AGENTS DES COMPAGNIES
Tués. Blessés. / Ëcrasés, comprimés OU tamponnés daiis
des manœuvres de plaques tournantes,
de wagons, de machines ; dans les char-
4^6 194 \ gemeuts ou déchargements; en attelant
ou décrochant les wagons, en nettoyant les locomotives.
Tombés du haut des wagons ou machines en repos, ou en voulant y monter. Tombés dans les fosses à piquer le feu, et dans les trous de plaques tournantes.
Surpris par les trains ou machines en
marche, ou atteints en marchant à côté
des convois.
Tombés du train ou machines en mar-
12 49 ) che, soit par inattention, par le sommeil,
par un arrêt brusque, soit en sautant des wagons sur la voie.
CUlilMLNS DE ï¥A\ (Eiii|»Ioy«s îles). il7
/ Allt'inls par les Iravaux d'art ou par
:29 GO < les roues de la machine, eu se levant,
I eu sepeuchaul, elc.
( Atteints eu faisant le contrôle des bul-
( letins.
( Chute de poteaux télégrapliiques, pas-
( serelles, ponts, grues, projectiles, etc.
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Il 008
De 1854 à 1809, il y a eu eu France plus ce 16800 persounes atteintes ; le tableau suivant permettra de se rendre compte de la proportion des accidents qui incombent aux seuls agents des compagnies :
Tuos. IMe^^^''s. Totuu\.
Voyageurs 324
Agents des compagnies. âl5i
Autres 901
Ou voit donc que les agents des compagnies ont été atteints dans rénorme proportion de 78 pour 100. D'une autre part, la proportion des décès est considérable chez eux : près de 1 mort sur 5 personnes atteintes. Nous ne saurions mieux faire comprendre la nature et la gravité des .lésions produites qu'en einprtintaut à Toui*des la description suivante : « On se trouve ici en présence des effets maximum de Técrasement produit par une quantité de mouveiTient provenant de vitesses et de masses considérables. Pour les locomotives, c'est un poids de 16 à (*4 tonnes; pour les voitures, de 4 à 5000 kilogrammes avec des vitesses de 20 à 80 kilomùlres à l'heure, sôit 5 à 22 mètres par seconde, vitesse égale à celle (Tun vent impétueux. Les genres de lésions qui amènent la mort peuvent se distinguer ainsi : 1"* Effets du tamponnement. Des hommes
LAYET. V.\
218 CHEMINS De FEU (Employés des).
d'équipe, des employés pendant les manœuvres des trains sont saisis entre deux voitures et écrasés par la rencontre des tampons. L'autopsie a offert dans ce cas une très-grande identité de lésions : le thorax est aplati d'avant en arrière, ou un peu obliquement, suivant le lieu d'application du tampon; la peau est intacte ou à peine ecchymosée; la cage thoracique a éclaté; on rencontre des fractures multipliées des côtes, du sternum et du rachis, avec déchirures des poumons, du cœur et des gros vaisseaux; la mort est souvent instantanée. — 2** Effets de Vécrasement sur les rails» Les signes sontrattrition au plus haut degré avec empreintes allongées et la section complète d'une partie du corps (tôte, membre). La mort peut avoir lieu sans qu'aucun organe essentiel ait été atteint, par exemple dans l'écrasement simultané des membres supérieur et inférieur du même côté. — 3° Chutes. Par l'effet même de l*impulsion horizontale, elles se font souvent contre les rails et une partie du corps est broyée. — 4° Effets des chocs et collisions des trains. Dans ce cas, toutes les blessures ont le caractère de la contusion au plus haut degré, accompagnée de commotion du cerveau ou de la moelle épinière. Ainsi, pour un train animé d'une vitesse de 11°',H, l'effet est le même que si la victime tombait de *^,29, environ d'un second étage; avec 13™,88 par se- »?onde, c'est la hauteur d'un troisième, 9°',82; le train express, qui parcourt 16^,10 par seconde, produirait le même effet qu'une chute de 14"*,! 5 ou d'un quatrième étage, sauf les diminutions causés par les frottements, f (lourdes, à l'article Blessures, in Dict. encyclop. des sciences médicales.)
Tardieu a cité plusieurs observations remarquables par la marche progressive. et le caractère des accidents consécutifs à la commotion produite par la collision des trains.