‹ Hygiène des professions et des industriesChapitre 33 sur 49 · PAPETIERS · texte numérisé non relu

PAPETIERS

cupent surtout de la gravure eu éventail et de l'encartement des boutons sont très-sujettes à la chlorose, aux flueurs blanches et aux étourdissements; ce qui tient à leur mauvaise hygiène privée et au défaut d'exercice nécessaire.

Toutefois, les ouvriers nacriers ne seraient pas plus sujets à la phthisie tuberculeuse que la moyenne des artisans. Il serait rare de voir la bronchite chronique dégénérer en phthisie caséeuse, et l'asthme humide serait l'infirmité la plus ordinaire (bronchorrhée professionnelle).

Hygiène. — La ventilation sous toutes ses formes : ventilation de l'atelier, ventilation des établis ; aspirateurs agissant de haut en bas et entraînant les poussières au dehors; l'emploi des appareils préservateurs de l'absorption des poussières (respirateurs de toute sorte) ; les soins de propreté individuelle : changement de vêtements, ablutions fréquentes générales et partielles; une alimentation suffisamment réparatrice ; de l'exercice, des promenades en plein air les jours de chômage ou de repos, etc. : tels sont les préceptes de l'hygiène professionnelle préservatrice. (Voy. Hygiène générale et celle des Aiguiseurs.)

Majuek cl A. Chevallier, Mémoire sur les ouvriers qui travaillent les coquilles de nacre de perle (Ami. d'hyg. publ., l.re série, l. XLVTI1, 1852./*

papetier. — Les premières opérations que subissent les chiffons, pour être convertis en papier, sont le démontage des tas, le délissage, le découpage et le blutage- Cette première partie du travail donne lieu à un dégagement considérable de poussières impures qui agissent, à la longue, sur les yeux et les organes respiratoires des ouvriers.

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Outre ces inconvénients, il est certains chiffons particulièrement sales* et grossiers dont le contact peut provoquer des affections cutanées et même des maladies infectieuses (ceux qui viennent d'Afrique par exemple).

Une autre catégorie d'opérations qui exposent singulièrement à l'action de l'humidité sont celles que comprend le lessivage. Le lessivage s'accomplit dans d'immenses cuviers cylindriques ou sphériques remplis à la fois de chiffons, de lait de chaux et de vapeur. Chaque cuvée est de huit heures, ou de deux périodes de quatre heures châtaine, séparées par un rinçage à l'eau pure. La température élevée et humide qui règne dans l'atelier du lessivage fatigue beaucoup les ouvriers.

Il est deux opérations dans lesquelles ces derniers ont particulièrement à souffrir; ce sont le blanchiment au chlore des chiffons et le collage de la pâte. — L'action du chlore sur l'organisme est des plus nuisibles, et toutes les précautions doivent être prises pour faire dégager le gaz dans des caisses hermétiques et mises en communication, à un moment donné, avec la cheminée centrale de l'usine. Toutefois, il est presque impossible que l'atmosphère de la salle de blanchiment ne contienne pas d'odeur. « 11 est telle fabrique où le blanchiment est brassé en moins d'une heure; où l'on emploie 12 à 15 kilog. de chlorure pour 100 kilog. de pâte; où l'on jette dans la pile, afin de décomposer brutalement ce chlorure, 2 ou 3 kilog. d'acide sulfurique; où l'atmosphère de l'atelier devient verte par la présence du chlore dégagé, et où les ouvriers sont obligés de s'entourer la figure d'un mouchoir pour ne pas être asphyxiés. (Aimé Girard, De la fabrication moderne du papier, in Journal de la librairie et Revue des cours scientifiques, mars 1874.)

Mais c'est seulement dans les fabriques de papier à

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