‹ Hygiène des professions et des industriesChapitre 13 sur 49 · G HYGIENE DES PROFESSIONS · texte numérisé non relu

G HYGIENE DES PROFESSIONS

LXV1II. — Un point sur lequel nous voudrions maintenant pouvoir nous appesantir, c'est l'influence générale des professions sur la durée de la vie. Mais, il faut l'avouer, la plupart des recherches faites dans ce sens manquent de base sérieuse de comparaison.

Lombard à Genève, Neufville à Francfort, Hannover à Copenhague, ont essayé de dresser des statistiques de vie moyenne en calculant l'âge moyen des décès dans chaque profession. Cette manière de procéder ne peut être justifiée que par le grand nombre sur lequel on opère. L'âge moyen des décès fournis par les ouvriers malades traités dans les hôpitaux, par exemple, conduit, on le comprend, à des résultats fort insuffisants. — Dans certaines professions, on a calculé l'âge moyen du nombre d'ouvriers en cours de travail : c'est là une manière de faire plus illusoire encore.

Du reste, les termes de comparaison diffèrent. Pendant que Lombard donne comme vie moyenne 55 ans, pour Neufville, c'est l'âge de 45 ans, et pour Hannover celui de 35 ans.

LXIX. — Selon nous, il ne peut y avoir qu'une manière de procéder : il faut, en calculant sur un nombre donné d'individus qui à vingt ans, par exemple, embrassent telle ou telle profession, rechercher combien il y a de survivants à une période quelconque de la vie, soit à cinquante ans par exemple. — Il faudrait aussi calculer la mortalité moyenne professionnelle, c'est-à-dire chercher le rapport des décès sur 1000 ouvriers par chaque période de dix années, ainsi que cela se fait dans les tableaux comparatifs de mortalité générale. On aurait ainsi des tables de mortalité et de survivance professionnelles dont la valeur serait incontestable.

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