DES MAUX DE NERFS ET DES VAPEURS
sables ; il n'y a pas d'enfer plus affreux que celui de ces pauvres filles.
Mais il n'est pas nécessaire d'aller jusque-là pour rencontrer bien des souffrances de l'âme réagissant sur le système nerveux.
Les femmes ont éminemment besoin d'affection, c'est leur vie et leur nourriture^ aussi indispensable que la nourriture du corps. C'est d'elles surtout que l'on peut dire qu'elles ne vivent pas seulement de pain. Eh bien, combien peu reçoivent cette nourriture en proportion de leurs besoins ! car les hommes, au contraire, sont pour la plupart égoïstes, et leur égoîsme, joint à une certaine grossièreté, se traduit de mille manières. Combien d'entre eux dont on entend vanter dans le monde l'amabilité, la bonté, et qui sont chez eux, surtout auprès de leur femme,froids, secs, et qui sacrifient bel et bien à leurs goûts, à leurs habitudes, les goûts et les besoins de ceux qui les entourent ! Maris, voulez-vous guérir les nerfs de vos femmes : aimez-les d'abord, donnez-leur du contentement, des jouissances, des plaisirs même ; mais il ne suffit pas de les mener au bal, de les couvrir de belles toilettes, il faut que cela soit fait de bonne grâce et qhe vous ne comprimiez pas, par de la mauvaise humeur^ l'expansion propre à détendre leurs nerfs.