‹ Hygiène des professions et des industriesChapitre 11 sur 49 · LXIII. — ■ Dans la seconde forme, la toux et la dyspnée · texte numérisé non relu

LXIII. — ■ Dans la seconde forme, la toux et la dyspnée

débutent simultanément. Cette toux est d'abord sèche, puis souvent, après plusieurs crachements de sang, il se manifeste une expectoration purulente fréquemment mélangée de sang et de concrétions calcaires de couleur et de consistance différentes. La poitrine est plutôt aplatie et rétrécie que bombée; s'il y a de la matité, le bruit respiratoire est sourd, mêlé de bruits divers suivant l'état du poumon. Dès que l'expectoration devient purulente, on observe la chute rapide des forces, l'amaigrissement fait de grands progrès, et le malade présente bientôt tous les symptômes de la consomption pulmonaire (Desayvre).

Les lésions pathologiques de cette seconde forme consistent en de petites granulations du volume d'un grain de plomb à celui d'un pois, chimiquement composées de silice, de fer, de matière calcaire, etc. (état cirrhotique du poumon chez les tailleurs de pierres) (Feltz); en engorgement ou hépatisation des parties plus ou moins étendues des poumons; enfin, dans la présence ^infarctus casécux à divers degrés de crudité ou de ramollissement.

Telle est l'affection qui mérite à. juste titre le nom de phthisie professionnelle, et qui, bien différente dans son essence de la phthisie tuberculeuse, présente, en faveur de son autonomie , Yabsence de toute hérédité.

Nous la rencontrerons successivement chez tous les ouvriers soumis à l'action des particules siliceuses et métalliques : les fabricants d'aiguilles, les aiguiseurs, les tailleurs de pierres, les polisseurs d'acier, les carriers, les plâtriers, les mineurs, etc.

LXIV. — Si d'une manière générale nous voulons considérer maintenant la fréquence relative de la phthisie pulmonaire chez les artisans proprement dits et chez les nonartisans (professions libérales, marchands, etc.), nous sommes bien obligés de réunir ensemble la phthisie tuber-

Page 1