ATHLÈTES ET LUTTEURS
lueur d'une lampe dont les rayons seront adoucis ; on se livrera à un sommeil réparateur; on suivra un régime et un genre de vie en rapport avec sa complexion naturelle, sans pour cela s'assujettir à des pratiques superstitieuses. On économisera son existence en la réglant judicieusement. Les bains, les soins de propreté, le choix des vêtements, l'exercice à la campagne, en plein air, ne devront pas être négligés. — Par l'hygiène morale enfin, on combattra toute affection ou passion violente, dont l'action dépressive sur l'organisme n'est que trop funeste à la rectitude de la pensée. — L'application soutenue de l'esprit veut le calme parfait de l'imagination.
S. A. TiSSOT, De la santé des gens de lettres, Paris, 1767; nouvelle édition augmentée de notes par F. G. Boisseau, Paris, 1825, in-18. — Réveillé-Parise, Physiologie et Hygiène des hommes livrés aux travaux de l'esprit, 1834. — Benoiston de Chateauneuf, De la durée de la vie chez les savants et les gens de lettres (Ann. d'hyg. publ., 1830, t. III, p. 5). — Val. Catala, Essai sur l'hygiène des gens de lettres, Paris, 1857, thèse de doctorat. — Gui Patin, Lettres, édit. Réveillé-Parise, Paris, 1846. — Hufeland, l'Art de prolonger la vie, nouvelle édition française augmentée de notes par J. Pellagot, Paris, 1871, p." 173.
athlètes et LUTTEURS. — Une profession, si c'en est une, où l'effort professionnel se manifeste dans toutes ses conséquences physiologiques et pathologiques, c'est celle de lutteur, boxeur ou athlète. L'habitude de l'exercice musculaire donne à leurs membres et surtout au thorax un développement considérable. Mais les vieux lutteurs sont rares; la vigueur de la vie en a chez eux émoussé la durée. L'asthme et les affections organiques du cœur, telles sont les deux maladies auxquelles ils sont fatalement voués.
Du reste, cette suractivité organique a besoin, pour se