EXERCICE ET EXCURSIONS EXCURSION AU CANIGOU
A M. LE PROFESSEUR TROUSSEAU (i).
Cher et illustre confrère,
Les prescriptions médicales les plus simples ne sont pas toujours aussi faciles à exécuter qu'elles le paraissent : par exemple l'exercice, c'est-à-dire la mise en action des forces musculaires propre à . répartir plus également l'influence nerveuse, à rétablir l'équilibre entre les différents systèmes, à fortifier l'un et à détendre l'autre, ce moyen puissant auquel la médecine et l'hygiène ont si souvent recours, si nécessaire dans la jeunesse, si utile encore dans l'âge mûr et même dans la vieillesse, il n'est pas toujours facile d'en faire usage dans la mesure qui conviendrait.
Il faut un certain excitant moral pour soutenir la force et donner à l'exercice l'entrain nécessaire, et c'est ce que n'offrent pas à un degré suffisant les boulevards et les jardins publics de la capitale, ni môme les environs d'une ville de province. Marcher
(I) Montpellier^ 15 avril 1804.
devant soi sans but, uniquement par raison, faire un certain nombre de pas par mesure hygiénique, sans verve, sans passion, sans plaisir d'imagination, c'est utile sans doute, c'est même suffisant lorsqu'il ne s'agit que d'entretenir un ordre à peu près régu* lier des fonctions ; mais s'il faut donner au sang une violente impulsion, s'il faut calmer june grande excitation nerveuse, activer la respiration sous l'influence d'un air vif et renouvelé, baigner pour ainsi dire l'économie dans une atmosphère vivifiante, l'exercice doit être pris dans d'autres conditions. C'est ce qui rend la chasse si précieuse aux hommes forts et robustes qui pendant neuf ou dix mois de l'année s'alourdissent dans le travail du cabinet, se congestionnent par une vie renfermée ou surexcitent leur système nerveux par le tracas des affaires. Le bal est quelquefois pour les femmes ce que la chasse et le cheval sont pour les hommes; c'est leur exercice à elles, le plus souvent malsain à la vérité, mais qui produit cependant du bien en cerlams cas.
Ona inventé mille moyens de venir au secours de la médecine quand elle prescrit un exercice vigoureux et qu'on ne peut se livrer à la chasse, comme cela arrive pour les femmes et pour les jeunes personnes; la gymnastique^ avec ses divers appareils et ses procédés appropriés aux circonstances et aui^ vices
auxquels il faut porter remède, .est une précieuse ressource. L'équitalion rend d'immenses services, et j'en ai vu pour ma partdes résultats remarquables. Mais tout le monde ne peut pas monter à cheval, et ce mode de locomotion d'ailleurs ne répond pas à toutes les indications.
Lagymnastiqueetréquitationontleursapplications particulières et ne remplacent pas Texercice proprement dit, l'exercice général de tout le corps, c'est-àdire l'action de tous les muscles, avec une forte réaction sur la peau, et accompagnée de la distraction et des émotions produites par les différents aspects de la nature.
Il n'y a que les excursions moitié à piôd, moitié à cheval, dans les contrées pittoresques, qui soient capables de rétablir l'équilibre, qui est la santé parfaite et que vient quelquefois si profondément troubler la prédominance d'un système sur l'autre, l'exaltation du système nerveux amenant à sa suite des désordres qui ne compromettent pas la vie, mais qui la rendent pénible, et contre lesquels les remèdes ordinaires sont si souvent impuissants. C'est donc de l'influence de l'exercice en plein air, des excursions dans les lieux pittoresques, au sein d'une atmosphère vive et pénétrante, en présence des grandes scènes de la nature, propres h soutenir les
forces par l'exaltation de l'imagination, que je veux vous entretenir, mon cher confrère.
Yous n'attendez pas de moi ce que nous appelons une observation médicale; ce n'est ni le lieu ni le moment ; mais permettez-moi de vous faire le récit de quelques excursions intéressantes que le voisinage des montagnes m'a mis à même de faire, que j^ai exécutées comme médecin, en réfléchissant à tout le parti que Ton peut tirer dans des circonstances que votre sagacité et votre grande expérience vous feront apprécier, de ce puissant modificateur que Ton appelle l'air des montagnes.
11 me semble à propos, aujourd'hui que les moyens de locomotion sont si faciles et si rapides, d'appeler particulièrement l'attention des médecins et des gens du monde sur l'efâcacité de ces déplacements et d'un grand exercice dans des milieux tout autres que CCS airs confmés des grandes villes et des salons où se passe la vie de la plupart des personnes riches. Cela n'est pas nouveau assurément, mais on est encore loin, malgré le goût des voyages qui se répand (le plus en plus, de tirer tout le parti possible des agents naturels que nous avons à notre disposition.
Et puis j'en prendrai l'occasion d'insister sur quelques particularités intéressantes des établissements thermaux et sanitaires, dont notre versant des Pyré-
4i EXEUCICE ET VOYAGES DE SANTÉ.
nées est si richement pourvu, de quelques stations d'hiver si heureusement situées au sein de ces montagnes; j'y joindrai quelques-uns des incidents que ne manquent jamais d'offrir les courses dans des pays rustiques , où les mœurs font d'autant plus contraste avec nos habitudes de tous les jours , qu'elles se rapprochent davantage de la nature.
Avant de vous parler du coin des Pyrénées que je désire vous faire parcourir avec moi, je veux vous dire un mot de la mer, que nous avons aussi à notre portée, et dont j'ai eu l'occasion d'observer Tinfluence sur quelques organisations nerveuses.
Les voyages en mer ont un grand inconvénient au- ({uel je suis d'autant plus sensible, qu'en ayant été affranchi dans ma jeunesse, j'y deviens sujet en vieillissant ; c'est cet affreux mal de cœur contre lequel on n'a encore trouvé aucun remède efficace ; la mer Mora donc pendant longtemps, peut-être toujours, un grand obstacle aux voyages et aux installations dans ooriains pays privilégiés qui seraient bien vite adoptés pnr lo» oonslitutions délicates, s'ils n'étaient séparés (lu continent pnr cette barrière désagréable ; telles Hont la Corse et l'Algérie, dont j'ai déjà signalé avec d'autre» loa excellentes conditions climatériques. Toutofoiii lu mer a aussi ses avantages, même au point de
vue thérapeutique^ et peu^ètre même en raisoa de cette perturbation qu'elle produit au sein de l'économie; c'est un grand calmant du système nerveux et la fatigue qui résulte de cette perturbation n'est que momentanée, même chez les personnes faibles, et n'empêche pas le bénéfice général. Il n'y a pas de meilleur moyen de rompre certaines habitudes vicieuses du système nerveux que de l'exposer à ce ballottement, au milieu de cet air salin de la mer qui imprègne et stimule la peau ; j'en ai vu des résultats très-satisfaisants et qui m'ont convaincu que c'est encore là un des exercices les plus sains pour certaines organisations nerveuses du grand monde chez lesquelles l'agacement des nerfs joue le principal rôle.
J'arrive aux excursions de montagnes, dont je veux surtout vous parler, dans cette partie orientale de la chaîne qui nous sépare de l'Espagne.
C'est un coin très-curieux et très-intéressant des Pyrénées que celui qui environne le pic duCanigou.
D'un côté, vous le savez, est le Vernet que notre célèbre Lallemand a illustré par les cures merveiN leuses qu'il y a opérées et qui offre un asile si doux en hiver aux poitrines délicates et aux larynx altérés. Situé au pied même du Ganigou, au fond de l'étroite vallée qui se termine en cul-de-sac, l'établissement
heures de ce point à Amélie, on peut à la rigueur faire ce trajet du matin au soir dans les longs jours de Tété; et d'ailleurs on trouve un excellent hôtel à Pratz-de-MoUo, et on peut couper la route en deux.
Chacun me disait que ce chemin était impraticable dans cette saison ; mais, ne voulant m'en rapporter qu'à moi-même, et trouvant là d'ailleurs l'occasion d'une très-belle course dans la montagne, je partis avec le guide Michel, dans l'intention d'explorer la roule en allant aussi loin que possible.
Après quelques heures de marche, nous arrivâmes à la neige ; mais, cette neige ne portant pas, nous enfonçâmes, d'abord jusqu'à la cheville, bientôt jusqu'aux genoux et nous continuâmes ainsi pendant une bonne heure ; mais nous ne pûmes atteindi^e que le point appelé le Cheval mort, la neige allant toujours en augmentant d'épaisseur, sans acquérir plus de solidilé^ et nous reconnûmes qu'il nous serait impossible de franchir le col,'avec des ^evaux.
Ce point du Cheval mort est très-beau, très-acçidenté, très-imposant en hiver, les pics environnants étant couverts d'un manteau éclatant de blancheur sous les rayons du soleil ; on se croirait transporté sur
les parties les plus élevées des Pyrénées. Des vapeurs légères se jouaient dans les ravins, au-dessus des torrents descendant du Canigou , s'attachaient comme des écharpes de gaze aux pointes des rochers, reflétant et décomposant les rayons du soleil sous forme de pâles arcs-en-ciel à bords indécis.
Après avoir allumé quelques buissons pour nous réchauffer en contemplant le magnifique spectacle de ces solitudes aériennes, il nous fallut redescendre et songer à une' route moins âpre pour passer de l'autre côté de ces monts.
La tête du Canigou se montrait tantôt pure et dégagée, tantôt coupée par une bande de nuages, et c'est alors qu'on jugeait bien sa hauteur; car, pour bien apprécier ou plutôt pour être impressionné par l'élévation des montagnes couvertes de neige, il ne faut pas les voir découvertes et à nu pour ainsi dire : les moindres détails se dessinent alors avec tant de netteté que les distances se rapprochent et qu'il semble qu'on atteindrait sans peine et en quelques moments les sommets auxquels on n'arrive qu'après des heures d'ascension pénible; mais quand un pic neigeux brillant au soleil vous apparaît tout à coup à travers un trou des nuages, c'est alors qu'il semble se rapprocher du ciel et qu'il vous frappe par son éloignement de la terre.
^ Le chemin qui nous restait à prendre serpente à mi-côte entre la plaine et la montagne, en franchissant de profondes vallées étroites comme des ravins et s'élevant sur des plateaux nus et arides.
Il nous fallait deux bonnes journées, Tune de dix heures environ, l'autre de six, pour arriver à Amélie.
Nous fîmes nos préparatifs de départ pour le surlendemain avec un cheval et un âne pour porter nos bagages et nos provisions, car on risque de ne rien trouver dans les villages pauvres et reculés que Ton traverse et où nous devions chercher un gîte.
C'est bien juste si l'on peut avoir dix heures de jour au mois de janvier; il ne faut pas perdre une minute, de peur de s'attarder et d'être enveloppé par l'obscurité dans des solitudes où il serait fort désagréable, peut-être même dangereux de passer la nuit. C'est pourtant ce qui a failli nous arriver, malgré toutes nos précautions.
Nous avions déjeuné auprès d'une fontaine avec un appétit qui donne à ces repas une saveur et un charme qu'on ne peut ressentir que dans de semblables excursions ; on ne fait pas de déjeuner comparable au café d'Orçay, ni au café Foy, je vous assure, et je m'étonne que les amateurs blasés ne
se donnent pas quelquefois de semblables jouissances.
Pour bien apprécier ces repas champêtres, faits au bord d'un torrent, en face d'une grande et belle nature, il faut avoir un peu de poésie dans la tête ; mais vous savez mieux que personne, mon cher confrère, que tous les vrais médecins sont artistes et que notre art exige, pour être exercé avec distinction, une certaine dose d'imagination.
Après ce déjeuner délicieux, quoique frugal, qui avait excité la curiosité des habitants du village d*Estoher, peu habitués à voir des étrangers dans leurs montagnes, et qui nous prenaient pour des comédiens ambulants, nous traversâmes une étroite et longue vallée des plus pittoresques, au fond de laquelle coule un torrent dont nous apercevions les €aux écumeuses sans que le bruit pût arriver jusqu'à nous, tant est profonde l'excavation où le torrent se précipite de cascade en cascade : c'est la vallée de Ballestavy, où l'on chemine constamment à l'ombre de buis grands comme des arbres.
Nous voulions atteindre le village de la Bastide , qui devait nous offrir le meilleur gîte ;. il nous restait encore deux heures de jour quand nous gravîmes la rude montée dont la Bastide occupe l'autre versant.
Tout alla bien jusqu'au moment où nous parvînmes sur le plateau de cette montagne, et nous n'avions plus qu'à descendre ; mais là nous trouvâmes un épais brouillard qui nous enveloppa d'un voile d'autant plus sombre que la nuit commençait. Tout à coup, dans cette obscurité, notre guide perdit toute trace de chemin; parcourant le terrain à droite et à gauche avec une excessive anxiété, appliquant toute sa sagacité de montagnard à la recherche de quelque trace fréquentée, Michel ne découvrit rien et revint à nous désespéré. La position était critique, on ne voyait pas à plus de vingt pas autour de soi, et déjà nos montures faisaient entendre le hennissement particulier aux chevaux qui se sentent égarés. C'est alors que notre guide poussa ce cri de détresse, signal des montagnards perdus dans les montagnes, qui retentit encore à mes oreilles et m'oppresse le cœur. Heureusement, une voix répondit à ce cri dans le lointain, et bientôt un homme du pays, retournant chez lui et connaissant tous les sentiers de ces déserts, s'offrit à nous et nous remit dans notre chemin en nous indiquant la direction de la Bastide.
Ce ne fut qu'après une heure et demie de marche au milieu du brouillard et de la nuit que nous atteignîmes enûn ce bienheureux village, dont la misé-
rable auberge avait plus de prix en ce moment à mes yeux que le splendide hôtel du Louvre. On ne sait ce que vaut une maison, un toit, un foyer et un lit tel quel, que quand on a risqué de passer une longue nuit d'hiver dehors, exposé au froid, à la lutte des loups avec des chevaux effarés et à tous les accidents qui peuvent résulter d'une mauvaise direction à travers des précipices.
Nous fûmes reçus avec le plus grand empressement par de braves gens auxquels je conserve une vive reconnaissance. Le feu fut bien vite allumé et pétilla dans Tâtre en répandant les vapeurs aromatiques des arbustes de montagnes dans la pièce enfumée qui servait de cuisine et de salon. Une omelette au lard, du jambon sauté à la poêle et nos provisions parmi lesquelles figurait la plus commode et la meilleure conserve de voyage, un Paris -pâté de Julien, nous composèrent un excellent souper, arrosé du vin de pays, qui est bon partout dans le Roussillon, et d'un vieux rancio que Michel avait mis dans sa gourde au fond de son sac ; car Michel est un homme intelligent et de précaution ; il a le goût du bien-être et du comfortable; on en jugera quand je dirai qu'il s'était muni de bougies pour nous éclairer, ce qui donnait à notre table un petit air de luxe très-agréable par le contraste qui en résultait dans ce lieu rustique.
Bientôt la société du village arriva, Tinstituteur en tête, ce qui, en vertu du lien de confraternité qui unit à tous les degrés les membres du corps enseignant, établit bientôt entre nous une certaine intimité.
On prit le café autour du foyer et on devisa .
Couché dans un mauvais lit, j'ai passé la plus délicieuse soirée en rêvant avant de m'endormir aux désagréments de la nuit que nous avions ris-^ que de passer sur la montagne.
La' seconde journée n'offrait plus aucun obstacle, elle n'était que de six heures, par une route sans incertitude.
Michel avait retrouvé son entrain et sa gaieté ; il reprit le cours intarissable de ses chansons et de ses histoires et se remit à la poursuite des insectes, car Michel est un entomologiste distingué et il est en correspondance avec les collectionneurs des villes les plus éloignées de TEurope; on lui écrit de Paris, de Dresde, de Berlin pour avoir les insectes particuliers à la contrée, et c'est môme là sa principale industrie. Les touristes sont rares au Vernet, et je ne sais pourquoi, car il y a vraiment de belles excursions à faire, et l'on peut gagner par là les points les plus élevés et les plus fameux des Pyrénées.
A trois heures, nous arrivions à Amélie, et avec
quelles délices nous nous plongions dans ces eaux naturellement chaudes qui senablent rapporter des entrailles de la terre des principes vivifiants I Pour moi, il n'y a pas de fatigue qui tienne à un bain dans une piscine où Ton peut nager, plonger et rendre la souplesse aux membres roidis par la marche. - La foule est grande à Amélie pendant l'hiver; on y vient maintenant beaucoup de Paris et de tous les points de la France ; c'est sans doute le magnifique établissement militaire, qui a mis en relief et en vogue l'efficacité des eaux sulfureuses d'Amélie. Tout est plein chez le docteur Pujade, et il en est de môme de la maison Herma Bessière; les hôtels et les locations particulières regorgent; enfin le docteurGenieys, médecin inspecteur des eaux, est sur les dents.
Étant là, non pour prendre les eaux, mais pour nous livrer à un exercice que vous aviez jugé nécessaire, mon cher confrère, nous reprîmes dès le lendemain le cours de nos excursions.
N'ayant pu franchir le Canigou, je voulais en faire le tour pour le connaître sous tous ses aspects. Nous nous dirigeâmes donc vers la ville si pittoresque de Pratz-de-Mollo, fermant avec son fort l'entrée de la France du côté de l'Espagne, et que nous n'avions pas pu atteindre en descendant directement du Canigou ; c'est une promenade de six heures par une
route charmanle et qu'on peut faire même en voiture.
Là, nous laissâmes nos montures, nous commandâmes notre dîner à l'hôtel et nous continuâmes à grimper encore pendant trois heures pour atteindre la source de la Preste dont les vertus spéciales sont bien connues, mais que je n'avais jamais visitée. L'établissement est situé tout à fait au fond de la dernière vallée, après laquelle il n'y a plus rien que des sommets neigeux et enfin une autre région qui est l'Espagne; il n'est fréquenté qu'en été, car, en hiver, c'est un lieu des plus âpres et des plus sévères; il touche à la neige. C'est là que l'excellent professeur Richard, de si regrettable mémoire, est venu par le conseil d'Arago et de Civiale se faire traiter d'une affection qui lui causait d'atroces douleurs et qui compromettait ses jours; il y a recouvré la santé et nous l'avons conservé encore quelques années, jusqu'à ce qu'une autre maladie vint l'enlever à la botanique et à son brillant enseignement.
De retour à Pratz-de-MoIlo par un beau clair de lune qui se jouait d'une manière fantastique au milieu de tous ces sommets étincelants, nous trouvâmes à l'hôtel la cuisine et le comfort des villes les plus civilisées.
Le lendemain, avant le lever du jour, nous repre-
nions notre chemin pour rentrer dans la vie ordinaire, suivre les grandes routes, les chemins de fer et mettre un terme à nos excursions aventureuses.
Mais je puis vous afûrmer, mon cher et savant confrère, que cet exercice un peu forcé, pris dans les conditions que j'ai tâché de vous décrire, a produit tout TefTet que vous désiriez.