AFFRÉTEURS D'ÉTOFFES EN GÉNÉRAL
doute qiril ne faille allribuer aux altérations des sécrétions buccales une grande part dans les troubles des fonctions gastriques. Les ulcères atoniques des membres infériiMirs ne sont pas rares. Il est, en outre, une affection qui m'a été accusée par un certain nombre d'ouvriers et dont je ne puis me rendre compte que par la fatigue de la station debout, et l'action de rbumidilé sur les membres infth'iours : ce sont les crampes dans les mollets et le tremblement des jambes.
Peut-être faudrait-il invoquer, dans certains cas, Faction de gaz délétères absorbés et venant agir sur le système nerveux? Les lignes suivantes, que nous empruntons à Tardieu et Roussin (Relation médico-légale y in Ann, d'hyg. pub!., 18G8, t. XXIX, ^"^ série), ouvrent le champ à des recberches du plus haut intérêt : « Parmi les industries qui font usage des composés cyanures, et dans lesquelles les ouvriers qui les emploient se trouvent exposés à tous les inconvénients qui résultent de leur manipulation, il faut citer la teinture et l'impression des tissus en bleu de Prusse et bleu dit de France. Pour arriver à produire et à déposer sur les fibres textiles les cyantires doubles de fer ou d'étain qui font la base de ces ricbes couleurs, on se sert de mélanges soit de ferricyanure et d'acide minéral, soit de ferricyanure et d'acide tartrique, soit de ferricyaimre d'ammonium, soit de l'un des composés précédents et de sels d'étain. Or, soit par l'élévation des bains de teinture, soit par la vaporisation nécessaire à l'impression, il se dégage dans l'atmosphère des ' quantités énormes d'acide cyauhydrique. Il suffit d'avoir pénétré une fois dans les ateliers de teinture ou d'impression au moment où Ton prépare les bleds ci-dessus, pour être vivement affecté par l'odeur prussique qui imprègne l'atmosphère. On comprend difficilement qu'avec une venti-