‹ Hygiène des sédentairesChapitre 33 sur 56 · IL — MOUVEMENTS D’ENSEMBLE · texte numérisé non relu

IL — MOUVEMENTS D’ENSEMBLE

1° Exécuter ensemble les deux mouvements du troisième doublet.

2° Exécuter le premier mouvement du deuxième doublet, les jambes très écartées et avec un fort balancement du corps et des bras : les jambes fléchissent un peu à chaque mouvement.

3° Se dresser sur la pointe des pieds en même temps qu’on lève les bras horizontalement, poings au contact ; puis, ouvrir brusquement les bras en arrière, de façon qu’ils arrivent au bout de leur course au moment précis où le corps est sur la pointe des orteils. Cet exercice m’a été indiqué par le boxeur américain O’Brien, qui le pratique avec une virtuosité remarquable.

4° Exercice inverse du précédent : on porte les bras fortement en avant, pendant qu’on rejette le corps en arrière en levant la pointe des pieds. Une dizaine de mouvements suffisent ; les muscles antéro-externes de la jambe ne sont pas habitués aux contractions à fond, et ils.se courbaturent très vite quand on les leur demande.

5° Se mettre en garde sur chaque pied alternativement, et exécuter, une fois l’ouverture des bras du numéro précédent, et une fois leur soulèvement direct au-dessus de la tête. Lacreuse recommande beaucoup cet exercice

HYGIÈNE DES SEDENTALRES

pour le développement de la poitrine en largeur et en hauteur.

6° Les jambes étant écartées et un peu fléchies, donner des coups de poing, à droite avec le bras gauche, et à gauche avec le bras droit : les pieds

sont immobiles et le tronc pivote autour des reins.

C’est même ce pivotement qui donne à cet exercice son charme et son utilité.

7° Se mettre en garde allongée et lancer des coups de poing : 1° de chaque bras alternativement (fîg. 53); 2 des deux bras à la fois ; puis se rejeter en arrière, la jambe gauche tendue, et répéter les mêmes mouvements.

Dans les deux cas on peut frapper un peu vite en terminant, pistonner comme disent les boxeurs.

Fig. 53.

8° T. es jambes écartées, relever les bras l’un après l’autre en se tournant du côté de celui qui se lève, et en regardant le poing (fig. 54).

Fig. 54

9° Incliner le tronc à droite et à gauche en fléchissant le bras du côté opposé (fig. 55).

10° Même position. Faire un quart dé rotation avec le bras mi-fléchi, pendant que la face se porte du côté opposé: l’épaule étant fortement relevée , certains muscles du cou se contractent à fond. Cet exercice m’a été indiqué par Gérardy ; il développe étonnamment le cou (lig. 56).

11° Lever un bras très haut en arrière pendant quel’autre, mi-fléchi, se porte autant que possible du même côté, et rabattre vigoureusement comme si l’on voulait jeter quelqu’un à terre.

Fig. 55.

Exercice respiratoire final.

Se courber un peu en avant, rapprocher les épaules, h s porter aussi bas que possible, et expirer profondé-

Fig. 5G. — (Gérardy).

ment, de façon à vider le sommet des poumons; se redresser ensuite peu à peu et aspirer longuement, de façon à appeler dans le poumon la quantité d’air maximum. On peut compter, comme les Américains, ou respirer bruyamment, comme l’enseigne l’instructeur Rodolphe. En tout cas il faut être sobre de cet exercice, un peu dur pour les poumons et très calorifique.

Départ, fig. 57.

Arrivée, fig. 58.

Je ne puis assigner une durée et rigoureusement même un moment, aux exercices de volonté. En général, il vaut mieux y apporter une grande énergie qu’en faire beaucoup ; on les exécute avant, pendant ou après les autres exercices, quand on sent que les muscles se décongestionnent.

Des battements.

Dans le domaine de l’action musculaire simple, qui m’occupe spécialement ici, comme dans les créations les plus élevées, quand une idée est mûre,- elle surgit en même temps chez plusieurs individus. Ainsi, en ces dernières années, des athlètes de conditions et de pays bien différents ont introduit spontanément dans leurs exercices l’usage des secousses ou battements. J’appelle ainsi des contractions musculaires brusques, avec léger va-et-vient des rayons des membres ou de la portion du corps en mouvement. On peut les pratiquer à un moment quelconque de la flexion, de l’extension ou de la rotation ; mais ils sont utiles surtout au commep-

DE I.’EXEnCICE

cernent et à la fin, aux moments critiques de la contraction, comme je l’expliquerai dans le chapitre suivant.

Les battements engendrent une hypertrophie muscu-

Fig. 57. Fig. 58.

culaire, une congestion disent les praticiens, qu’aucun autre genre d’exercice ne saurait donner au même degré ; mais ils fatiguent et ils épuisent vite : on ne doit donc en user qu’avec modération. Certains doublets y prêtent d’une façon particulière. Ainsi, quand on se redresse sur

la pointe des pieds, tout en rejetant vivement les liras en arrière, un battement arrière donne la sensation d’une contraction très énergique des muscles du dos. Je ne serais pas étonné que l’excitation volontaire se modifiât peu à peu chez les athlètes avides de gros muscles, de façon à comporter un battement initial et un battement final, presque à chaque mouvement.

Page 1