BR0SS1ERS, CR1N1ERS
Chez quelques-uns on trouve aux mains et aux doigts des lésions spéciales dues à l'action de l'arsenic. (Voy. Arsenic.)
Hygiène préservatrice. — Il faudra appliquer ici les principes d'hygiène générale contre l'absorption des gaz nuisibles, des poussières (hotte, masques, aération, etc.). (Voy. en outre l'hygiène des articles Bijoutiers, Émailleurs, Zingueurs, etc.)
brossiers, criniers. — A leur arrivée dans les ateliers de préparation, les soies de porc ou de sanglier destinées à former des brosses sont lavées à grande eau, puis séchées à l'étuve ou à l'essoreuse; vient ensuite le débouillage à chaud et à la vapeur, permettant le peignage à la main et un premier triage des soies que l'on soumet à un battage au tambour afin de les débarrasser de toutes les matières étrangères qui sont restées adhérentes. Elles sont ensuite blanchies au soufre et passent, en dernier lieu, à la teinture. Dans les ateliers de préparation des soies, les ouvriers sont exposés cà tous les inconvénients de l'humidité, aux émanations putrides et à l'action irritante de l'acide sulfureux sur les voies respiratoires. Leur pathologie professionnelle se rapproche en cela de celle des boyaudiers. Une fois les soies préparées, elles sont formées en carottes et envoyées dans les ateliers de brosserie.
Pour travailler les soies, l'ouvrier brossier les rassemble en faisceaux qu'il frotte vivement entre ses mains, puis procède à la confection des brosses. Une fois ces petits faisceaux mis en place, il les ébarbe avec des ciseaux suivant la longueur voulue. D'après Vernois, cetébarbage avec de for';s ciseaux à anneaux occasionne des durillons aux