DES MAUX DE NERFS ET DES VAPEURS
ciale, soit par des unions mal assorties. Tout ce que nous pouvons faire, c'est de bien indiquer la source la plus générale de ces souffrances nullement imaginaires, dont on cherche en vain la cause et que l'on * poursuit par des moyens impuissants. Au moins ne se fatiguera-t-on plus le corps et l'esprit par des tentatives de traitement sans vertu. Peut-être aussi pourrons-nous indiquer quelque procédé de soulagement réel en éclairant les esprits, ou du moins inspirer la prudence, en avertissant des dangers que Ton brave légèrement ou qu'on ne soupçonne pas. Si tout ceci paraît un peu obscur, je vais l'éclaircir par une simple proposition. Donnez-moi une femme (car c'est surtout des femmes qu'il s'agit) mariée, ayant des enfants et un mari qui l'entoure de soins affectueux, j'affirme qu'elle n'aura ni vapeurs ni maux de nerfs. Mais cette condition si simple en apparence, si naturelle, n'est pas aussi commune qu'on le pense. Combien de femmes souffrent, sans se rendre compte elles-mêmes des causes de leur mal et sans que le monde soupçonne le secret qu'elles ignorent I II faut savoir soulever d'une main discrète le voile qui recouvre tant d'existences en apparence heureuses, et pénétrer d'un œil observateur les mystères de la vie humaine, pour voir les plaies cachées de beaucoup de cœurs et en sonder la profondeur.