‹ Hygiène des sédentairesChapitre 24 sur 56 · DU CERVEAU · texte numérisé non relu

DU CERVEAU

(ou plus exactement des centres nerveux moteurs).

Automatisme et volonté.

L’origine, habituellement médiocre ou mauvaise, des individus qui se destinent aux travaux de l’esprit, les conditions hygiéniques déplorables dans lesquelles ils vivent pendant leur jeunesse, et l’absence, plus tard, d’un exercice physique suffisant ont fait considérer, partout et en tout temps, la culture du cerveau comme nui-

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sible à celle du musclé. A priori, cependant, un organisme ne saurait que gagner au développement de l’appareil chargé d’en régler et d’en rallier les diverses parties ; il doit obéir aux mêmes lois que les organismes collectifs, les nations, dont le gouvernement se renforce à mesure des progrès de la civilisation. En fait, l’observation la plus simple démontre qu’une certaine culture intellectuelle retentit très heureusement sur la santé, sur la beauté et sur la force.

Elle retentit sur la santé par un effet moral et par un effet physique. L’effet moral, c’est la quiétude d’un savoir bien assis et les joies inévitables d’une âme plus étendue; l’effet physique, c’est la nourriture intime (le trophisme) d’une innervation forte. A. Comte s’était tellement exagéré cette dernière influence, qu’il croyait l’homme très cultivé à l’abri de certains néoplasmes, communs chez les hommes vulgaires : l’avenir lui prouva le contraire.

Elle retentit sur la beauté, en modifiant les proportions des diverses parties du corps, l’étendue et la situation des réserves, la forme et le relief des muscles. On ne s’est guère occupé jusqu’ici que des changements survenus dans la face : ce sont les plus évidents, en effet, et même dans la rue, on ne confond pas habituellement un homme illettré et Un homme instruit. Mais le tronc et les membres ne sont pas rebelles à toute transformation, et il y a, selon moi, un corps distingué comme il y a une figure distinguée.

Je ne m’attarderai pas ici à le décrire. Je dirai seulement qu’il est plus beau, plus fin si l’on veut, que celui des athlètes de basse condition : Sandow, ancien étudiant en

médecine, peut être considéré comme un type de transition.

Elle retentit bien autrement encore sur les manifestations de la force. En athlétisme, le fait est surabondamment démontré : il y a toujours plus de ressource chez l’individu instruit que chez celui qui ne l’est pas. Sandow a même fondé sur l’intervention croissante de la volonté dans les actes musculaires, une méthode de culture physique qui donne des résultats extraordinaires. Je l’ai entendu soutenir qu’il n’y avait, entre lui et un forgeron ordinaire, qu’une simple différence de cerveau : « le forgeron frappe automatiquement le fer ; moi je lève ,des poids avec ma volonté », disait-il, compromettant ainsi, par une grosse exagération, une démonstration très séduisante.

A côté de cet exemple idéal de l’influence de l’âme sur le corps, je puis en citer d’autres plus bruts, plus nature en quelque sorte, et par cela même tout aussi démonstratifs. Demandez aux haltérophiles la différence qu’ils font entre deux athlètes des plus en renom, Apollon et Bonnes; et ils vous répondront invariablement, que le premier lève les poids avec ses muscles et le second avec son cerveau. Lorsque les premiers lutteurs turcs arrivèrent à Paris, Iousouf m’impressionna beaucoup ; je n’avais jamais vu un homme aussi naturellement fort. « Ce n’e^t pas seulement par la puissance de ses muscles qu’il s’élève au-dessus de ses compatriotes, me fit observer son barnum, c’est encore par son cerveau. 11 m’est arrivé souvent de le préparer à un effort énorme et à une lutte splendide, en lui parlant de l’adversaire qu’il aurait à combattre et du danger qu’il pouvait courir ». Qui ne se rappelle les invocations de Gulam, ce maître de la force dans le monde

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(en athlétisme). Pendant la semaine qui précéda sa rencontre avec Court-Derclli, alors champion de la Turquie, il sommait son adversaire de comparaître devant lui, tous les matins au réveil ; pendant la lutte, je le vis faire une prière. Mais aussi quelle ardeur, quelle vitesse et quelle précision dans le mouvement ! Et tout cela, malgré la douleur d’une épaule luxée dès la première prise, et la nécessité de lutter avec un seul bras. Du reste, les autres Hindous avaient absolument le même tempérament : ils ne tenaient pas sur leurs bancs pendant la lutte ; et ils sautaient de joie comme des enfants, quand l’un des leurs s’était assuré la victoire.

Dans le monde des travailleurs manuels, l’automatisme devrait triompher : à priori, c’est le garant d’une grande résistance. Et cependant, l’observation d’un grand nombre d’ouvriers très résistants prouve que les intellectuels sont, . ici encore, supérieurs aux autres. A la dernière course do coltinage de 100 kilomètres au sac de 100 kilos, l’un des hommes sur lesquels on comptait le plus, s’effondre subitement vers le 3e ou le 4e jour, j’en demande la raison à des individus très versés dans ce genre de travail, et ils me répondent, que pour triompher dans une pareille épreuve, il faut de la volonté autant que du muscle. Parmi les débardeurs de sable qui travaillent en Seine ou sur, le canal Saint-Martin, ceux qui arrivent à faire, à la grue 8 mètres cubes à l’heure, et à la brouette 26 mètres cubes par jour; ceux qui résistent le plus aux intempéries et à la privation momentanée de nourriture sont aussi, je ne dis pas les plus cultivés, car une grande volonté peut exister chez des illettrés, mais les plus nerveux, dans le sens que le peuple attache à ce mot.

Ce qui u l'ait considérer ici l’automatisme comme très supérieur à la volonté, c’est que l’on a toujours comparé un ouvrier habile à un intellectuel maladroit : naturellement que celui-ci se fatigue incomparablement plus vite que celui-là. On n’a jamais considéré qu’un esprit vif, une volonté ardente et soutenue, sont parfaitement compatibles avec une grande discipline musculaire. C’est là cependant ce qui fait la supériorité de l’ouvrier français sur l’ouvrier étranger, dans certains travaux. En général les Belges, les Allemands et les Italiens sont plus robustes que nous ; mais lorsque l’ouvrier français appuie son énergie nerveuse sur un fond de nourrissement suffisant, il apporte dans l’exécution du travail une virtuosité que les peuples précédents ne connaissent pas.

Vitesse et train.

En physiologie, ce n’est pas comme en mécanique : la signification du mot vitesse n’est pas univoque. 11 s’agit tantôt d’un mouvement sur place ou peu étendu, comme la boxe ou la lutte, et tantôt d’un déplacement considérable, comme la marche ou la course. Il est bien regrettable que nous n’ayons pas deux mots différents pour désigner deux aptitudes aussi différentes; j’en ai souvent cherché de simples et n’en ai point trouvés. A défaut, je réserverai l’expression vitesse à la première aptitude et j’appellerai train la seconde.

1° La vitesse tient à des conditions d’innervation et à des conditions de conformation extérieure : les premières priment naturellement les secondes.

Pour qu’un individu soit vite, il faut avant tout que

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l’ordre volontaire se transmette rapidement aux muscles. C’est, on peut dire, la forme prompte de la volonté. 11 existe, sous ce rapport, des différences énormes suivant les races et suivant les individus : les Japonais et les Hindous ont une rapidité de mouvements inconnue à la race blanche ; on voit chez nous, dans un combat de rue, des individus porter plusieurs coups avant que leur adversaire ait pu seulement se mettre en garde ; ce sont habituellement des gens très coléreux.

La seconde condition tient à la brièveté des rayons osseux ; à innervation égale, un coup de poing est d’autant plus vite donné que le bras est plus court et la main plus légère. Les lutteurs hindous réalisent idéalement cette conformation de vitesse : leurs bras et leurs jambes sont brefs et presque coniques ; chez les plus musclés d’entre eux, ils ressemblent à quatre pains de sucre, suivant la comparaison grossière, mais juste au fond, que faisait un homme du peuple.

Jamais personne n’a mesuré l’influence de l’éducation sur cette aptitude fondamentale ; mais il est permis do penser qu’elle doit être très grande. Ainsi, la pratique de la boxe doit augmenter la vitesse du coup de poing; la savate, celle du coup de pied; et la lutte, l’agilité générale. Malheureusement, il faut être dur pour bien boxer, brutal pour bien savater, et à la fois dur, brutal et très vigoureux pour bien lutter ; et les peuples spontanément tendres comme les Français, ne retireront jamais, de ces trois grands exercices de vitesse, qu’une bien faible partie de ce qu’ils sont capables de donner. (Je laisse de côté le jeu de vitesse bourgeois, Y escrime, parce qu’il ne s’adresse qu’à un groupe très spécial de muscles, et parce qu’il est

devenu rinsirument d’un règlement d’honneur que je condamne de la façon la plus absolue.)

2° Le train dépend du poids du sujet, de la grosseur relative des régions supérieure et inférieure du corps, des conditions de la rénovation du sang (hématose) et de la dépense nerveuse.

Quelle que soit sa vigueur, l’individu lourd ne peut soutenir une longue course : le travail qu’il exécute alors est trop considérable ; et l’on comprend que ce genre d’exercice soit recherché seulement des individus légers ; et aussi, que le but premier de l’entraînement soit une réduction du poids. D’allègement en allègement, les coureurs de fond en arrivent le plus souvent à un état de maigreur qui fait peine à voir ; leur état contraste singulièrement avec celui dos coureurs de vitesse, dont le genre d’efforts se rapproche un peu de ceux que nous avons examinés précédemment. C’est ce qui fait dire parfois, humoristiquement, que la course de fond est un exercice squelettique, tandis que la course do vitesse est un exercice athlétique.

La prédominance du bassin et des jambes sur les épaules et les bras, spécialise la réduction do la masse : le coureur conserve seulement les muscles nécessaires au déplacement. Si les pectoraux étaient, comme tout le monde le croit, des muscles normalement inspirateurs, leur atrophie serait incompréhensible ; mais ils n’interviennent que pour maintenir le haut-thorax, en temps ordinaire, ou pour dilater excessivement la poitrine, lorsque l’essoufflement dépend plus de l’afflux du sang vers le cœur que de l’insuffisance de l’hématose, comme dans la course de 100 mètres par exemple. Le coureur de

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fond, lui, respire presque uniquement par son diaphragme, c’est-à-dire par cette grande calotte musculaire et tendineuse qui coiffe les viscères digestifs et les sépare du poumon et du cœur. En se contractant, il augmente tous les diamètres de la poitrine : le diamètre vertical par son abaissement direct, et les deux autres par le refoulement des viscères vers les côtes les plus mobiles.

En dehors de ce mode de respiration, une des conditions importantes de la rénovation du sang réside dans la forme du cœur, des vaisseaux et des réservoirs sanguins.

Le cœur doit être plutôt long que large, mince en ses cavités et épais en ses parois ; les vaisseaux périphériques développés en un réseau admirable, et les glandes vasculaires sanguines difficiles à détendre, la rate surtout.

Enfin, dans les courses très longues, que j’appellerai courses jolies, tellement elles sont au-dessus de nos moyens naturels ou même artificiellement acquis, comme celle do Marathon par exemple, l’élément nerveux intervient à son tour et domine la scène : tous ceux dont l’énergie nerveuse s’épuise très vite en arrivent aux crampes redoutées et à la défaillance.

Force et résistance.

La force elle-même présente deux modalités bien différentes, suivant les rapports de son intensité et de sa durée : l’effort peut être violent et bref, ou modéré et soutenu. On oppose habituellement l’ouvrier à l’athlète à ce point de vue, et les divergences sont alors si grandes qu’elles frappent les moins prévenus ; mais j’ai seulement en vue, dans ce paragraphe, la force cultivée.

Il su lli t de comparer un lutteur turc à un hercule occidental (leveur de poids), pour se convaincre qu’il peut exister entre deux athlètes de grandes diiïérences de forme et de grandes différences de fond. Le Turc a des membres longs ; même en action, il ne présente pas de bosselures bien manifestes : ses efforts sont soutenus, prolongés. L’Occidental a les formes courtes ; ses muscles, contractés à fond, se détachent complètement des parties environnantes : l’effort est discontinu, bref. Entre ces deux types extrêmes, on trouve tous les intermédiaires : le lutteur d’Occident se rapproche tout autant du lutteur turc que de l’hercule de son pays ; et cette particularité nous avertit que les différences morphologiques et fonctionnelles signalées ci-dessus ne tiennent pas uniquement à la race : le genre d’effort y est pour beaucoup.

Toutes les fois qu’un muscle est sollicité à se contracter brusquement et énergiquement, il subit une sorte d’hypertrophie que les hommes de sport appellent congestion (athlète-professeur Lacreusc). Il faut croire cependant que cette augmentation de volume n’est pas due uniquement à un afflux sanguin, car elle ne disparaît pas complètement par le repos ; c’est même ce qui permet d’obtenir, par la répétition de ce genre de mouvement, une énorme musculature : la méthode d’exercitation volontaire dont je parlerai plus loin, n’a pas d’autre base.

! Mais à mesure qu’il grossit, le muscle devient plus fatigable ; et tel individu qui faisait cinquante fois le même mouvement aux petits haltères, ne peut plus en faire que trente. Peut-être même que l’énergie totale de l’individu tend, elle aussi, à se manifester sous cette forme explosive et que, si l’on n’y prend garde, la vieillesse ne

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succède brusquement à l’âge mûr. Nous le savons déjà pour les « leveurs de poids »; nous le saurons, dans un avenir prochain, pour tous ceux qui pratiquent Vexercitation volontaire : il faut pour cela attendre l’âge de la déchéance.

La volonté n’intervient pas seule dans ces modifications de forme et de structure ; sans cela, il n’y aurait pas lieu de distraire ce paragraphe du précédent : le genre d’exercice a aussi sa part d’influence. A ce point de vue, il faut distinguer l’effort statique (sans mouvement) de l’effort dynamique (avec déplacement de la résistance).

L’effort statique a lieu le muscle allongé et les aponévroses fortement tendues. Toute congestion est donc impossible, que cette congestion provienne d’un afflux de lymphe et de sang, ou qu’elle résulte d’un élargissement des fibrilles musculaires elles-mêmes, ce que j’admettrais plus volontiers. Par sa durée et par sa répétition, ce genre d’effort amène un développement énorme de la partie conjonctive du muscle, comme on le voit dans les membres des animaux quadrupèdes qui se couchent le moins ou qui ne se couchent pas du tout. Ainsi se réalise, chez l’homme, la musculature en nerfs de bœuf, suivant l’expression populaire, qu’on ne rencontre guère que chez une catégorie d’ouvriers mulassiers.

L’effort dynamique a une influence bien différente suivant qu’il a lieu membre déployé ou membre raccourci. Dans le premier cas, le muscle est assez fortement bridé pour résister à l’hypertrophie; dans le second, il est assez libre dans ses enveloppes pour lui obéir. L’exercitation yolontaire agit ici plus énergiquement que la levée d’hal-

tères lourds, parce qu’elle permet un effort très intense au moment où le muscle, à bout de sa course, flotte pour ainsi dire dans sa chemise. On peut même pratiquer à ce moment une contraction brusque, une sorte de battement , dont j’ai constaté pour ma part la grande influence trophique : j’y reviendrai à propos des exercices de chambre sans appareil et sans haltère.

Les considérations qui précèdent nous expliquent la conformation un peu spéciale des lutteurs : ce sont les athlètes qui exécutent les plus longs efforts statiques et parfois aussi, dans la lutte turque principalement, les efforts dynamiques les plus étendus. Elle nous rend compte aussi de la réduction dans la musculature des bras qui accompagne les* premières leçons de boxe anglaise : les coups directs ne portent bien que si l’effort est donné au moment de l’extension complète du bras.

Sédentaires et travailleurs.

C’est une bien grave erreur pour les sédentaires, de croire qu’ils doivent ressembler aux ouvriers, et pour les les ouvriers, qu’ils doivent ressembler aux sédentaires. Toutes les fois que des travailleurs ont voulu acquérir la force violente des bourgeois, ils y ont laissé leur santé et quelquefois leur vie : ce fut le sort de presque tous ceux qui vinrent s’exercer aux poids lourds, chez le docteur-athlète de Rouhet. Et de même, toutes les fois que les bourgeois ont voulu imiter les travailleurs manuels, ils se sont exposés à des accidents graves que leur évolution lente permettait heureusement de conjurer, dans la plupart des cas. Qui n’a vu, dans la banlieue des grandes

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villes, des hommes cle bureau tomber dans un mauvais état organique, pour avoir voulu jardiner à la façon des ouvriers longuement initiés à ce métier ! Les hommes de sport eux-mêmes ne sauraient avoir, de ce côté, aucune prétention ; j’en ai connu de renommés pour leur résistance, que le moindre travail de pioche, de pelle ou de bêche réduisait pourtant à rien.

C’est que la force de l’ouvrier ne tient pas seulement aux particularités d’organisation et de fonctionnement de ses muscles et de ses nerfs, mais encore et surtout à la puissance de son intestin. Tandis que l’homme de sport marche et doit marcher avec le repas de la veille (Tissié), il serait plus exact de dire avec ses réserves, l’ouvrier Lire principalement son énergie du dernier repas : il travaille pour ainsi dire sur sa digestion.

Son émonction doit être plus assurée que celle du bourgeois, les poisons engendrés par le travail musculaire venant s’ajouter à ceux qui proviennent du tube digestif ou des tissus. Ainsi la sueur est facile, les urines et les fèces abondantes. Il n’est pas rare de trouver des ouvriers très endurants qui se lèvent deux fois par nuit pour uriner, quand ils se reposent, une fois quand ils travaillent moyennement, et pas du tout lors d’un fort travail ; et malgré cette réduction progressive de la diurèse, l’urine émise loin des repas reste claire comme de l’eau de roche, suivant leur propre expression. Prenez au contraire un sédentaire dont les urines sont rares et forcément colorées ; il est à la limite de V intoxication, et le moindre travail manuel, la moindre fatigue mettront son émonction en défaut.

Serait-il naturellement vigoureux, contrairement à ce

qu’indique le choix de sa profession, qu’il ne devrait pas s’imposer le labeur organique énorme des ouvriers manuels ; il y perdrait la souplesse et la beauté du corps, la sensibilité et la vivacité de l’âme, en même temps qu’il devrait y consacrer la plus grande partie de son énergie native. Je me suis déjà expliqué sur ces différences fonda* mentales, et si j’y reviens ici c’est parce qu’elles sont uni* versellement méconnues.

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