DE L'EMBONPOINT ET DE LA MAIGREUR
greur est la suite de quelque maladie organique, et alors c'est la cause qu'il faut attaquer et non TefTet, et cela ne nous concerne pas ; ou bien elle constitue le tempérament même et tient à la nature intime des organes et des fonctions, et il faudrait modifier loule l'économie pour changer la disposition à la maigreur. On peut prétendre cependant à un résultat favorable par un régime bien dirigé, par des changements de lieux opérés doucement, sans fatigue et sans secousse, par le calme et l'apaisement des nerfs, peut-être par l'emploi de quelque eau minérale... Ah ! si l'on découvrait une source capable d'engraisser, elle aurait bientôt un culte et des adorateurs fervents, comme les nymphes de l'antiquité !
Les organes se fortifient par l'exercice, ceci est yrai de toutes les parties du corps^ et rien ne serait plus fatal qu'un repos absolu, même pour les organes les plus délicats; ce serait l'atrophie, ce serait la mort pour tous ceux que l'on condamnerait à l'inaction; on pourrait citer beaucoup d'exemples à l'appui de cette loi physiologique et montrer des sens et des glandes anéantis par le défaut d'action. Mais l'exercice ne doitpas dépasser certaines limites, il ne doit pas aller jusqu'à une fatigue excessive, sous peine d'inconvénients quelquefois graves.
Il en est des yeux comme de tous les autres organes, ils ne sont ni plus délicats ni moins résistants, et ils s'accommodent mieux d'un exercice régulier que d'une complète inaction. Je parle des bons yeux, bien entendu, et non de ceux qui sont naturellement faibles ou affectés de quelque disposition morbide. Il n'y a pas de différence à cet égard entre les yeux à vue longue et les yeux à vue
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basse. Ceux-ci jouissent dans Topinion du monde d'une réputation usurpée; il n'est pas vrai qu'ils soient plus forts, plus infatigables que les autres, et les yeux perçants ne sont pas plus susceptibles ou plus faibles que les yeux myopes.
Quel admirable instrument que cet organe qui s'adapte sans effort et instantanément à la perception des objets situés à de grandes distances et aux points les plus rapprochés I Comment un même appareil optique peut-il, sans changement appréciable, voir distinctement au loin, à plusieurs lieues d'éloignément, et une pointe d'aiguille placée au bout du nez ? Ah I c'est que ce bel ouvrage est le produit d'un merveilleux artiste.
L'œil donc peut s'exercer beaucoup, même à des ouvrages minutieux, qui exigent une vive lumière, sans éprouver de fatigue nuisible. Pour ma part, j'ai fait abus des observations microscopiques, pendant de longues nuits, avec un ardent éclairage Carcel, pour étudier les transformations des animalcules infusoires, ou pour découvrir les cils vibratils à Taide desquels ils se meuvent, et quand je me disais le matin que ma vue devait être fatiguée, que je faisais usage de lunettes bleues pour la reposer, je m'apercevais bientôt que la précaution était inutile et que mes yeux n'avaient nullement souffert.
A la vérité, j'ai des mouches volantes, des points et des filaments noirs, surtout lorsque je suis en présence d'une surface blanche, lorsque je regarde un nuage bien éclairé par le soleil . J'ai décrit ces nuages il y a plus de trente ans (1), c'est dire que j'étais jeune alors, je les ai signalés comme n'indiquant ni un affaiblissement de de la vue, ni une menace de cataracte, malgré l'opinion de notre illustre maître M. Roux qui s'en inquiétait beaucoup ; et la preuve que c'est là un état à peu près normal de l'organe, c'est que beaucoup de personnes, une fois averties, aperçoivent de ces images, que leur vue n'en est pas troublée, pas plus que la mienne qui se fait pourtant assez vieille.
Il ne faut pas confondre ces corps légers, flottant sous diverses formes dans l'œil, et qui en suivent tous les mouvements, avec des images plus compactes, apparaissant subitement après une grande fatigue des yeux, sous la forme d'une branche d'arbre, ou de tout autre aspect, qui viennent s'interposer tout à coup entre l'œil et l'objet considéré, et se transforment le soir en étincelles lumineuses; ceci est le résultat de ce que les médecins oculistes appellent un stapbylôme du fond de l'œil, ou postérieur, état peu grave en lui-même,
(0 Voyez, Donné, Cours de microscopte, Paris, 1844, p. 485.
qui se dissiperait sans remède, mais qu'il est bon néanmoins de soigner, par le repos d'abord, puis par l'emploi de quelques dérivatifs ; mais nous sommes là sur le terracin de la médecine proprement dite, et je me hâte d'en soryr.
Domié, Hyg. 6. M. ' ^
HYGIÈNE
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Bêlas ! que dire de ces mam: anxqoek je ne crois jttN. OQ plaiôt de ces^ étals donlonrenx qni sMit Je Tfsultat dehfsainspliTsiqfiieseliDoraiix dod satisfaits, ai2xqiirî< îa mf^dftrjne et J'hypène ue î>ei2Teiil rien? r.^ nr srtDl, en f^et. ni des maladies proprement dites, n: oos sonffranr^es praduiles par nn écart de TocmK . Lf< {»irfs qui les épri>nTenl sont d'autant i»!iî> ?. Tilaind:^-.. quf leurs manx n'ont pas de sie-Cf drsîinr;. or. ils n'ont pas de remède spécial. mîiî> oi: iJ> TTsnmeJiî timU nne situation oii 3e moral ^>^ f»nrorf n!D> afiecié que le pliysiqne; et qa'il faudra) ; rhamreT lontf^ les conditions de leur eiis- U\TW ^nonr les rcmeittre en équilibre^ Or nous n'avons r*«v U mcyrn d<^ d rainer dn bonheur à ceux qui en mnnom^n;. n: dx prornrerdessiatisfacDo:;s iéiritimes à o^-^iA i»n or. >M-»T); pr:vcs. srùl par leur sàînation sa-