‹ Hygiène des professions et des industries, précédée d'une étude générale des moyens de prévenir et de combattre les effets nuisibles de tout travail professionnelChapitre 79 sur 98 · VANNIERS · texte numérisé non relu

VANNIERS

Sainl-Pierre (Martinique), celles-ci deviendraient de véritables foyers miasmatiques et fébrigënes, par suite de la putréfaction des feuillants (feuilles de bois et douves) dans les bassins: Cette opinion a été combattue par Lota. Hais sans doute qu'il faut tenir compte avant tout du climat et des conditions telluriques de la localité.

Lota, Les tonnelleries de Saint-Pieri^e sont-elles nuisibles à la santé publique? (Ann. d'hyg., 1869, t. XXIil). — Marthœau, Des tonnelleries de Saint-Pierre comme foyers miasmatiques (Ann. d*hyg. publ., 1870). — A. liAYET, Hygiène et Pathologie des tonneliers (Arch. méd. nav., t. XX, 1873).

WAWNIEBS. — Cadet-Gassicourt a dit des vanniers : € Les émanations de Tosier mouillé que respirent sans cesse les vanniers les incommodent quelquefois; ils sont atteints de rhumatismes aigus et chroniques et, dans un âge avancé, d'affections pulmonaires. »

Les vanniers sont sujets, en effet, à toutes les affections qu'entraînent, à la longue, la position assise et le mouvement professionnel limité aux membres supérieurs; les lumbagos, les troubles digestifs et respiratoires s'observent fréquemment chez eux. D'après Lombard (de Genève), un neuvième des vanniers succomberaient à la phthisie pulmonaire.

Leur genre de travail les expose particulièrement aux panaris et aux abcès phlegmoneux de la main et de l'avant-bras.

J'ai rencontré chez eux une gingivite chronique accompagnée le plus souvent de poussées d'herpès labialiSy que j'attribue à la mauvaise habitude de tenir serrées entre les lèvres les baguettes d'osier dont ils doivent se servir, et d'en mâcher parfois l'extrémité.

VERRIERS, TAILLEURS DE CRISTAL, POLISSEURS DE GLACES. 5â3 YEBRIEBS, TAILLEURS DE CRISTAL, POLISSEURS DE

GLACES. — Nous trouvons dans les diverses opérations que comprend Tari de la verrerie trois causes principales de maladies : le dégagement de poussières siliceuses et minérales; le rayonnement d'une chaleur ardente; la manipulation de substances toxiques.

Le broyage et le blutage des matières premières qui doivent être employées sèches et très -divisées (silice, pierre calcaire, sel de potasse, sulfate de soude, charbon, débris de verre ou grésil, etc.); la pulvérisation et le tamisage de l'émeri destiné au polissage des glaces ; le travail mécanique des glaces (savonnage et polissage); la taille des verres et des cristaux ; la composition des mélanges, qui se fait à la batte ou à*la pelle, sont des opérations qui exposent par-dessus tout à l'absorption des poussières et à toutes ses conséquences.

Le travail des fours, la fonte, l'affinage et surtout l'écrémage des matières, le soufflage du verre, la coulée des glaces, mettent les ouvriers en présence d'un feu ardent dont le rayonnement provoque des sueurs abondantes et continues : « Tout ce que les ouvriers verriers ont à souffrir de leur métier, avait dit Ramazzini, vient du feu violent qu'ils emploient. » « Desséchés par l'ardeur du feu, ajoute Pâtissier, les verriers sont faibles, maigres et toujours dans un état comme fébrile. j>

Le mélange de l'acide arsénieux en poudre à la composition, pour en faciliter la fonte ; la préparation du minium qui entre dans la composition du cristal (sable très-fin 300 parties, minium 200 p., potasse 400 p., et grésil ou débris de cristal 300 à 500) ; le broyage et la pulvérisation des débris de cristal, la taille des cristaux; la fabrication des strass et des pierres fausses (strass coloré) ; celle des émaux, celle du verre mousseline, sont autant d'opérations

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