et particulièrement les Russes, sortent de l’étuve tout suants pour se jeter dans l’eau froide ou se rouler dans la neige, mais ils ont soin de rentrer immédiatement dans l’étuve afin de provoquer la violente réaction qui à lieu du centre à la circonférence.
Dans les climats tempérés, le bain doit être frais pendant la saison des chaleurs ; tiède et, un peu
chaud en hiver.
AE {à LEA Selon les professions.
Les bains offrent de grandes ressources hygiéniques pour prévenir et combattre les influences pernicieuses de diverses professions. Le corps étant exposé au chaud, au froid, à la poussière, aux émanations végétales et animales, etc., exige impérieusement des bains de propreté pour débarrasser la peau des impuretés, la rafraichir et l’assouplir lorsqu'elle est desséchée. Il est très-regrettable que les ouvriers et ouvrières des ateliers et manufactures ne puissent, une fois par semaine, laisser dans l'ean d’un bain tiède les impuretés dont leur corps est souillé. Gette précaution hygiénique leur éviterait bien des incommodités et préviendrait bien des maladies.