‹ Hygiène des Européens dans les pays intertropicauxChapitre 7 sur 41 · NOMBRE · texte numérisé non relu

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d’observations. I

En résumé, l’augmentation de la vitesse du pouls, à un moment plus ou moins éloigné du début du

(1) Hygiène navale, *2® édition. Paris, 1877.

séjour dans la zone torride, paraît beaucoup plus probable que toute autre modification. Il y a lieu cependant de ne pas conclure définitivement sur les expériences de Crevaux, de les répéter à différentes époques du séjour, et de tenir compte des idées émises par Layet et par Rattray, au moins pour les premiers temps de ce séjour.

Il faut bien le dire toutefois : si l’on rapproche des résultats énoncés par Greva ux ceux obtenus par l’expérimentation sur les animaux, l’augmentation de la fréquence du pouls, dès l’arrivée dans la zone torride, est bien près d’être démontrée. Dans les expériences de Magendie, la fréquence du pouls a toujours été en rapport avec la température à laquelle les animaux étaient soumis et aussi avec la durée du séjour dans l’air chauffé.

On remarquera, en , outre, que la diminution de la tension artérielle, révélée par le défaut de résistance au doigt, la mollesse et la volatilité du pouls, ne fait de doute pour personne ; nous l’avons constatée bien souvent, dans la zone tropicale, en dehors de tout état morbide.

Ajoutons qu’elle est absolument d’accord avec les expériences de Marey, et avec la loi par laquelle cet observateur a établi que la diminution de la tension artérielle coïncidait avec la fréquence du pouls.

L’anémie plus ou moins profonde et compatible avec un état de santé satisfaisant, que déterminent la chaleur extérieure, la paresse digestive, la dépression de la respiration, les pertes sudorales, le défaut de mouvement, se comporte vraisemblablement comme toutes les anémies qui comptent parmi leurs symptômes ordinaires la vitesse du pouls et la diminution de la tension artérielle. Il n’est pas impossi-

ble, d’ailleurs, de réagir, par une bonne hygiène, contre ces changements fonctionnels de la circulation qui confinent parfois à la maladie, et qui peuvent en préparer l’éclosion.

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