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L’influence pathogénique des saisons est im

mense, et il semble que je doive lui donner ici un grand développement. Mais, il faut bien le dire, la saison n’existe pas comme élément hygiénique distinct : elle n’est que l’ensemble des influences climatiques diverses, température, vents, pluies, humidité, etc., dont les effets pathogéniques sont exposés un à un dans le présent chapitre. Résumer ces influences, c’est entrer dans des généralités sans grande valeur. Ce qui nous intéresse dans l’étude des saisons tropicales, c’est leur caractérisation hygiénique et pathogénique dans un climat donné. Je renvoie donc le lecteur au chapitre de l’acclimatement, dans lequel les saisons de chaque climat partiel seront étudiées à un point de vue pratique, c’est-à-dire dans leurs rapports avec la santé et les maladies des Européens.

§ 3. — Pression.

La hauteur de la colonne barométrique, dans les pays torrides, ne fournit aucune donnée réellement propre à caractériser ces climats : ce que l’on peut dire de plus général, c’est qu’on n’y observe pas les oscillations fréquentes que l’on constate dans la zone tempérée ; que la pression moyenne annuelle ne subit qu’un très faible écart dans nos possessions coloniales : 756,4 à Pondichéry, 758,5 en Gochinchine, 758,6 à Taïti, 759,1 aux Antilles, 759,6 à la Réunion, 759,8 au Sénégal, 759,9 à Mayotte, 761,8 à Cayenne; les variations brusques de la colonne mercurielle coïncident presque toujours avec d’autres perturbations météorologiques accidentelles, tornades, cyclones, orages, raz de marée, tremblements de terre, et qu’en somme, l’état de la pression atmosphérique ne paraît pas avoir d’influence habituelle sur la santé. Les sensations de

profonde lassitude et d’abattement intellectuel que Borius a si bien décrits à propos des orages de la Sénégambie (1), ont sans doute en partie leur cause dans les oscillations barométriques ; mais la part qu’y prennent nécessairement les températures élevées coïncidentes et l’état électrique de l'atmosphère, paraît au moins aussi importante que celle de la pression atmosphérique.

Au point de vue de l’acclimatement et de l’acclimatation, la hauteur du baromètre prend, sous la zone torride, une importance capitale, quand sa diminution est la conséquence de l’altitude d’un lieu : elle se combine alors avec l’abaissement de la température et la pureté atmosphérique pour constituer un milieu qui n appartient plus au climat torride qu’au point de vue géographique, et qui se sépare complètement des climats brûlants dépourvus d’altitude, sous le rapport de la salubrité.

Quant au rôle que joue la pression de l’air dans la genèse des maladies infectieuses, il est des plus obscurs et à coup sûr secondaire. Si les maladies palustres et la fièvre jaune s’observent le plus souvent en même temps que des pressions atmosphériques élevées, c’est qu’elles naissent surtout dans des foyers constitués par des régions basses, plates, dont l’altitude est nulle, plaines alluvionnaires, embouchures des fleuves et des rivières, marigots, rivages maritimes, etc. La pression en elle-même joue un rôle aussi indifférent dans l’éclosion de ces deux fléaux que dans celle du choléra, de la peste et de la dengue.

(1) Borius, Article Sénégambie du Dict. encycl. des sc. médicales .

ACTION PATHÔGÉNIQUE.

§ 4. — Vents.

Ils jouent des rôles bien divers dans la zone des climats intertropicaux. Ils apportent, en effet, suivant leur direction et leur origine, la fraîcheur et la pureté des surfaces océaniennes, les hautes températures des déserts, l’humidité des mers, l’air pur des terrains volcaniques, les effluves des régions marécageuses.

Au point de vue climatique, leur caractère le plus général, sous la zone torride, c’est la constance de leur direction et leurs retours saisonniers, quotidiens, etc. : qu’il me suffise de citer les alizés de la côte occidentale d’Afrique et des Antilles, les moussons renversées de l’Océan Indien, les brises régulières de terre et de mer du littoral de la Sénégambie, l’harmattan, le simoun, etc.

Les vents peuvent être la cause de maladies diverses, tantôt par influence directe, tantôt en transportant sur leur aile, à des distances variables, les éléments de l’infectieux palustre.

Le vent d’est de la côte occidentale d’Afrique vient du désert et transporte avec lui la chaleur étouffante du Sahara et la fine poussière de ses sables, c’est lui que les caravanes reçoivent la face contre terre ou le visage voilé, pour éviter la soif ardente, les ophthalmies diverses et, ce qui est plus grave, l’asphyxie et le coup de chaleur; c’est ce même vent qui, à Dagana, à Saint-Louis et dans le Haut-Sénégal, soufflant pendant la saison sèche, élève la colonne du thermomètre à 40°, fait éclater les bois les plus durs, confine l’Européen et le noir dans leurs demeures jusqu’au renversement de la brise. Pendant l’hivernage, en outre, sous ce même ciel, l’absence de tout souffle de vent

Nielly.

est une des causes les plus actives de l’élévation thermique de l’air, de la torpeur organique qui envahit l’Européen, des sueurs profuses qui l’inondent, de la fatigue que produit le travail physique et les occupations de l’esprit sans provoquer le sommeil.

Les vents frais succédant aux températures élevées, les vents nocturnes du Sénégal, des Antilles et en général de toute la zone torride, sont, nous l’avons déjà dit, rarement la cause de maladies à frigore de l’appareil cardio-pulmonaire, des reins et des séreuses articulaires, mais ils provoquent fréquemment la paralysie faciale, la diarrhée, la dyssenterie, l’hépatite.

Les vents transportent l’infectieux paludique. « Ce n’est pas par elle-même, dit Dutroulau, que telle aire de vent est salubre ou insalubre, mais surtout à cause de la nature des terres sur lesquelles passe le courant atmosphérique avant d’arriver aux centres de population. Pour les lieux entourés de marais, la fièvre sévit par tous les vents ; mais, pour ceux placés à une certaine distance des foyers palustres, il n’y a d’insalubres que les vents qui passent sur ces foyers avant d’y arriver. Or, à ce point de vue, les mêmes vents peuvent être salubres dans une localité, insalubres dans l’autre, attendu qu’ils ne sont que le véhicule du miasme. »

L’influence des vents sur le transport de l’infectieux de la fièvre jaune, et de ceux du choléra, de la peste et de la dengue, paraît nulle : sa recherche, dans tous les cas, n’a donné que des résultats insignifiants ou contradictoires.

§ 5. — Humidité.

Elle est considérable sous la zone torride, ce qui

tient à plusieurs causes. Constatons d’abord qu’une grande surface maritime appartient à cette zone et constitue une vaste nappe d’évaporation; aussi l’humidité atteint-elle son maximum en pleine mer. D’un autre côté, les pluies de l’hivernage, et parfois celles de la saison fraîche, sont fréquentes et torrentielles au point que les pluies d’été qui tombent sur le littoral de la Méditerranée, à Marseille et à Toulon, par exemple, n’en donnent qu’une idée approchée. En troisième lieu, l’humidité aérienne, c’est-à-dire la fraction de saturation de l’atmosphère, suivant l’expression heureuse de Gavarret, pouvant être, sous toutes les latitudes, d’autant plus grande que la température est plus élevée, il s’ensuit que l’air emmagasine, dans les climats brûlants, au moment de l’évaporation des surfaces inondées, une énorme quantité de vapeur d’eau. Ajoutons que cette humidité considérable de l’atmosphère des pays torrides est plus invisible que partout ailleurs, car ses molécules sont divisées à l’infini sous l’influence des hautes températures; elle n’en est que plus dangereuse et plus traîtresse; elle pénètre les vêtements, ruisselle sur les surfaces froides, encombre les voies pulmonaires, s’oppose à l’évaporation des sécrétions aqueuses de la peau. Il n’est pas un navigateur, pas un explorateur des pays intertropicaux qui n'ait constaté ces effets et ces sensations. Le tableau suivant donne la mesure de cette humidité dans différents climats de la zone torride.

Sénégal

Pondichéry

Réunion

Antilles

Mayotte

Cochinchine .

Taïti 84, 93

Cayenne 90,80

L’humidité atmosphérique est, disons-nous, un obstacle à la transpiration cutanée, à l’exhalation normale de la vapeur d’eau par l’expiration pulmonaire, au rayonnement du calorique organique. Elle peut donc, dans le premier cas, causer, par voie réflexe, des diarrhées plus ou moins tenaces ; elle peut, dans le second, s’opposer à la dépuration du sang veineux pulmonaire, gêner, chez les gens prédisposés à la tuberculose, la fonction hématosique, et provoquer une détermination qui n’existait qu’à l’état latent; elle facilite, dans le troisième cas, la production du coup de chaleur.

L’humidité favorise en outre le développement et la multiplication des germes infectieux, gaz ou corps organisés, répandus dans l’air et provenant soit du sol, soit du milieu humain. La fréquence des cas de fièvre palustre, de fièvre jaune, de choléra, de peste et de dengue comptent, sans aucun doute, l’état de saturation hygrométrique parmi les facteurs de leurs infectieux : à cet égard, les épidémiologistes sont d’accord.

§ 6. — Pluies.

Il est préférable de les étudier, comme les saisons et les vents, à propos des climats partiels, à cause des variations locales auxquelles elles sont sujettes. Leur caractère le plus général, dans la zone torride, au point de vue météorologique, est leur abondance, et, sous le rapport hygiénique, leur nocuité après qu’elles se sont mises en conflit avec les éléments du sol, et qu’elles ont préparé l’évaporation qui succède à

leur chute. Ce n’est pas, en effet, au moment où elles tombent, qu’elles constituent un danger sérieux; c’est plus tard, alors que cesse la saison pluvieuse, quand les marécages se découvrent, quand les marigots se dessèchent, quand les eaux courantes subissent un retrait qui met à nu des surfaces palustres. C’est alors qu’apparaît une constitution médicale nouvelle et que surgissent les manifestations les plus communes du paludisme, les fièvres. « Au Sénégal, dit Dutroulau, c’est pendant les orages du troisième trimestre qu’apparaissent les fièvres, et pendant les premières sécheresses du quatrième qui achèvent l’évaporation du sol, qu’elles prennent toute leur intensité. » Il en est de même dans tous les climats partiels, en tenant compte, toutefois, des différences que l’on observe dans les époques saisonnières, suivant les localités.

Les pluies concourent en outre avec les vents à la réfrigération atmosphérique, et dès lors, on comprend qu’elles soient, dans certains cas, la cause occasionnelle des maladies à frigore les plus spéciales à la zone torride, les maladies intestinales.

§ 7. — Lumière.

La luminosité, dans les pays torrides est intense, et si, d’un côté, elle donne aux paysages intertropicaux cette variété de couleurs éclatantes, ces oppositions saisissantes d’ombre et de lumière dont Agassiz, au Brésil, Crevaux, le long des Amazones, Stanley, Gameron et Serpa Pinto dans l’Afrique australe, ont vu et tracé des tableaux merveilleux, elle soumet par ailleurs les milieux oculaires à de terribles épreuves, et conduit graduellement l’Européen qui n’y prend pas garde, au développement des mouches volantes,

à la perte partielle de l’acuité et de la portée visuelle, à l’héméralopie, à la blépharite et à la conjonctivite rebelles. Elle n’est pas moins agressive pour la race noire qui compte un grand nombre d’infirmes et de valétudinaires de la vision. Gomment s’en étonner, d’ailleurs, quand on considère qu’à Gorée, par exemple, « les beaux jours sont deux fois plus nombreux que les jours douteux, et les journées où les rayons du soleil font complètement défaut, à quatre heures du soir, sont au nombre de cinquante-deux, c’est-àdire un septième des jours de l’année (1) ». Thorpe, employant, en avril 1866, au Brésil, les procédés photométriques de Roscoë basés sur l’action de la lumière sur le chlorure d’argent, a obtenu des résultats qui démontrent que le soleil, dans ce pays, avait à l’époque indiquée, de dix à trente fois plus de force que le soleil d’Angleterre (2).

La lumière tropicale est donc trop intense pour des rétines européennes, et cette intensité excessive, si elle n’est pas atténuée par l’hygiène, engendre un certain nombre de maladies oculaires dont nous avons à parler maintenant.

Cette nocuité des rayons lumineux, calorifiques et chimiques du soleil torride est déjà démontrée par ce qui se passe au sein des populations intertropicales. Au Sénégal, dit Chassaniol, les conjonctivites et les kératites sont fréquentes parmi les noirs et entraînent souvent les taches d’albugo, l’iritis, les synéchies, l’évacuation des humeurs de l’œil, et finalement la cécité dans une proportion telle, que l’on peut évaluer à 5 p. 100 le chiffre des aveugles dans la population indigène. Aux réverbérations du soleil sur

(1) Borius, Climat du Sénégal , 1875.

(2) Fonssagrives, Art. Climat du Dict. encycl.

le sable, sur la mer des rivages, sur les murs blanchis à la chaux des habitations, à l’action irritante des poussières de sable fin soulevées par les vents s’ajoutent parfois des maladies oculaires d’origine varioleuse, fréquentes partout où nous n’avons pu faire pénétrer encore la vaccine. De même, dans le Soudan, Quintin a observé l’héméralopie, l’amaurose, des conjonctivites, des blépharites, des kératites anciennes. A Kano, dans le sud du Damergou, « la cécité est si commune qu’on a assigné aux aveugles un quartier spécial ». (J. Rochard.)

Les mêmes faits s’observent à Zanzibar (Semanne), sur le littoral de la mer Rouge (Gourbon), en Arabie (Palgrave), à Pondichéry (Ruillet), en Gochinchine (Thorel), en Malaisie, aux îles Samoa (de Rochas) ; aux Antilles, dit Saint-Vel, la rareté de la scrofule explique l’absence relative des démonstrations oculopalpébrales qui sont la conséquence de cette diathèse, mais les congestions choroïdiennes , la cataracte, la rétinite, l’héméralopie, le ptérygion qui, d’après Le Vacher, reconnaît pour cause l’action prolongée du soleil sur la conjonctive oculo- bulbaire par ses rayons directs et réfléchis, la myodesopsie, la diplopie et les différents degrés de l’amblyopie sont loin d’être rares.

Les Européens sont encore plus exposés que les indigènes à ces maladies de la vision que produit la lumière solaire directe ou réfléchie. Dans les pays torrides, les rayons ultra-violets très abondants exercent une action chimique fâcheuse sur la cornée et le cristallin, et provoquent, dans leur tissu, des altérations de nutrition qui peuvent être graves. Quand ces membranes sont épargnées et quand elles ne jouent pas leur rôle protecteur du fond de l’œil, c’est la sur-

68 éléments d’hygiène des européens.

face rétinienne et la choroïde qui reçoivent le choc lumineux et chimique, d’où résultent des désordres d’une gravité variable.

Nous dirons à propos de 1 acclimatation comment il convient de remédier à cet excès de rayonnement lumineux.

Dans le groupe des maladies oculaires, 1 héméralopie nautique des pays chauds doit occuper une place à part, comme ne relevant pas exclusivement de l’action du soleil, et parce quelle nécessite, pour sa genèse, l’action d’un second facteur, c’est-à-dire l’anémie simple ou scorbutique. Ni l’une ni 1 autre de ces deux causes ne nous paraît agir indépendamment de l’autre pour produire l’héméralopie nautique, et nous ne pensons pas que l’action solaire seule, pas plus que l’anémie engendrée par de mauvaises conditions d’hygiène, suffise pour son apparition dans un équipage de navire. S’il en était ainsi, il nous semble que l’héméralopie serait beaucoup plus fréquente qu’elle ne l’est, en tous pays, car la misère physiologique n’est pas rare. Nous ne comprendrions pas, en outre, pourquoi les pêcheurs des bancs de Terre-Neuve qui comptent de nombreux scorbutiques, après quelques mois de fatigues excessives et de mauvais régime, ne sont pas héméralopes, si l’affaiblissement de 1 organisme suffit. La luminosité du ciel des tropiques comparée à la pauvre lumière qui éclaire les latitudes du nord de l’Amérique nous rend compte, au contraire, de cette circonstance.

§ 8. — Électricité.

Elle abonde sous la zone torride et contribue, avec la lumière, la chaleur et l’humidité, à donner des pro-

portions inouïes à la fécondité et au développement des espèces végétales. Les animaux semblent plutôt ne pas s’en accommoder. L’aggravation des symptômes dans le cours des maladies, de la fièvre jaune notamment, et, chez les gens valides, les insomnies, les malaises nerveux, l’oppression, la fatigue, paraissent en être la conséquence; mais il faut convenir que les oscillations barométriques, la haute température et la saturation hygrométrique, doivent se combiner souvent à la surcharge électrique et rendre les effets de celle-ci impossibles à isoler.

Quant à l’ozone, il n’a pas été suffisamment recherché sous la zone torride pour qu’on puisse entrevoir le rôle qui lui est dévolu. Son abondance dans l’atmosphère de l’Océan, de l’équateur aux pôles, ne peut faire actuellement l’objet d’un doute, mais ses proportions dans l’air des continents et des archipels intertropicaux ne sont pas connues. Il est vraisemblable que la surcharge électrique de l’atmosphère torride a pour corrélation une grande richesse en ozone, mais, je le répète, la climatologie ozonométrique manque d'observations précises.

§ 9. — Composition,

L’intérêt hygiénique de cette question ne porte pas sur les proportions relatives d’oxygène, d’azote, d’acide carbonique ou d’ozone que l’on constate par l’analyse dans l’atmosphère des climats brûlants ; il est tout entier dans la présence d’éléments étrangers à l’air normal, effluves telluriques, microbes, corps gazeux, corpuscules germes — suivant les théories — auxquels on attribue le développement des maladies infectieuses

exotiques, comme on le fait pour les typhus dans la zone tempérée du globe.

Mais il faut remarquer que l’air est absolument passif dans la production de ces infectieux, d’où paraissent dériver les maladies palustres, la fièvre jaune, le choléra, la peste, la dengue ; ce n’est donc pas à propos de lui qu’il convient d’en parler. Son rôle, sans doute, n’est pas indifférent en cette matière, car l’humidité, la température, les vents, les pluies, l’état électrique peutêtre, ont leur part dans la constitution et la propagation des infectieux, mais jamais ces météores, jamais l’atmosphère, ne les créent par eux-mêmes, ils ne font qu’agir dans des sens divers, sur des poisons morbides qui viennent d’ailleurs. Les infectieux n’existent pas au milieu de 1 Océan, dans l’air que respire l’équipage d’un navire ; ils apparaissent sur les continents parce qu’ils sortent des entrailles du sol ou des milieux humains. Ce que contient l’atmosphère envisagée dans ses éléments propres, est absolument pur ; ce qu’il reçoit du sol et de l’homme n’est que trop souvent souillé : c’est ce que nous allons essayer de montrer dans les pages qui vont suivre.

ARTICLE II

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