‹ Hygiène des ouvriers mineurs dans les exploitations houillèresChapitre 7 sur 59 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

Je prends donc le houilleur au moment où il va commencer son travail, je le fais descendre dans les travaux ; je l'accompagne à son chantier ; j'assiste à son travail, et je le guide au milieu des périls si nombreux qui le menacent sans cesse.

Je m'étends longuement sur les travaux qui présentent des dangers, car là est la source des accidents les plus fréquents et les plus terribles. Je ne crains pas de rappeler le souvenir de quelques grandes catastrophes pour frapper son esprit et lui faire sentir l'importance des précautions que je lui recommande.

D'ailleurs, il m'a semblé que l'ouvrier houilleur ne lirait ni sans profit ni sans intérêt, l'histoire simple de sa vie journalière , qu'en mettant à sa portée l'explication de divers phénomènes qui se passent sous ses yeux, qu'en l'initiant à certains détails scientifiques (que j'ai mis tout mon soin à simplifier), je donnerais une occupation attrayante et utile à son esprit; qu'il prendrait confiance en voyant que ses travaux , ses mœurs , ses habitudes , bonnes ou mauvaises, sont bien connues, et qu'il se laisserait plus facilement inspirer de sages préceptes.

Je lui montre qu'avec un peu de prudence il doit éviter la plupart des périls dont il est entouré; qu'il doit avoir horreur d'un danger inutile, et que les fanfaronnades n'ont rien à faire avec le vrai courage.

Dans tout le cours de ce livre, je m'étudie à ne pas sortir de l'hygiène et à ne donner que les détails que le houilleur a besoin de connaître pour comprendre les conseils que je lui donne.

Du reste, on verra combien j'ai évité avec soin de faire

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