‹ Hygiène des Européens dans les pays intertropicauxChapitre 2 sur 41 · PL. T · texte numérisé non relu

PL. T

•Squème de la classification des climats de Motard

INTRODUCTION

mique, est, dans la classification de cet auteur, la ligne centrale climatique de la terre i rappelons ses caractères et son tracé géographique.

L équateur thermique représente la série des températures qui se chiffrent par 28° centigrades. Il traverse l’Afrique du cap des Palmes à la côte d Aj an, en passant par le centre de la Guinée septentrionale, la côte méridionale du lac Tchad, le Darfour et le sud de l’Abyssinie ; il entre alors dans la mer des Indes, passe au nord de Socotora, va rejoindre la partie méridionale de FHindoustan au-dessus de Ceylan, coupe Sumatra et la presqu’île de Malacca, traverse Bornéo, pénètre dans l’hémisphère sud en décrivant un arc dont l’équateur terrestre est la corde, rentre dans l’hémisphère nord par le 155e degré de longitude occidentale, gagne la côte d Amérique, traverse l’isthme de Panama, longe la côte septentrionale de l’Amérique du Sud, passe à travers l’Atlantique à 5° au nord de l’Équateur terrestre, et rejoint son point de départ, la côte de Guinée. Il est donc presque continuellement situé dans l’hémisphère nord, sauf en Océanie, où il coupe en deux points l’équateur terrestre.

L’équateur thermique est le centre des climats torrides dont les limites sont fixées, au nord et au sud de cet équateur, par les lignes isothermes -f-25° centigrades ; les climats chauds comprennent 1 espace que limitent les lignes isothermes + 25°

INTRODUCTION

et 4- 15°; les climats tempérés sont situés entre celles qui se chiffrent par + 15° et + 5°; les climats froids entre + 5° et — 5° ; les climats très froids ou polaires, entre les isothermes — 5° et les sommets des deux pôles. Cela fait, en somme, neuf climats dont les surfaces s’étendent sur la sphère dans une direction à peu près parallèle à l’équateur, et dont les limites sont constituées par des tracés isothermiques qui ont 10 degrés centigrades d’écart.

Cette classification, qu’ont adoptée presque tous les hygiénistes modernes, a le grand mérite d’isoler des autres zones les climats excessifs de l’équateur et des régions polaires, et bien que l’auteur y place encore, dans le même climat, des villes dont les températures saisonnières et mensuelles sont bien différentes, comme Dunkerque et Toulouse par exemple, personne n’a fait mieux pour 1 étude synthétique des climats généraux. Une division plus grande de ces climats pourrait sans doute, et bien aisément, être effectuée au moyen des autres lignes isothermiques tracées par Humboldt, mais cette façon de faire tendrait à un empiètement inutile sur l’étude des climats partiels dont la caractérisation spéciale, dans chaque zone générale, corrige les inconvénients attachés à tout travail de synthèse.

Pauly a ingénieusement avancé dans ses intéressantes « esquisses de climatologie comparée »

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