‹ Hygiène des gens du mondeChapitre 22 sur 51 · AUX PYRÉNÉES W · texte numérisé non relu

AUX PYRÉNÉES W

Décidément, il faut en revenir au voilurin, c'est la seule manière de voyager agréablement et avec profit, puisqu'il n'y a plus de poste.

On croit que la France se prête peu à cette manière de parcourir le pays, parce qu'elle n'offre pas, dit-on, des points assez nombreux, propres à exciter la curiosité et qu'il faut franchir de grandes distances monotones, avant de rencontrer un lieu pittoresque ou un objet d'art digne de vous arrêter ; ce mode de locomotion est bon en Italie, où on ne fait pas dix lieues sans avoir une belle nature ou des chefsd'œuvre à admirer. Que voulez-vous que Ton aille .

(I. Montpellier, Î5 juin 18C7. ,

;jf^ ^AS^tiruc^ Kir v^^t^l^es ibie saxtê.

wHiTiârVUini^^ùk LytiNik fiiir exeni|]»le^ et le beau plaisir J)ir Qtfitotr (ftiàtii^ jonurs à Mre eelte longue route ! >*; ¥2tti](;-ii 1^ nw«x b partotirir rapidement en <HkmiQΫt dte' !^ ? P^ml-^li^. Ifab de Ljron à Marseille, <|tti^ it» ctferte«»$ H iftlèwissanles stations à fîure le tii>4»^ ite ci$^ b^eiMi fcwn^ dkwtl bi Tapeur tous laisse à p«mre te UrttJtpe^ dTwiÉreiiotr les nves !

J'ui *i<ià troife w xoirti^ à petites journées en visitwtt Yiettaee^ Tounowa^ Valence, TArdèche, Orange, C^iiq|iNeiilnK$> ^jtrigtiiui» ele« (1) ; aujourd'hui je veux $^Yt^ uue route de ImTetse, dans des pays peu frc- 4jMeutécs et j^espère que mes lecteurs m'y aceompa- $tten>ut avec plaisir*

Ce u^est pas d^art que je m'occuperai, car je ne $aîs pas artiste^ et je doute qu'il y ait sur ma roule %le$ monuments remarquables ou des musées précieux. ire$t eu naturaliste^ en médecin, ou plutôt en simple curieux, que je voyagerai, en amateur d'une douce locomotion qui fait passer successivement sous le:^ yeux des objets et des sites variés: tiinlôi une plaine, tantôt une montagne, tantôt une déchirure du sol, un ravin au fond duquel coule un torrent et que surplombent des masses de rochers aux teintes diverses; tantôt une fraîche vallée pleine

(1) Voir plus loin.

d'ombrage et de verdure, avec les petits incidents de la route, les installations plus ou moins comfortables dans les auberges; je ne connais pas de plus agréable manière de passer quelques semaines au commencement de la belle saison.

Prenez donc une bonne voiture, non une calècbe fermée qui vous masque la vue en avant, mais un coupé attelé de trois chevaux assez vigoureux pour gravir les côtes longues et rapides, et capables de fournir une carrière d'une dizaine de lieues par jour, avec un repos de temps en temps; ayez un cocher soigneux et complaisant; associez-vous un aimable compagnon de voyage auquel vous puissiez communiquer vos impressions et vos réflexions, et qui partage vos admirations ; ayez quelques livres, les Lettres du président de Brosses, par exemple, et les Lundis de M. Sainte-Beuve, et partez après avoir tracé avec soin un itinéraire bien calculé, et je vous promets une série de distractions et de jouissances qui vaudront mieux que la plupart des plaisirs auxquels ont recours les désœuvrés des grandes villes.

Franchement, je ne comprends pas que tant de gens riches et ennuyés, ne sachant que faire de leur argent et de leurs loisirs, ne se mettent pas à courir le monde, j£ ne dis pas au loin, je ne traite pas ici la question des grands voyages, mais autour d'eux ot

dans los conditions que j'indique. Quel amusement déj& que de combiner un itinéraire ! on le fait et on le reftiit vingt fois, étudiant la carte comme un grand général qui médite une campagne; c'est Toccupalion du printemps, en attendant le moment de partir, car il ne (i\ut pas se mettie en route trop tôt ; il faut attendre les longs jours et l'explosion de la végélaUon; mieux vaut subir un peu de chaleur quo les vicissitudes atmosphériques du mois de mai.

A ces pr(^paratifs du voyage, si vous pouvez joindre un but, c'est-à-dire si vous savez vous faire un sujet particulier d^observation qui vous soit comme un guide, qui Oxe votre esprit et l'empêche de se livrer & rinconstance et à la mobilité d'une indépendance trop absolue, vous serez dans la situation la plus i^worable pour jouir de la fraîcheur de cette exialenco en plein air, loin des bruits du monde et des tracas de la vie de chaque jour. Pour moi, je me suis Aut une occupation spéciale de TexamcQ de loutes les eaux minérales que je rencontre ; j'en étudie les effets pour ma propre satisfaction ; je les goûte, j'en tÂte sous toutes les formes : en bains, en douches, en vapeur ; cela donne à mes tournées un intérêt et une direction; on ne sera donc pas étonné de me voir m'arrêter dans quelques établissements

sur lesquels je pourrai fournir des renseignements utiles aux malades.

Nous partons donc de Montpellier pour le Yigan. Nous arrivons à Saint-Bauzille-du-Putois, et nous y faisons une longue station pour visiter une grotte peu fréquentée par les étrangers, la Grotte des Demoiselles, une des plus vastes et des plus profondes que Ton connaisse; je n'en ai pas vu de plus considérable en Suisse; elle intéresse le naturaliste autant que le curieux des beautés de la nature, par sa constitution géologique, par les débris d'animaux perdus qu'elle renferme ; elle a de magniQques stalactites et des stalagmites dont les épaisses assises recouvrent probablement des vestiges de l'ancien monde, des ossements de races éteintes ; M. le professeur Paul Gervais en a mis quelques curieux échantillons au jour pendant qu'il administrait la Faculté des sciences de Montpellier ; mais il faudrait plus d'argent qu'il n'en avait à sa disposition pour déblayer le terrain et atteindre les couches les plus profondes. A l'aide des feux de Bengale, on produit de magnifiques eifets de lumière sur les colonnes et les draperies scintillantes des stalactites; mais malheureusement on a abusé de ce moyen, et l'albâtre dont la grotte est tapissée est sali par la fumée des torches et des pièces d'artifice ; il y a néanmoins des

DOKiiâ. :« édition. *

e^ EXERCICE ET VOYAGES DE SANTÉ.

salles où Ton n'arrive qu'en rampant et des voûtes élevées eomme celles des cathédrales, qui sont bien conservées,

Bient6l on quitte les roches calcaires, les garrigues et les terrains secs et arides, pour entrer dans la région des schistes^ arrosée par de nombreux coulas d'eau« Les coteaux et les montagnes se recouvrent d'une végétation vigoureuse; les châtaigniers au luisant feuillage et aux élégants panaches, apparaissent, et les mùriei^ se multiplient, car, en arrivant au Yigan, nous sommes au cœur du pays de la soie.

Mais, hélas ! ce pays, naguère si prospère et si gai, est désolé depuis plus de dix ans par un mal mystérieux qui tue le précieux ver ou qui tarit les sources du fli d*or dont il enveloppe sa chrysalide. On avait conçu quelque espoir par suite des travaux des savants qui se sont livrés à Tétude du fléau, de ses causes et de ses remèdes ; sur la foi de l'un, on avait eu recours à l'emploi de substances capables de détruire les germes morbides ; sur la foi de l'autre, on n'avait opéré qu'avec la graine provenant d'individus sains. Malheureusement, ni l'un ni l'autre procédé n'ont donné de résultat satisfaisant. A notre passage au Vigan, les éleveurs de vers à soie les plus soigneux en étaient encore réduits à jeter les produits

soumis aux émanations de la créosote, et ceux provenant des races les plus intactes en apparence ; ni les uns ni les autres n'avaient donné des vers capables de filer de beaux cocons, et tous languissaient ou mouraient avant de monter.

11 y a pourtant un fait acquis, fait très-important en ce qu'il paraît démontrer que la maladie ne tient pas à V infection de l'air, à la présence dans l'atmosphère des magnaneries de germes épidémiques, mais que la cause du mal existe bien dans les vers euxmêmes, et que c'est la race qu'il faut renouveler. En effet, les vers provenant des graines du Japon fournies par le gouvernement ont généralement réussi, quoiqu' élevés dans les mêmes conditions que les vers provenant de nos races et au milieu des mômes émanations. Par malheur, les races japonaises sont beaucoup moins productives que nos belles races indigènes, elles ne produisent que de petits cocons peu rémunérateurs. Mieux vaut néanmoins un résultat médiocre qu'un résultat nul, et, en outre, ce succès de graines japonaises met sur la voie des moyens à prendre pour combattre l'épidémie. Il semble qu'il n'y ait qu'à suivre la méthode indiquée par M. Pasteur, qui consiste à s'assurer de Tinlégrité parfaite des papillons destinés à la reproduction, et à n'employer que des graines d'une origine

iU EXERCICE ET VOYAGES DE SANTÉ.

absolument saine. Je ne m'étendrai pas davantage iiur co siyet, il faudrait analyser tout au long les travaux de MM. Pasteur et Béchamp.

La route qui mène du Yigan à Lodève est des plus piiioresquos ; on sort de la fraîche vallée des Cévcnnes par une c6te de plusieurs heures de montée^ au bas Ut^ laquelle» dans un massif de verdure, on rencontre le village d*Avè$o avec le château appartenant au de»ceiulaut de Montcalm ; en haut de la côte, perché ttur uu nmmclon, s*élève fièrement le château go- Uiique moderne de Montdardier, bâti par M. de Ginesiuus» avec tourelles, mâchicoulis, chemins de ronde» etc. Avantde parvenir à Saint-Maurice, sur le vaste plateau du Larzac, on descend dans une vallée piH^foude, véritable déchirure du sol sous l'influence de quelque mouvement volcanique.

Lodève apparaît bientôt avec ses manufactures, dont les pi'oduits sont étendus en longues draperies de diverses couleurs dans les jardins, et avec ses montagnes cultivées en terrasses jusqu'à leur sommet ; nous A'anchirons bien vite la côte qui nous sépare de Bédarieux, et des bains de Lamalou, oh nous voulons nous arrêter.

On fait aux Parisiens la réputation d'être difficiles et toujours prêts à critiquer les lieux où ils ne rencontrent pas les recherches et le bien-être auxquels

VOYAGE DES GÉVENNES AUX PYRÉ5ÉES. &

ils sont habitués chez eax : c'est le contraire qui est le vrai ; personne ne s'accommode mieux que les Parisiens et que lesi Parisiennes les pins délicates des installations médiocres. J'en ai eu une nouvelle preuve dans la visite que je viens de faire à Lamalon. Les Méridionaux reconnaissent volontiers l'ef&cacité des «aux qu'ils ont jeu depuis longtemps l'occasion de constater; mais ils gémissent sur la simplicité un peu primitive de l'établissement^ son air monacal^ et le peu de distractions qu'il offre. Pour les Parisiens, au contraire, cette vie calme au milieu d'une nature d'un aspect italien et d'un caractère tout méridional, dans unesorte de monastère sans casino, sans musique et sans fracas de toilettes, celte vie a un charme que certains gens de goût,à la vérité, préfèrent aux brillants établissements d'Allemagne; il y a un repos d'esprit et de corps qui contribue à l'effet bienfaisant des eaux ; c'est l'impression que ressentait une famille habituée à toutes les jouissances de la vie parisienne et de la société la plus élégante ; elle y trouvait même la cuisine bien faite, aussi variée que possible, et la pâtisserie d'une délicatesse particulière. A côté de ces Parisiens, si faciles à contenter, j'entendais les critiques de braves campagnards, au goût desquels les mets n'étaient ni assez fins ni assez recherchés ; volontiers ils se seraient étonnés de n'avoir pas pour

5 fr. par jour du vin de Champagne frappé à tous leurs repas.

On descend de Lamalou à Saint-Pons par une vallée Irès-gracieuse.

De Saint-Pons à Mazamet, ville curieuse par son accroissement et sa prodigieuse activité, les manufactures de draps ne chômant ni jour ni nuit, on traverse la montagne Noire, véritable limite de la région méridionale : d'un côté c'est le Midi proprement dit, et déjà le ciel et lestons chauds de TOrient, Narbonne, Béziers, etc. ; de l'autre, au delà du versant qui regarde Toulouse, c'est encore le Midi pour les habitants du nord et du centre de la France, mais avec des brouillards, de l'humidité, des tons gris, et souvent de la pluie. En passant à Saint-Amand, on fait un petit pèlerinage au berceau du maréchal Soult,et môme à son tombeau, car il a voulu être enterré à la porte de l'église de son village, et on constate avec satisfiiction que le monument est simple et de bon goût.

Enfin, on arrive à Carcassonne, dont un artiste archéologue aurait du plaisir à décrire l'antique et curieuse cité.

Pour moi, je poursuis mon voyage par Limoux, et je me dirige vers la montagne, en prenant la route si accidentée du col Saint-Louis.

Mais je me détourne un moment pour aller visiter

Pierre-Lisse, près de Quillan. Qu'est-ce que Pierre- Lisse ? C'est une gorge étroite, une sorte de fente gigantesque entre des rochers d'une grande hauteur, s'élevant comme des murailles et découpés de la manière la plus fantastique à leur sommet. Au fond de cette gorge coule le torrent qui va former la rivière de l'Aude. J*y suis d'abord allé le soir, seul, à pied. On ne pénètre pas sans émotion dans cette anfractuosité, on ne s'enfonce pas sans un certain malaise dans cette fissure qui va toujours se resserrant, et qui semble devoir bientôt vous étouffer. Un moment j'ai tiré instinctivement l'épée de ma canne de voyage. A quoi bon tirer l'épée, et contre quoi ? Contre des géants de pierre dont la masse vous écrase, et qui, du haut de leurs formidables remparts, semblent grimacer et se rire de votre faiblesse I Mais il y a des choses qui font peur, quoiqu'on sache bien qu'elles n'offrent aucun danger.

Je me hâte pour arriver à Perpignan, mais surtout au Yernet et au Canigou ; je salue, en passant à Estagel, patrie d'Arago, la statue élevée au grand physicien par M. Pereire ; j'admire les magnifiques oliviers qui forment une véritable forêt le long de la route, et bientôt je me sens réjoui par la vue du Castillet, ce château fort si élégant et si rose qui annonce si bien la ville catalane. Heureux temps pour

Târt que celui où Ton donnait aux constructions les plus sévères, même aux fortiQcations des villes, des formes gracieuses et d'un beau style 1

Ille, qui a si bien inspiré M. Mérimée, a de beaux vergers remplis de pêchers, dont les fruits, malgré leur renommée, ne valent pas, à mon avis, les pêches de Montreuil.

Arrêtons-nous un moment à Prades, à l'hôtel de l'aimable Julie, bien connue des touristes des Pyrénées ; elle a toujours à vous offrir un bon accueil et des pâtisseries délicieuses ; heureux si vous pouvez séjourner chez elle, car nulle part vous n'aurez de meilleur lit et une table plus recherchée.

Nous voici au Vernet, où je reviens toujours avec plaisir, pour y jouir de la fraîcheur des ombrages, de la douceur de l'air, en même temps que des eaux bienfaisantes.

J'ai retrouvé mon guide Michel, le modèle des guides, un véritable observateur, avec lequel on s'instruit des choses de la nature, en parcourant la montagne. Un jeune voyageur russe, logé dans rétablissement voisin, chez Mercadet, M. de Reusner, gentilhomme de la chambre de l'empereur de Russie, se l'est attaché en ce moment pour visiter tous les sites les plus curieux à dix lieues à la ronde, afin de compléter la description du Guide Joanne

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-sar cette partie des Pyrénées ; il a bien voulu me le céder pour un jour, et enfin, favorisé par un temps -superbe, j'ai pu, le jeudi 6 juin, exécuter ce que je tente en vain depuis plusieurs années, l'ascension du pic du Ganigou.

La journée était très-favorable, l'air ferme et pur, bon pour la marche et pour la vue, la neige peu abondante; nous avons donc pu arriver au sommet «et jouir, de ce point élevé à 2,800 mètres au-dessus •du niveau de la mer, du magnifique panorama qui «'étend sur les plaines du Roussillon, sur la mer et Jusqu'en Espagne, d'un côté, et, de l'autre, sur la chaîne des Pyrénées. Le Ganigou est le jardin des botanistes, et la plus riche flore du monde s'étale à ses pieds ; entre autres fleurs, le Ginesta purgatis couvre en ce moment les flancs de la montagne d'un tapis d'or qui s'étend à perte de vue ; c'était à se prosterner en présence d'un tableau si plein de grandeur et de magnificence !

Partis à trois heures du matin, nous rentrions à six heures du soir. Une bonne douche enleva en un instant toute la fatigue.

Il s'agit maintenant de grimper en voiture pendant cinq ou six heures pour atteindre Montlouis, petite ville avec une forteresse, espèce de clef de la France, située à 1,600 mètres, et par conséquent

d'un climat Irès-rude et très-âpre ; on s'y chauffe toute l'année, le matin et le soir, et jamais on n'y quitte les couvertures de laine ; il n'y a pas de fruits et à peine de légumes, et il y arrive quelquefois, en plein été, des gelées qui détruisent les récoltes de pommes de terre, la grande ressource du pays ; au mois de juin 1867, les feuilles des frênes étaient complètement gelées. Quel contraste entre la plaine et les plateaux des montagnes élevées ! Tandis qu'on fondait en eau à Prades, on grelottait à Montlouis^ et quelques centaines de mètres plus haut, toute vie est éteinte ; il n'y a plus que la glace et la neige, ces précieux réservoirs des rivières qui arrosent et fécondent nos champs !

Au lieu de loger dans la ville même de Montlouis, on descend un peu plus bas, vers une espèce de faubourg que l'on appelle la Cabanasse. Là on trouve une auberge de médiocre apparence, mais où les lits sont excellents, les draps d'une blancheur éblouissante, la cuisine très-bien faite, et où l'on change le linge à chaque repas comme au Grand- Hôtel ; c'est, au reste, ce que nous avons trouvé partout, dans les plus petits bourgs de ces lieux reculés.

C'est encore ce que nous allons rencontrer à Bourgmadame, la dernière ville de France, séparée

de TEspagne et de Paycerda par un simple ton ent. Nous arriverons chez M"' ou chez M. Antoinette! car il est impossible de dire à que! sexe appartient ce maître d'hôtel ; s'il porte jupon, il a tant de barbe au menton, l'air et le ton tellement masculins, qu'il est difficile, malgré le costume, de lui reconnaître les grâces et la désinvolture de la femme ; mais, sans éclaircir ce mystère, entrons avec confiance, nous serons bien reçus^ bien logés, bien traités et avec toute sorte d'obligeance.

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